Tahiti, le 20 janvier 2026 - Sil est de plus en plus difficile de faire valoir un CIMM en Polynésie française (Centre des intérêts matériels et moraux) pour les enseignants en poste au Fenua, barrés par les décisions du haut-commissariat dans un premier temps, puis souvent par le ministère de l’Éducation de Ronny Teriipaia dans un second, un autre CIMM est en souffrance, celui des gendarmes et des policiers polynésiens exerçants en métropole et désireux de venir exercer dans leur pays.
Aussi, mardi au Sénat, la sénatrice Lana Tetuanui a interrogé la ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur, Marie-Pierre Verdrenne, sur la question. “J’apprends que lors du dernier mouvement du personnel de la police, sur dix postes vacants, ouverts à une mutation en Polynésie française, seuls deux originaires ont pu obtenir satisfaction”, déplore la sénatrice à la tribune. “Ce n’est pas normal. Le critère du CIMM n’est que foutaise”, a-t-elle enfoncé alors, avec le ton qui la caractérise habituellement. “Quand serons-nous donc entendus pour qu’à compétence égale, nos compatriotes fonctionnaires polynésiens puissent être considérés comme prioritaires dans les mouvements de personnels ?”
Une question franche, souvent répétée à l’Assemblée nationale et au Sénat, qui n’a jusqu’alors jamais été prise totalement en considération par l’État. Une fois de plus, la réponse de la ministre sera partielle sur le sujet : “S’agissant d’abord de la gendarmerie, par principe, la mobilité outre-mer doit concilier la prise en compte des intérêts particuliers des militaires et l’intérêt général du service.” La ministre mettra aussi sur le billot la prise en compte des compétences et des états de services des personnels.
Concernant la police, la ministre fait alors état d’un “cadre précis et transparent”. Critères et barèmes de points sont alors évoqués pour justifier les mutations en Polynésie française.
Une non-réponse de la ministre sur la question donc que déplorera la sénatrice. “Il s’agit d’une alerte politique. La bureaucratie parisienne favorise les mutations de personnels expatriés au détriment de nos fonctionnaires ultramarins. Cela crée une frustration et une perte de confiance à l’égard de l’État.”
Aussi, mardi au Sénat, la sénatrice Lana Tetuanui a interrogé la ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur, Marie-Pierre Verdrenne, sur la question. “J’apprends que lors du dernier mouvement du personnel de la police, sur dix postes vacants, ouverts à une mutation en Polynésie française, seuls deux originaires ont pu obtenir satisfaction”, déplore la sénatrice à la tribune. “Ce n’est pas normal. Le critère du CIMM n’est que foutaise”, a-t-elle enfoncé alors, avec le ton qui la caractérise habituellement. “Quand serons-nous donc entendus pour qu’à compétence égale, nos compatriotes fonctionnaires polynésiens puissent être considérés comme prioritaires dans les mouvements de personnels ?”
Une question franche, souvent répétée à l’Assemblée nationale et au Sénat, qui n’a jusqu’alors jamais été prise totalement en considération par l’État. Une fois de plus, la réponse de la ministre sera partielle sur le sujet : “S’agissant d’abord de la gendarmerie, par principe, la mobilité outre-mer doit concilier la prise en compte des intérêts particuliers des militaires et l’intérêt général du service.” La ministre mettra aussi sur le billot la prise en compte des compétences et des états de services des personnels.
Concernant la police, la ministre fait alors état d’un “cadre précis et transparent”. Critères et barèmes de points sont alors évoqués pour justifier les mutations en Polynésie française.
Une non-réponse de la ministre sur la question donc que déplorera la sénatrice. “Il s’agit d’une alerte politique. La bureaucratie parisienne favorise les mutations de personnels expatriés au détriment de nos fonctionnaires ultramarins. Cela crée une frustration et une perte de confiance à l’égard de l’État.”


























