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Condamné pour avoir menacé sa femme enceinte de tuer leur bébé


Condamné pour avoir menacé sa femme enceinte de tuer leur bébé
Tahiti, le 23 août 2021 – Un homme de 43 ans était jugé lundi en comparution immédiate à Papeete pour avoir menacé sa femme enceinte de 7 mois de tuer leur bébé, avant d’écraser sa chaussure de sécurité sur son ventre. Le tribunal l’a condamné à 6 mois de prison ferme avec maintien en détention.
 
Leurs deux familles ne respectent pas leur choix d’être ensemble. Et eux d’ailleurs, ont du mal à supporter certains membres de la famille de l’autre. A l’audience, le prévenu de 43 ans déclare que sa femme s’est déjà montrée menaçante avec la belle-sœur, et lui ne supporte pas du tout son beau-frère.

C’est justement une discussion à propos du frère de la victime lundi 16 août, alors qu’ils se baladaient aux abords du pont de Matatia à Punaauia, qui déclenchera les hostilités. Après avoir dit à sa compagne enceinte de 7 mois qu’il voulait le tuer, il l’avait elle aussi menacée et le bébé : « Haapoe te ra tamarii (je vais tuer l’enfant, en français). » Il avait ensuite appuyé sa chaussure de sécurité sur le ventre de sa compagne, pour réaffirmer sa menace.

La victime n’a pas pu se présenter à l’audience, atteinte du Coivd-19. Elle avait déjà retiré sa plainte trois jours plus tôt, et ne souhaitait pas quitter son tane violent. La présidente du tribunal lit ce que la trentenaire souhaite pour l’avenir. « Je ne veux pas que la relation s’arrête mais je veux que monsieur change. »

Tendance psychopathique

« Le passé judiciaire de monsieur, avec plusieurs condamnations pour des faits similaires, montre bien qu’il a de la violence ancrée en lui », témoigne le procureur, pour qui l’individu aurait également une « tendance psychopathique. Néanmoins, en raison d’une perspective d’insertion dans la société par le travail, il requiert une peine mixte à hauteur de 15 mois en tout.

La victime n’a pas pu se présenter à l’audience, atteinte du Coivd-19. Elle avait déjà retiré sa plainte trois jours plus tôt, et ne souhaitait pas quitter son tane violent. La présidente du tribunal lit des propos qu’elle aurait tenu : « Je ne veux pas que la relation s’arrête mais je veux que monsieur change. »

Le tribunal condamne le conjoint à 12 mois de prison dont 6 fermes. L’homme, qui a déjà dormi quelques jours derrière les barreaux, est maintenu en détention. Obligation lui est faite de se soigner et d’effectuer un stage de responsabilisation pour les auteurs de violences conjugales.

 

Rédigé par Valentin Guelet le Lundi 23 Août 2021 à 19:57 | Lu 4175 fois