Tahiti Infos
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Challenger #8 : Henri Burns




Henri Burns est un jeune polynésien issu d’une condition sociale modeste. Il a grandi en passant d’une famille d’accueil à une autre. Cela ne l’a pas empêché de se construire et d’être devenu un jeune homme avec des valeurs apprises grâce à sa passion pour les arts martiaux. Médaillé d’or en 2016 aux Océania de lutte, Henri est insatiable. Cette année 2017 a été importante pour lui. Il s’est intéressé à la nutrition en réussissant à perdre plus d’une quinzaine de kilos. Il a pu remporter une double médaille d’or au Tournoi de Paris en jiu jitsu brésilien…Australie, Nouvelle Zélande, Las Vegas, Dubai, Paris…Il enchaine les voyages et les sessions training. Il a réussi à se faire un nom en Polynésie. Rien ne semble pouvoir l’arrêter… Malgré une situation initiale difficile, il a pu, grâce au sport, se construire un avenir.

En bref

Né le 28 octobre 1993, 24 ans.
 
Origines : Mère tahitienne mais a grandi dans plusieurs familles d’accueil.
 
Situation familiale : En couple
 
Un héros de ton enfance ? Sangoku
 
Si tu étais un animal ? Un lion
 
Une valeur morale ? Le respect, la confiance et l’amour.
 
Tes sponsors ? Air Tahiti Nui, Eric Favre, Opt, Papy et May Buchin, Karl Tekurio Entreprise, Commune de Moorea-Maiao, Lingot d’or Express, Tahitiean Spartan, JAC Pacific Massage, Noni Energy, Tahitian Spirulina, Haumi Ventes fruits et légumes, Karyl Physiothérapie.
 
3 meilleurs résultats de ton palmarès ?

 
Jiu jistu Brésilien – Double médaille d’or au Tournoi de Paris ceinture violette
Kickboxing - Victoire contre le champion d'Europe lors de la "Nuit des Challenge" à Lyon
Participation aux Jeux d’Asie en lutte

Quatre questions à Henri Burns

Tes débuts ?
 
« Je me faisais racketter, j’étais le souffre douleur des grands de la maternelle jusqu’en CE1 environ. Sans père ni mère, ma scolarité allait se diriger vers le CJA. Je vivais en famille d’accueil. Celui que j’appelle ‘papi’ m’a alors montré les rudiments de la boxe. Depuis, je n’ai plus eu de problèmes en me défendant par moi-même. J’en rigole aujourd’hui mais à l’époque ça n’a pas été facile. Certes, il y a la communication, mais parfois la légitime défense est l’unique solution. »
 
Tes plus beaux succès en compétition ?
 
« On dit souvent, ‘monter sur un ring c’est déjà une victoire’. Chaque combat est une bonne expérience. Mais je dois avouer que c’est un combat perdu qui m’a marqué. Même si je l’ai perdu, cela a été un très beau combat. J’en tire aujourd’hui la force pour me dépasser, pour revenir plus fort. La règle, c’est qu’il faut avoir confiance en soi et toujours penser positif malgré l’adversité. »
 
Tes motivations ?
 
« Les valeurs de ce sport sont le respect de soi et d’autrui. Ce qui me pousse, c’est aussi le challenge. Les sports de combat c’est un art de vivre, mais le plus important reste la famille. Ce qui me plait aussi, c’est le côté stratégie, ce n’est pas toujours le plus fort qui gagne, c’est parfois le plus intelligent. Bien sûr, comme d’autres athlètes, on rêve ‘d’être au top’, c’est aussi ce qui me motive, je me mets dans la tête que je serai champion du monde. »
 
Tes objectifs ? Remerciement ou message ?
 
« Mon objectif, c’est de promouvoir mon île à l’international pour montrer aux grands pays qu’on peut le faire aussi. J’espère pendant les dix prochaines années me consacrer à ma passion pour les sports de combat. Je pense que les Polynésiens peuvent progresser à l’international, il faut juste se donner les moyens. Le sport, c’est aussi le moyen de combattre toutes sortes d’addictions et de se redonner confiance en soi. Merci à ceux qui m’ont soutenu cette année. »





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