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Chikungunya : les fins de grossesse sous haute surveillance



A l'accueil des urgences au CHPF, un avertissement à l'égard des personnes qui viennent pour des cas suspects de chikungunya signifiant que les véritables situations d'urgence ont la priorité.
A l'accueil des urgences au CHPF, un avertissement à l'égard des personnes qui viennent pour des cas suspects de chikungunya signifiant que les véritables situations d'urgence ont la priorité.
PAPEETE, le 30 novembre 2014. En raison du risque important de transmission du virus de la mère à l'enfant au moment de l'accouchement, les femmes en fin de grossesse et atteintes du chikungunya font l'objet d'une surveillance étroite au centre hospitalier, de même que les nouveaux nés infectés.
Sur les 170 femmes enceintes suivies actuellement par le service obstétrique du CHPF, une sur deux est atteinte par le chikungunya. Au point qu'il a fallu pousser les murs en hospitalisation d'obstétrique : 25 lits sont installés désormais au lieu des 20 habituels. "Quand il y a un chikungunya, les femmes enceintes sont placées sous surveillance durant la durée de la fièvre soit à l'hôpital, ou bien à domicile avec un suivi par les sages-femmes libérales" précise Pascale Langy, cadre du service d'hospitalisation obstétrique. "Une femme enceinte qui a de la fièvre doit nécessairement venir consulter" renchérit le docteur Micheline Papouin du service néonatologie, car cela traduit une infection. Toutefois, si la maladie est modérée et si ce chikungunya ne se développe pas en toute fin de grossesse, il n'y a pas de danger ni pour elle ni pour l'enfant à naître.

Les situations les plus à risques concernent en fait l'arrivée à terme des grossesses. La période critique étant pour une femme enceinte de développer un chikungunya six jours avant l'accouchement et jusqu'à deux jours après. Car, dans cette courte période d'une semaine au moment de l'accouchement, le risque de transmission du virus de la mère à l'enfant, par voie sanguine à travers le placenta, est de 50%, ce qui est énorme. "Nous sommes très vigilants quand une femme présente des signes de la maladie à quelques jours de l'accouchement ou juste après, car, dans un cas sur deux le nouveau né va lui aussi être atteint" poursuit Micheline Papouin.

Or les risques de développer une forme grave de la maladie sont considérablement accrus, chez un nourrisson sans aucune défense immunitaire. Les effets d'une forte fièvre, comme dans d'autres infections et notamment la dengue pouvant entraîner des troubles neurologiques. "Ce qui fait la gravité des cas à cet âge ce sont les complications" explique encore la chef du service de néo-natologie. Dans le cas du premier décès d'un nourrisson de huit jours des suites d'un chikungunya, ce sont des complications digestives avec déshydratation fulgurante qui ont été la cause de la mort.
Pour toutes les équipes médicales concernées, au contact des ces femmes en fin de grossesse ou de nouveaux nés, l'épidémie de chikungunya en cours conduit à un surcroît de vigilance. "Ce qui nous inquiète c'est que le nombre de patients à surveiller augmente avec la progression de l'épidémie, or nous devons garder tous nos réflexes, continuer à être attentifs à toute la pathologie néo-natale habituelle pour savoir réagir à temps" conclut le docteur Micheline Papouin.






Rédigé par Mireille Loubet le Dimanche 30 Novembre 2014 à 19:36 | Lu 2946 fois







1.Posté par John Deuff le 01/12/2014 05:52 | Alerter
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Et si les femmes enceintes, comme le reste de la population, se protégeaient en utilisant les moyens adéquates ? Si on leur expliquait, ça ne baisserait pas le risque ?
A quand les répulsifs efficaces en PPN ?

2.Posté par Laura le 05/12/2014 22:14 | Alerter
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personne ne semble réagir !!!! Commune comme le gouvernement ne prennent pas d'initiative !!!??? Je pense qu'avec une surveillance rapprocher par commune genre entretien de chez soi ( détroussé, dégîter) sous surveillance sous peine d'amende plus pulvérisation en pourraient évité des malheurs!!!! Non pas,d'accord????

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