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Crash d’Air Moorea : questions autour de la santé du pilote



Tahiti, le 15 novembre 2019 - Deux médecins cités par la défense ont témoigné vendredi au quatrième jour du procès du crash d’Air Moorea. Ils ont appuyé la thèse d’un problème cardiaque du pilote qui aurait provoqué sa perte de conscience.

Lorsque le corps du pilote Michel Santurenne a été repêché en août 2007 suite au crash du Twin Otter d’Air Moorea au large de Tema’e, son autopsie a révélé qu’il souffrait d’une sténose de l’artère interventriculaire antérieure. Ce qui signifie que l’une des artères située au niveau de son cœur était obstruée.

Alors que le procès de ce crash, qui avait coûté la vie à vingt personnes, se déroule depuis le 12 novembre devant la cour d’appel de Papeete, la défense a fait citer deux témoins, vendredi, pour démontrer que le drame pouvait être relié à l’état de santé du pilote.

 

Hypertension artérielle

À la barre vendredi, l’un de ces témoins, une cardiologue parisienne, a affirmé qu’au regard des résultats de l’autopsie, Michel Santurenne « devait » souffrir d’hypertension tout en ignorant qu’il était atteint de cette pathologie. Selon ce constat, la praticienne a affirmé que l’on ne pouvait « exclure » que le pilote ait été victime d’une « perte de connaissance », d’un « malaise » ou qu’il ait été frappé par une « mort subite ». Vivement interrogée par les avocats des parties civiles sur la réalité de cette hypothèse, la cardiologue a indiqué qu’elle avait émis une « évaluation probabilistique de la survenue du malaise ».

Entendu à son tour, le médecin légiste qui avait effectué l’autopsie du corps de Michel Santurenne, le Docteur Beaumont, a quant à lui rappelé que le cœur du pilote battait encore lors de l’impact et même quelques secondes après.

"Eléments objectifs du dossier"

Pour l’un des deux conseils des parties civiles, Me Thierry Jacquet, la défense a essayé de prouver « tout et son contraire » : « On essaie de faire rentrer dans un puzzle des pièces qui sont de taille différente. D’un côté, on essaie de démontrer qu’il y aurait la possibilité d’un malaise du pilote. De l’autre, on tente de démontrer que ça ne serait pas le câble qui se serait rompu et à chaque fois que l’on essaie de faire ces démonstrations, on écarte certains éléments objectifs du dossier qui mettent à mal ces nouvelles démonstrations. On a tout de même l’enregistrement en vol, on sait qu’un certain nombre d’actes ont été effectués par le pilote en cours de descente pour rattraper l’avion. Ce qui démontre qu’il était parfaitement conscient et même s’il avait été victime d’un pic de stress tel que l’ont indiqué les médecins, ce pic de stress s’explique par la survenance d’un évènement imprévisible tel que la rupture d’un câble et que le pilote se retrouve sans commandes. »




 

Rédigé par Garance Colbert le Vendredi 15 Novembre 2019 à 15:28 | Lu 2862 fois





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