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Des inscriptions de la seconde chance pour lutter contre le décrochage scolaire



PIRAE, 23 août 2016 - La direction générale de l’Education organisait hier à Pirae une réunion d’information à l’attention de 130 collégiens et lycéens n’ayant toujours pas d’affectation scolaire pour l’année 2016-2017.

Une centaine de jeunes accompagnés de leurs parents étaient présents, mardi matin, à la réunion d'information des élèves n'étant pas inscrits pour la rentrée scolaire 2016-2017. La réunion organisée par le service d'information et d'orientation de la direction générale de l'éducation et des enseignements, à Pirae, s'adressait aux enfants "n'ayant pas obtenu d'affectation à la fin de l'année scolaire l'an dernier."

Différents types de jeunes étaient présents : des élèves décrocheurs ; de mauvais élèves ; mais aussi des élèves n'ayant pas obtenu leurs vœux d'affectation. "Si vous êtes venus, aujourd'hui, c'est que vous voulez que vos enfants restent scolarisés et je vous remercie de votre présence. Ce matin nous allons faire en sorte de trouver une solution pour que votre enfant puisse continuer à faire ses études" a déclaré la ministre de l'Éducation, Nicole Sanquer, à l'auditoire. "Nous vous donnons une seconde chance pour réussir vos études, mais c'est à vous de la saisir cette chance", a-t-elle ajouté.
Le service d'information et d'orientation s’occupe notamment des jeunes sans affectation de plus de 16 ans, essentiellement sortant de 3ème mais aussi en réorientation de 2nde générale et technologique, ou sortant de lycée. Le recensement de ces jeunes a été fait en sollicitant les établissements scolaires et en répertoriant les jeunes qui se sont présentés spontanément au CIO.

"Fin juin nous étions à presque 200 élèves de troisième qui n'avaient pas de solution. Aujourd'hui, suivant nos statistiques, nous avons environ 75 élèves de troisième sans affectation, 42 élèves demandent une réorientation, qui ne veulent pas poursuivre sur cette voie-là et nous avons recensé que 13 jeunes qui souhaiteraient reprendre l'école", indique la ministre. Un recueil des places vacantes a été organisé auprès des lycées publics afin qu’elles puissent être proposées à ces jeunes. Le ministère a recensé 98 places vacantes dans les établissements publics. Afin d’être réorientés au mieux, les jeunes sont passés devant un des dix conseillers d'orientation présents mardi matin.

Les classes de la seconde chance (CSC) seront proposées aux élèves qui ont eu une scolarité en lycée sans la mener à son terme. Il s’agit de les aider à réintégrer un cursus lycéen, mais en leur proposant un parcours composé en fonction de leurs besoins. Cette année 80 places sont ouvertes. "Depuis l'année dernière pour ceux qui veulent reprendre l'école, nous proposons une école de la deuxième chance pour ces élèves qui ont décroché. L'année dernière nous avions prévu 25 élèves et nous en avons finalement eu 80. Nous avons mis les moyens nécessaires pour pouvoir les accueillir et on peut dire que lors de cette année à l'école de la deuxième chance nous leur avons appris à revivre en société, c’est-à-dire à se lever le matin, à s'habiller, à parler : il y a plusieurs activités qui leur redonne envie de continuer leurs études, mais surtout de vivre en société", conclut Nicole Sanquer. Les élèves qui s'inscriront à l'école de la seconde chance pourront bénéficier d'une aide pour le transport scolaire ainsi qu'une aide pour le repas du midi.
Toutes les personnes présentes mardi matin devraient avoir une réponse pour leur avenir scolaire d'ici la fin de la semaine.

Nicole Sanquer, "les parents se sentent de plus en plus concernés par l'avenir de leurs enfants"


Quand est-ce que vous détectez les jeunes non inscrit pour l'année scolaire suivante ?

Nicole Sanquer : On se rend compte dès la fin du mois de juin qu'un certain nombre d'élèves n'ont pas obtenu l'affectation qu'ils désiraient. Chaque élève en troisième fait trois vœux d'orientation. Le système d'orientation est informatisé. Ce sont les établissements qui entrent les vœux et après c'est au mérite, avec des bonus, un soutien de l'établissement. Une fois que toute cette partie informatique et logistique est terminée, nous avons la liste de tous les élèves qui ne sont pas affectés.
Dès le mois de juin, mon conseiller d'orientation, M. Attal, m'avait interpellée sur à peu près 200 à 250 élèves non affectés. Nous attendons la rentrée parce que certains élèves décident de s'inscrire dans le privé, donc des places se libèrent. Après comptage de toutes les places vacantes dans nos établissements, nous invitons toutes les familles à venir
.

Vous avez dit être en discussion avec le secteur privé pour recenser le nombre de places disponibles. Combien de places cela représente-t-il ?

Nicole Sanquer : Je n'ai pas le chiffre exact. Mais j'ai eu un entretien avec la direction de l'enseignement catholique qui me signalait qu'au lycée Saint-Joseph de Faa'a, ils n'avaient pas fait le plein pour toutes les sections du CAP, par exemple. Cela m'intéresse, parce que de mon côté au niveau de l'enseignement public j'ai fait le plein sur la voie professionnelle. Beaucoup de ceux qui n'ont pas d'affectation en juin sont des élèves qui ont demandé à suivre un cursus dans une voie professionnelle spécifique.

Quelles sont ces filières ?

Nicole Sanquer : Aujourd'hui, l'établissement le plus demandé est le lycée hôtelier. Les demandes concernent toutes les formations dispensées du CAP au BTS. J'ai dû gérer des élèves avec mention au Bac qui n'ont pas obtenu de place en BTS. C'est pourquoi dans le chemin directeur des formations nous travaillons à développer les formations post-bac pour proposer plus de formations aux élèves issus du lycée professionnel.
Vous invitez les parents à ne pas s'inquiéter si leurs enfants venaient à être affectés dans le privé, parce que certains frais seront pris en charge.
Le coût de la scolarité dans le privé est plus élevé que dans le public, mais là encore je rencontre l'enseignement catholique pour essayer de voir comment je peux apporter une aide financière aux familles qui le demanderait. Le but est de faire que le coût ne soit pas un obstacle à la poursuite des études. Nous sommes en train de monter un dispositif d'aide aux familles dans ce cadre-là. Certains de nos élèves doivent partir avant le bac parce que la formation qu'ils désirent n'existe pas ici, et ces familles ne sont pas aidées. Nous sommes donc en train de créer un nouveau dispositif pour cela. Je pense notamment aux élèves qui doivent s'expatrier pour un cursus de sports études, par exemple
.

Vous parliez de l'école de la seconde chance, combien de place il y a-t-il cette année ?

Nicole Sanquer : L'année dernière nous avions ouvert 25 places, nous avons finalement reçu 80 personnes. Ce dispositif s'adresse vraiment aux décrocheurs, à ceux qui ont perdu l'habitude d'aller à l'école. Cette année il y 80 places ouvertes.
Nous voulons proposer une solution. Nous avons un bilan positif puisque tous ceux qui ont suivi ce cours l'année dernière ont pu être réintroduits dans le cursus scolaire normal cette année.

Rédigé par Marie Caroline Carrère le Mardi 23 Août 2016 à 14:00 | Lu 3343 fois






1.Posté par Moerani le 23/08/2016 20:17 (depuis mobile) | Alerter
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Bsr je souhaiterais savoir savoir qui peux bénéficier de se style de formation. Merci

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