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Cour d'assises : accusé de viol sur mineur, un sexagénaire nie les faits en bloc



PAPEETE, le 27 novembre 2018 - La dernière session de la cour d'assises de l'année 2018 a débuté ce mardi avec une affaire de viols sur mineur jugée à huis clos partiel. Un homme de 69 comparaissait pour répondre de faits qui auraient été commis sur l'une de ses cousines éloignées et ce, alors que l'adolescente de 14 ans était hébergée au sein de son domicile. L'accusé, qui nie les faits depuis le début de l'affaire, encourt 20 ans de prison.

Le procès a débuté ce mardi devant la cour d'assises de Papeete. L'accusé, un mécanicien la retraite, comparaît pour des viols qui auraient été commis sur sa cousine éloignée. A l'époque des faits, de septembre à novembre 2009, la jeune fille avait été placée par ses parents chez son cousin éloigné dans les îles. Plusieurs mois après avoir quitté ce foyer, l'adolescente avait porté plainte pour dénoncer des viols dont elle aurait été victime alors qu'elle dormait avec son cousin éloigné, un homme dont elle dit qu'elle le prenait pour « son père ».

Un homme « travailleur » et « autoritaire »

L'accusé s'est présenté libre ce mardi lors de sa comparution devant la cour d'assises. Le procès s'est tenu à huis clos partiel. Après l'évocation des faits, la personnalité de l'accusé a été évoquée. L'individu, père de 12 enfants, est décrit comme un « travailleur », un homme « autoritaire », au sujet duquel l'enquête de personnalité n'a révélé aucun « élément défavorable sur sa conduite et sa moralité. » Son casier judiciaire ne comporte aucune condamnation.

Entendue par la cour d'assises, la victime, désormais mère d'un garçon de 5 mois, a demandé à la justice de faire son travail en indiquant qu'elle souffrait encore « tous les jours. »

La femme de l'accusé a été le premier témoin interrogé par la cour d'assises en ce premier jour de procès. Séparée de son mari depuis l'année durant laquelle se seraient déroulés les faits, elle a tenté de le défendre en déclarant qu'il était un homme bien, un « bon père de famille. » Sur les déclarations faites à l'époque des faits et selon lesquelles son mari la battait souvent, la mère de famille a semblé ne pas se souvenir. A ses yeux, toute cette histoire est un « coup monté », un complot ourdi par les parents de la victime qui aurait volontairement envoyé l'enfant au sein de leur foyer afin de « détruire son couple. »

Le procès devrait s'achever ce mercredi avec les plaidoiries de la partie civile et de la défense.



Chronologie judiciaire

Juillet 2010 : la victime se présente à la gendarmerie avec sa mère et porte plainte contre son cousin éloigné pour des viols qui auraient été commis de septembre à novembre 2009.

Novembre 2012 : les parents de la victime se présentent à la gendarmerie en compagnie de l'accusé et retirent leur plainte. La victime retire également la sienne.

Décembre 2012 : le dossier est classé « sans suite »

Janvier 2013 : ouverture d'une information judiciaire. Entendue par un juge, la victime réitère ses accusations initiales. Le magistrat estime qu'il n'y a pas assez de charges suffisantes.

Mai 2015 : l'avocat de la victime interjette appel. La chambre de l'instruction ordonne un complément d'information. Un nouveau juge d'instruction est saisi. A l'issue de ce complément d'information, la chambre de l'instruction décide de renvoyer l'accusé devant la cour d'assises. Son pourvoi devant la Cour de cassation est rejeté.


Rédigé par Garance Colbert le Mardi 27 Novembre 2018 à 17:40 | Lu 1827 fois





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