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Coopération scientifique franco-néo-zélandaise : signature prévue cette semaine



Plateforme d'exploration du GOPS dans le Pacifique Sud
Plateforme d'exploration du GOPS dans le Pacifique Sud
WELLINGTON, mardi 12 juin 2012 (Flash d’Océanie) – Un accord visant à renforcer une coopération scientifique franco-néo-zélandaise devrait être signé cette semaine à l’occasion de la rencontre, en Nouvelle-Calédonie,

Des représentants du consortium français « GOPS » (pour Grand Observatoire de la Biodiversité Terrestre et Marine du Pacifique Sud) et du néo-zélandais NIWA (National Institute of Water and Atmospheric Research), ont annoncé la semaine dernière ces deux organisations dans des communiqué distincts.
Le GOPS, officiellement créé début mars 2009 à l’occasion d’assises de la recherche tenues à Papeete (Polynésie française), regroupe plus d’une quinzaine d’universités et groupe de recherches français, aussi bien en métropole qu’à l’Outre-mer et en particulier dans le Pacifique et a pour vocation première de surveiller les évolutions des phénomènes de changements climatiques et leurs implications en matière de développement durable et d’activités humaines.
Selon l’institut de recherche pour le développement (IRD), « Le (GOPS) et le (NIWA) signeront un protocole d’entente visant à encourager les recherches conjointes sur l’environnement dans la région du sud ouest du Pacifique avec un focus particulier sur les aléas environnementaux, la biodiversité, la biosécurité, l’impact sur l’environnement et l’observation du climat. Cet accord-cadre ouvre le volet à l’international du GOPS. »
À cette occasion, le Président de l’IRD, Michel Laurent, effectue à partir du mardi 12 (et jusqu’au 14) juin 2012 une mission en Nouvelle-Calédonie.
Geoffroy Lamarche, scientifique au sein du NIWA et l’une des chevilles ouvrières de ce rapprochement avec les organismes français de recherche, déclarait en fin de semaine dernière que « tout comme c’est le cas avec les autres nations du Pacifique Sud, nos liens avec la communauté française de chercheurs travaillant dans la région sont aussi forts ».
« Cet accord est un prolongement naturel de ces relations, en se basant sur nos expériences passées et en vue de concrétiser des avantages pour les pays et territoires du Pacifique », a-t-il ajouté en rappelant les zones d’intérêt mutuel entre le NIWA et l’IRD : écosystèmes marins, risques naturels, variations et changements climatiques, qualité de l’eau, gestion de la ressource et biodiversité marine et aquatique.

Lors d’une récente mission conjointe, les deux instituts ont œuvré ensemble pour tenter de mieux identifier les zones les plus propices à des tsunamis à Wallis-et-Futuna, a rappelé Bernard Pelletier, géologue, directeur de recherche à l’IRD et cheville ouvrière, côté français, de cette collaboration avec le NIWA.
La cérémonie de signature devrait se dérouler à Nouméa, au consulat général de la Nouvelle-Zélande, en présence de la consule générale Linda Te Puni (accréditée, depuis Nouméa, pour tout le Pacifique français).
Le NIWA sera représenté par son directeur général de la stratégie, Bryce Cooper.
Le Président de l’IRD, pour sa part, en tant que membre du GOPS, signera au nom de son comité directeur et son Président Jean-Charles Pomerol (Université Pierre et Marie Curie, Paris VI), précise le NIWA.

Par ailleurs, toujours dans le cadre de sa mission de trois jours en Nouvelle-Calédonie, Michel Laurent signera, aux côtés de l’École des hautes Études en Sciences Sociales (EHESS), l’Université de la Nouvelle-Calédonie (UNC), l’IRD et le Centre Culturel de Vanuatu (VKS), une convention cadre visant à favoriser la réalisation de projets de recherche et de formation en sciences humaines et sociales en Océanie.

En matière de coopération, un autre accord devrait être signé avec l’Université de Nouvelle-Calédonie pour mettre en place un Consortium de valorisation thématique "Valorisation Sud".
Cette signature fait suite et met en œuvre rapide la décision annoncée le 9 mai 2012 par le Premier ministre français, concernant les résultats de l’appel à projets "Pôles d’excellence", initié dans le cadre du programme "Investissements d’avenir".
« L’IRD s’est ainsi vue confier la coordination du Consortium de valorisation thématique (CVT) "Valorisation Sud", en partenariat avec les universités d’Outre-mer, le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) et l’Institut Pasteur. Doté d’un budget de 9 millions d’euros sur 10 ans, le CVT "Valorisation Sud" a pour mission d’assurer la valorisation et le transfert de technologies issues de l’ensemble des laboratoires de recherche publique français, présentant un intérêt socio-économique sur les marchés des pays en développement. L’Université de la Nouvelle-Calédonie est membre fondateur du CVT "Valorisation Sud" », précise l’IRD dans un communiqué

Lors de son passage en Nouvelle-Calédonie, le Président de l’IRD présentera officiellement au Congrès local le tout nouvel Atlas de la Nouvelle-Calédonie, à paraître fin 2012.
Cet ouvrage de référence (270 pages A3, 60 planches, une soixantaine d’auteurs et 5 chapitres), réalisé à la demande du Congrès, traite aussi bien des thématiques sociales économiques, culturelles que scientifiques résultant des mutations qu’a connues le territoire au cours de ces trente dernières années.

Paris et Wellington renouvellent leur coopération scientifique



Biotechnologies et nanosciences

Des équipes du NIWA sur le terrain
Des équipes du NIWA sur le terrain
Parmi les premiers secteurs dans lesquels cette approche sera creusée : les biotechnologies et les nanosciences, mais aussi l’alimentation, l’agriculture, la pêche, les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique ou encore la biodiversité.
« Par exemple, ce programme a permis à des chercheurs français et néo-zélandais de faire d’importantes découvertes dans le domaine de l’émission des gaz à effet de serre en milieu agricole », rappelait-on alors à Wellington.
Chaque année, ce programme est alimenté de part et d’autre par une enveloppe de quelque quatre vingt dix mille dollars néo-zélandais (soit environ 51.000 euros).
Le document de reconduction a été signé lundi 22 novembre 2010 par Lesley Middleton, directeur adjoint de cabinet au ministère néo-zélandais de la recherche, et pour la France, par l’Ambassadeur Francis Etienne.
« C’est aussi un accord significatif pour la Nouvelle-Zélande, du fait du lien que possède la France avec les milieux de la recherche de l’Union Européenne (…) qui représente elle-même plus de cinquante pour cent de la recherche civile mondiale, d’où d’énormes opportunités pour la Nouvelle-Zélande», soulignait en 2005 le gouvernement de Wellington.
Mi-juillet 2008, c’est avec l’Union Européenne (alors sous présidence française) que la Nouvelle-Zélande scellait un accord similaire de coopération scientifique.
Wellington déclarait alors considérer cet acte comme une première et un moyen d'élargir le champ de coopération de la Nouvelle-Zélande avec l'UE dans les domaines scientifique et de la recherche.
« L'un des aspects les plus significatifs de cet accord scientifique et technique est qu'il permettra à nos chercheurs d'être éligibles au nom de programmes de l'UE qui étaient jusqu'ici inaccessibles », soulignait alors le gouvernement néo-zélandais.
L’accord entre l’UE et la Nouvelle-Zélande prévoit notamment des échanges scientifiques internationaux, dans les domaines de la recherche agronomique, vétérinaire, de l'environnement, de la médecine et des technologies de l'information et de la communication.

pad

Rédigé par PAD le Mardi 12 Juin 2012 à 05:58 | Lu 779 fois






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