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Disparue des Gambier: les recherches arrêtées



RIKITEA, le 15 Août 2018-Les recherches se sont poursuivies toute la journée du 15 août aux Gambier pour tenter de retrouver une quinquagénaire disparue en mer depuis dimanche après avoir quitté l’îlot de Tarauru roa pour rejoindre Rikitea. Malgré une forte mobilisation des équipes de secours et de la population, elles sont restées vaines. Le Haut-commissaire de la République a décidé d'interrompre les recherches à 16 heures ce mercredi.

Alarmés par la disparition d’une quinquagénaire, ses proches ont tout d’abord tenté de la retrouver par leurs propres moyens dimanche soir. Ce n’est que lundi matin qu’ils ont alerté le Centre de coordination de sauvetage aéromaritime (JRCC) de Papeete, cette première tentative étant restée vaine. Au centre du JRCC, on regrette que l’alerte ait été donnée si tardivement. « Nous aurions pu mettre une dispositif beaucoup plus lourd en place si nous avions été prévenus plus tôt, d’autant que pendant les deux premiers jours la météo était plus clémente, » nous explique-t’on. "mais cela ne veut pas dire pour autant que nous l’aurions retrouvée… "

Un avion Gardian a été immédiatement dépêché sur zone où il a passé l’après-midi de lundi à ratisser un périmètre de plus de 50 nautiques autour de Rikitea. Les recherches ont repris tôt mardi matin sur la base d'un dispositif coordonné avec six embarcations en mer et l'aéronef de la Marine nationale.









Les pêcheurs solidaires

Le modèle d'embarcation à bord duquel la disparue a été vue pour la dernière fois, dimanche.
Le modèle d'embarcation à bord duquel la disparue a été vue pour la dernière fois, dimanche.
Mais sur place, une bonne partie de la population est alarmée par la disparition de cette femme d'une cinquantaine d'années "très favorablement connue de tous", comme nous l’explique Yves, un ami. "Tous ceux qui ont un bateau équipé d’une VHF sont en mer, hors lagon, pour les recherches. Et personne ne calcule à la dépense de carburant, explique cet habitant de Rikitea qui estime qu’une trentaine d’embarcations participaient en réalité aux opérations de recherche, mardi. "Les motu environnant sont fouillés" , commente-t-il aussi. Il n’est pas exclu en effet que la disparue ait pu, pour une raison indéfinie, se réfugier sur l’un des nombreux motu ou îlots qui encerclent l'île de Mangareva, aux Gambier. 

Un grand vent soufflait dimanche sur l'archipel. Personne ne peut affirmer sur place que l’embarcation de 5 mètres empruntée par la disparue disposait de suffisamment de carburant pour lui permettre de franchir le bras de lagon de 4 kilomètres qui sépare la ferme perlière familiale, sur le motu Tarauru roa, du village de Rikitea, où la quinquagénaire déclarait vouloir se rendre dimanche après-midi.


Mercredi 16 heures: les recherches sont abandonnées

Le motu Tarauru roa, aux Gambier, où la quinquagénaire disparue a été vue pour la dernière fois dimanche, avant de prendre la mer.
Le motu Tarauru roa, aux Gambier, où la quinquagénaire disparue a été vue pour la dernière fois dimanche, avant de prendre la mer.
Mercredi, jour de l'Assomption, toujours aucune trace de Tina Sichoix, ni de sa légère embarcation, une barque blanche dotée d'un liseret bleu. . Du coté de la population, un habitant se dit surpris que le maire ait pris la décision d’accompagner la procession du 15 août en l’honneur de la Saint vierge à Akamaru en dépit de la situation de crise. « Il n’y a pas de VHF la-bas, il n’est pas joignable! » déplore-t’il. Pour les paroissiens, cette procession est au contraire une façon de prier pour maintenir l’espoir de ramener la disparue.

Du côte des secours, les recherches ont repris pour se poursuivre toute la journée. L’avion Gardian et trois navires de pêche sillonnant le large de l’archipel pendant que les plus petits bateaux scrutaient l’intérieur du lagon. « les conditions météo se dégradent et les espoirs s’amenuisent, » estimait-on au QG du JRCC en milieu de journée. "Mais nous poursuivrons les recherches tant que le Haut-commissaire n’aura pas donné l’ordre d’arrêter le dispositif."

A 16 heures, mercredi, le Haut-commissaire de la république René Bidal a finalement décidé d'interrompre les recherches.

Les précautions à prendre avant de partir en mer

1. Un téléphone portable peut être utile pour avertir les secours, mais ne devrait pas être considéré comme un moyen de communication suffisant. Passés quelques milles nautiques, les téléphones portables deviennent en effet inutilisables car hors portée réseau. Le navire ne pourra donc se signaler auprès des secours que si sa route ou sa dérive croise à nouveau celle d’une île. 

2. La VHF, à l’inverse, permet de se signaler auprès de tout navire présent dans le secteur et veillant le canal 16, ainsi qu’auprès des moyens de secours dépêchés sur place. Certains de ces moyens disposent en outre de la capacité de localiser le navire par radiogoniométrie. 
Le JRCC rappelle par ailleurs qu’il effectue, dans l’archipel de la Société, une veille VHF permanente sur le canal 16. Cette veille comporte quelques zones de masquage (notamment sur la côte ouest de Tahiti et en presqu’île), mais permet dans nombre de cas de se signaler directement auprès du JRCC. 
Il est donc recommandé à tout navire se trouvant en difficulté ou s’estimant perdu de régler sa VHF sur le canal 16, d’y effectuer des appels réguliers et d’entretenir une veille permanente sur ce canal. 

3. A défaut de parvenir à se signaler par téléphone ou par VHF, l’activation d’une balise de détresse garantit une transmission effective de l’alerte au JRCC (signal détecté par des satellites couvrant l’intégralité de la zone). Cette balise doit avoir été enregistrée lors de son achat, de manière à ce que son propriétaire puisse être immédiatement identifié. 
4. Un compas magnétique ne permet pas toujours à un navire désorienté et ayant perdu de vue les côtes (grains, distance ou tombée de la nuit) de retrouver sa route. Un GPS, à l’inverse, offre cette garantie. 

5. La vérification avant départ du matériel de sécurité et de navigation est importante.Mieux vaut différer de quelques instants l’appareillage plutôt que de se trouver en panne au large, sans moyen de communiquer sa position ou d’attirer l’attention des moyens de secours dépêchés sur place.

Rédigé par () le Jeudi 16 Août 2018 à 03:04 | Lu 1812 fois






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