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Clinique de fin de vie : un promoteur a contacté Fidji



Le Dr australien Philip Nitschke, militant de longue date pour le droit de mourir dans la dignité
Le Dr australien Philip Nitschke, militant de longue date pour le droit de mourir dans la dignité
SUVA, vendredi 24 août 2012 (Flash d’Océanie) – Le gouvernement des îles Fidji a dû démentir vendredi avoir approuvé un projet de construction d’une clinique de fin de vie, à Nadi (côte Ouest de l’île principale, près de l’aéroport), bien que ce projet lui ait été effectivement soumis en août 2011.
Le Dr australien Philip Nitschke, militant de longue date pour le droit de mourir dans la dignité et en particulier de l’euthanasie, avait, jeudi, accordé de longues interviews dans la presse de son pays, donnant force détails concernant ce projet fidjien dont il est le principal promoteur.

Selon lui, cet établissement serait calqué sur le modèle de la clinique Dignatas, en Suisse, où les pensionnaires peuvent choisir leur fin de vie.
Il pourrait trouver son cœur de marché dans les grands pays voisins que sont l’Australie et la nNouvelle-Zélande.
Selon le gouvernement fidjien, le projet a bien été soumis en août 2011 et traité par les services de l’Attorney General (chef des services juridiques du gouvernement).
« Mais comme tous les projets qui sont reçus par nos services, nous avons demandé des détails et pour l’heure, il n’existe aucun plan de construire de telles installations », précise le communiqué gouvernemental.
Le Dr Nitschke, les jours précédents, mentionnait le fort potentiel en revenus que ce genre de projet pourrait procurer aux autorités fidjiennes, si le projet voyait le jour.
Le Dr Philip Nitschke milite depuis près de vingt ans pour le droit des patients à mourir en ayant accès, au besoin, à des drogues létales.
Parmi les nombreuses actions médiatiques qu’il a menées ces dernières années, il a même mis au point un « kit » composé de plusieurs fioles censées donner la mort.

Mi-août 2009, la cour Suprême de l’État de l’Australie occidentale a rendu un jugement donnant gain de cause à un quadriplégique, qui réclamait devant la justice le droit de choisir de se laisser mourir, si tel était son choix.
Christian Rossiter, 49 ans, atteint de quadriplégie à la suite d’un accident de la circulation, avait obtenu le droit de plaider lui-même sa cause, en personne, devant le tribunal.
Il demandait en substance d’avoir le choix, s’il le désirait, de cesser de se faire alimenter par intubation.
En substance, le juge a estimé que si tel était le choix de M. Rossiter et s’il en donnait l’instruction au personnel de l’établissement spécialisé, à Perth, où il réside, l’établissement ne s’exposerait pas à des poursuites judiciaires pour homicide.
A contrario, le tribunal a aussi estimé qu’il n serait pas légal de continuer à alimenter M. Rossiter contre son gré.
Au cours du procès, M. Rossiter avait fait lire son plaidoyer dans lequel il fondait sa demande sur le fait qu’il était désormais « incapable d’effectuer toute fonction humaine de base ».
« Je suis incapable de me moucher. Je suis incapable d’essuyer les larmes qui coulent de mes yeux », avait-il écrit.
Au plan des réactions, l’association des soins palliatifs de cet État, par la voix de son Président, le Dr Scott Blackwell, a estimé que ce verdict était « sain et raisonnable », et que dans cette éventualité, la mort lente de l’intéressé serait accompagnée des soins nécessaires.
« Maintenant que cette décision a été rendue, l’établissement peut s’appuyer sur une base légale, et il peut, s’il en reçoit la demande, cesser l’intubation (…) Les gens pensent que c’est une mort terrible, mais en fait ça n’implique pas beaucoup de souffrances, tant que les soins palliatifs appropriés sont mis en place pour assurer son confort (…) Il va progressivement sombrer dans un coma et il mourra », a-t-il expliqué.

L’ordre des médecins australiens, l’AMA (Australian Medical Association) avait toutefois tenu à préciser que cette décision de justice, même si elle faisait d’une certaine manière jurisprudence, ne conduirait pas forcément à la légalisation à terme de l’euthanasie.
« La position de l’AMA est que les patients ont, après en avoir discuté et avoir été pleinement informés, le droit de refuser un traitement médical. Je suppose que la décision (du tribunal) entre dans cette catégorie. C’est une décision très significative », a déclaré le Dr Andrew Pesce, Président de l’Ordre.
Selon lui, la différence principale entre cette décision et la question de l’euthanasie réside dans le fait que « cette décision concerne le retrait d’un traitement et non pas une décision d’administrer un traitement actif en vue de mettre fin à la vie d’un patient ».
Le Dr Philip Nitschke avait quant à lui voulu voir dans cette décision de la cour d’Australie occidentale « un pas de plus, d’une certaine manière », vers la victoire de sa cause.

Il s’est par ailleurs montré critique vis-à-vis de la manière dont la justice se proposait d’entériner la mort volontaire de M. Rossiter.
« C’est plutôt macabre (…)Tout le monde vous dira qu’on peut faire mieux », a-t-il ajouté en assimilant la décision de justice à un déni, pour ce patient, d’une « mort rapide en lui autorisant l’accès à des drogues » létales.

pad

Rédigé par PAD le Vendredi 24 Août 2012 à 05:52 | Lu 567 fois





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