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Chikungunya : les cabinets des médecins libéraux peu fréquentés ce week-end



PAPEETE, le 1er décembre 2014. Depuis samedi, huit médecins libéraux sont désormais de garde le week-end. Mais peu de patients sont venus dans leurs cabinets samedi et dimanche. En cause : un manque d'informations et les patients qui privilégient les urgences pour sa prise en charge gratuite.



Alors que les urgences n'ont pas désempli ce week-end et ont pris en charge de nombreux patients touchés par le chikungunya, les cabinets des médecins libéraux ont été très calmes. Pourtant, ils ont été sollicités afin de désengorger le service des urgences.

Depuis le week-end dernier,
huit médecins libéraux seront désormais de permanence au lieu de cinq habituellement. Ce dispositif doit être maintenu jusqu'à la fin de l'épidémie, a annoncé vendredi la Direction de la santé.

Mais les patients ont été très peu à solliciter les médecins libéraux ce week-end. Les professionnels de santé mettent en cause dans un premier temps un manque d'informations. Un manque d'information des malades d'abord, mais aussi des professionnels de santé. Le docteur Jean-Hugues Haas souligne ainsi que l'hôpital de Taravao lui a dit ne pas être au courant que la garde était doublée le week-end dernier. Le médecin n'a donc pas eu ce week-end « plus de patients que d’habitude ». Le docteur Agnès Jacquemin, de Papeete, souligne n'avoir eu qu'un seul cas de chikungunya dans son cabinet dimanche.

Les patients ont également le réflexe systématique d'aller aux urgences car c'est gratuit. « On ne peut pas empêcher les gens d'aller aux urgences car c'est gratuit », souligne le docteur Didier Bondoux, vice-président du syndicat des médecins libéraux. Celui-rappelle néanmoins que le tiers payant est appliqué pendant les périodes de garde ce qui signifie que le prix de la consultation est limité dans ce cas à la partie non prise en charge par la CPS. « Les patients qui viennent consulter lors de nos gardes sont ceux qui ont les moyens », soulignent malgré tout un médecin.
Le ministère de la Santé n'a pas souhaité répondre à nos questions hier sur ce sujet.

Le bureau de veille sanitaire estimait au 23 novembre à 18 352 le nombre total de cas pour chikungunya en Polynésie française depuis la déclaration de l'épidémie. Entre le 17 et le 23 novembre plus de 6 000 personnes ont consulté à Tahiti pour le chikungunya.

Ecoles : pourrait-on éviter le certificat médical ?

En semaine, les urgences et les médecins libéraux font face à une grande affluence. Pour réduire le nombre de consultations, le docteur Didier Bondoux, vice-président du syndicat des médecins libéraux, interpelle les autorités de l'enseignement. « Ne pourrait-on pas faire en sorte que l'école accepte que les enfants puissent ne pas venir à l'école pendant plusieurs jours sans avoir à montrer un certificat médical ?», interroge-t-il. « Beaucoup de parents ont ceux qu'il faut à domicile pour soigner leurs enfants. Bien sûr, si le cas s'aggrave, il faut consulter ».
Sollicité le ministère de l'Education n'a pas répondu à nos questions.

Rédigé par Mélanie Thomas le Lundi 1 Décembre 2014 à 16:07 | Lu 1784 fois






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