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Deux ans après le tsunami, les Samoa et Tonga se souviennent



Deux ans après le tsunami, les Samoa et Tonga se souviennent
APIA, vendredi 30 septembre 2011 (Flash d’Océanie) – Deux ans après le tsunami qui avait frappé le 30 septembre 2009 les deux Samoa (américaines et indépendante) ainsi que les îles du Nord de Tonga, des cérémonies en mémoire des quelque 186 victimes ont début, vendredi.
Avec en toile de fonds la poursuite et quelquefois l’achèvement de travaux d’installation de dispositifs permettant aux populations d’être mieux préparées en cas de catastrophes similaires à venir.
Dans les capitales Apia (Samoa), Pago-Pago (territoire des Samoa américaines) et Nuku’alofa (Tonga), les cérémonies ont débuté vendredi, en mode religieux et de prières œcuméniques, afin de marquer ce second anniversaire de la tragédie, qui avait début par deux séismes sous-marins quasi-simultanés (de magnitude dépassant la gradation huit sur l’échelle d Richter) juste au Sud d’Apia.
Ces séismes avaient généré une lame de fond qui était venu engloutir une bonne partie du Sud de l’île principale de Samoa, ainsi que celle, voisine des Samoa américaines.
Les îles du Nord de Tonga avaient aussi été durement touchées.
Le bilan avait été le plus lourd dans les alentours d’Apia, avec au total plus de 140 victimes.
34 autres avaient trouvé la mort aux Samoa américaines et neuf autres dans les îles du Nord de Tonga.
Les dégâts matériels avaient aussi été conséquents, avec un demi-millier de bâtiments détruits, notamment sur l’île principale samoane d’Upolu, jusqu’ici réputée pour son secteur touristiques florissant.
Cette catastrophe naturelle avait déclenché un dispositif régional d’aide humanitaire, avec comme participants les armées française, australienne, néo-zélandaise (dans le cadre de leur accord « FRANZ » en vigueur depuis fin 1992 en matière de coordination d’assistance post-catastrophes naturelles) et, pour les Samoa américaines, les forces américaines.
Depuis, alors que les populations sont encore quelquefois encore traumatisées par la tragédie, plusieurs fonds d’urgence ont été mobilisés au bénéfice des populations touchées, dans le but premier de reconstruire et d’aider à court terme les plus démunis, mais aussi, à moyen terme, de mettre en place ou de compléter les systèmes d’alerte et de sensibilisation des populations.
Ce second anniversaire, aux Samoa américaines, sera ainsi l’occasion d’inaugurer une nouvelle tranche du projet de réseau d’alerte par sirènes, qui est composé de près d’une cinquantaine d’unités réparties dans tout l’archipel.
Ce projet, financé par les fonds fédéraux américains du département de la sécurité intérieure, devrait faire l’objet, au cours des semaines à venir, de plusieurs essais grandeur nature, avec dissémination de messages à la fois en Anglais et en Samoan.
Le système est censé se déclencher à partir d’un séisme de magnitude supérieure à 7,5 sur l’échelle de Richter.
En amont, le projet prévoit aussi une série de campagnes d’information et de sensibilisation à l’attention des populations, afin de faire passer les messages essentiels de comportement à adopter en cas d’alerte.
Parallèlement, un autre projet à vocation régionale (il concerne huit pays au total) est mené depuis plusieurs mois par l’institut géophysique néo-zélandais GNS Science, sur financement conjoint de la Banque Asiatique de Développement (ADB) et de la Banque Mondiale.
Il se décompose en deux phases : d’abord un état des lieux concernant les principaux bâtiments et infrastructures, avec l’aide de technologies comme le GPS, pour déterminer les endroits les plus sensibles potentiellement à un séisme, un cyclone ou un tsunami de grande ampleur.
La seconde phase du projet consiste à élaborer, pour chaque pays ou territoire considéré, les chemins les plus rapides, les plus efficaces et les plus sûrs pour la population, en cas de nécessité de se mettre à l’abri.
À Fidji, cette semaine aussi, le gouvernement local a annoncé qu’il venait de mettre la dernière main à son plan national de réponse à un tsunami.
Ce plan comprend aussi une série d’itinéraires que la population devra emprunter en cas d’alerte, a précisé le Colonel Inia Seruiratu, directeur de cabinet au département de la gestion des catastrophes naturelles.

pad

Rédigé par PAD le Vendredi 30 Septembre 2011 à 06:12 | Lu 549 fois





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