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Des "gilets jaunes" moins nombreux ciblent les autoroutes et les dépôts de carburant



Paris, France | AFP | lundi 19/11/2018 - "Nous aussi on tient le cap!": une partie des "gilets jaunes" a décidé lundi de poursuivre les opérations de blocage pour une troisième journée ciblant principalement des autoroutes mais aussi des dépôts pétroliers, alors que le gouvernement se montre inflexible face à la grogne.

La mobilisation "n'a évidemment pas la même ampleur que samedi", a relevé sur CNews le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez.
Quelque 13.000 personnes étaient rassemblées lundi matin sur 358 sites, selon la police, loin des 290.000 manifestants comptabilisés samedi sur plus de 2.000 sites par le ministère. Au total, 315 personnes ont été interpellées et 183 placées en garde à vue pendant le week-end, qui a fait un mort et 511 blessés dont 17 graves.
Droite et gauche ont critiqué un Premier ministre jugé inflexible après son interview sur France 2, la veille, au cours de laquelle Edouard Philippe a assuré qu'il tiendrait "le cap" même s'il a dit avoir entendu la "colère" et la "souffrance" des manifestants. 
"Nous aussi on tient le cap et ça va durer!", lance Kevin Dujardin, sur un barrage à Calais. "Je gagne 500 euros, comment voulez-vous que je vive avec ça ? Avec ce que je gagne, je ne peux me permettre qu'un repas par jour", lâche Jean-Luc, ouvrier de 57 ans.
Outre les péages, stations-service et autoroutes, les "gilets jaunes" ont ciblé lundi plusieurs dépôts pétroliers, notamment à Port-la-Nouvelle (Aude), Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), Frontignan (Hérault), Portes-lès-Valence (Drôme) et Valenciennes (Nord), dont les sites étaient sur le point d'être débloqués, selon la police.
"Je fais 90 km tous les jours et ma femme ne travaille pas. On vit avec mon seul salaire. On dépense 150 euros d'essence par mois, ça devient insoutenable", a confié Fabien, près du dépôt de Fos.
A Vern-sur-Seiche, près de Rennes, aucun camion ne pouvait accéder au dépôt dont les accès étaient perturbés par une dizaine de "gilets jaunes". 
A l'initiative de ce mouvement protéiforme et sans leader identifié on trouve des membres de la société civile qui ont appelé sur les réseaux sociaux à des actions contre la hausse du prix des carburants.
Les motifs de griefs se sont ensuite élargis à une dénonciation plus globale de la politique du gouvernement en matière de taxation et de la baisse du pouvoir d'achat.
Deux appels à manifester "à pied, à cheval ou en voiture" pour "bloquer" Paris samedi 24 novembre étaient lundi largement relayés sur Facebook. L'un émane de Frank Buhler, l'un des initiateurs du mouvement et responsable dans le Tarn-et-Garonne de Debout la France de Nicolas Dupont-Aignan. L'autre vient d'Eric Drouet, de Melun (Seine-et-Marne), dont la page intitulée "Acte 2 Toute la France à Paris", appelle à se rassembler samedi sur la place de la Concorde.

- "Totalitarisme" -

Policiers et gendarmes s'employaient à disperser les barrages filtrants et opérations escargots qui persistaient dans la plupart des régions de France.
Au péage de Villefranche-sur-Saône-Limas, sur l'A6 dans le sens Lyon-Paris, le barrage a été allégé.
A Bordeaux, le pont d'Aquitaine, bloqué depuis ce week-end, a été évacué dans le calme, a constaté l'AFP. Sur l'A10, le péage de Virsac a été libéré. 
A Boulogne-sur-Mer, les manifestants qui bloquaient le port ont été délogés, selon un correspondant de l'AFP. 
Ailleurs, des axes étaient toujours perturbés, notamment en Seine-Maritime et dans la Sarthe entre Le Mans et Orléans où une opération escargot de tracteurs était en cours, selon un photographe de l'AFP. 
Dans les Côtes d'Armor, les manifestants ont reçu le renfort "des forains, des pêcheurs et des chauffeurs routiers", selon un "gilet jaune".
Laurent Nuñez a rappelé que les forces de l'ordre devaient "intervenir à chaque fois que des axes structurants sont bloqués ou qu'il y a des violences", alors que plusieurs incidents ont à nouveau émaillé la nuit. 
A Calais, un automobiliste anglais et un chauffeur routier australien ont été placés en garde à vue après avoir touché des manifestants en forçant des barrages.
A Saint-Dizier (Haute-Marne), un camionneur a été interpellé par les gendarmes après avoir blessé un "gilet jaune", transporté à l'hôpital. A Livron-sur-Drôme (Drôme), un automobiliste a été interpellé après avoir tiré en l'air avec une arme à feu et percuté un manifestant, transporté à l'hôpital, selon la gendarmerie. Son véhicule a ensuite été incendié.
Le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger a dénoncé "une forme de totalitarisme" associée, selon lui, à certains comportements quand on est "obligé" d'être "d'accord avec ceux qui manifestent pour pouvoir passer".

le Lundi 19 Novembre 2018 à 03:39 | Lu 233 fois




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