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Carnet de voyage - Felix von Luckner, ni pirate ni corsaire



Un portrait de Félix von Luckner après la guerre, arborant fièrement toutes ses décorations.
Un portrait de Félix von Luckner après la guerre, arborant fièrement toutes ses décorations.
PACIFIQUE, le 8 février 2018. Tordons le cou à une idée reçue complètement fausse : lorsqu’il sillonna l’Atlantique d’abord, puis le Pacifique ensuite, à bord de son superbe trois mâts « Seeadler », le comte allemand Felix von Luckner n’était ni pirate ni corsaire. Commandant d’un navire de la Kaiserliche Marine allemande, son pays en guerre, il était un militaire en mission et mérite, à ce titre, d’être traité comme tel.

Les corsaires étaient des civils mandatés par « lettre de course » des autorités de leur nation. Ni corsaire, car militaire au combat, encore moins pirate à son compte, Luckner était un « type plutôt bien », certes très soucieux de son image, mais aussi un officier allemand de la vieille école, qui captura lors de sa mission à bord du « Seeadler » seize navires, dont trois dans le Pacifique, et qui en coula quatorze d’entre eux (les deux autres lui ayant servi l’un pour ramener ses prisonniers à terre, l’autre pour tenter de s’évader une fois pris par les Anglais).

Un héros Von Luckner ? S’il eut été Britannique, Français ou Américain, il aurait très clairement ce statut, mais il était du mauvais côté, ce qui le fit parfois cataloguer comme un vil pirate, ce qu’il n’a jamais été.

Le cancre qui devint officier

Mais qui était donc ce drôle de comte très « XIXe siècle » ? Fils de noble famille, il promit très jeune à son père de porter un jour le costume d’officier de l’armée impériale. Oui mais voilà, cancre parmi les cancres, il redoubla deux fois sa quatrième au collège et finit tout simplement par fuguer avec 120 marks en poche, à 13 ans, en 1894. Commença alors, pour le jeune garçon une très longue errance, tantôt en mer, tantôt exerçant d’improbables boulots à terre (jusqu’en Austalie) avant de revenir en Allemagne.

A plus de vingt ans, avec 3 800 marks en poche (il était économe), il devint l’un des plus vieux élèves de l’école de navigation de Lübeck où il réussit, à force de travail, son examen. De navigations en formations, il parviendra finalement à son but, entrer au service actif de la marine impériale le 3 février 1912. Survint la guerre dès 1914…

1916 : Le blocus instauré par les Alliés devant les côtes allemandes fut renforcé après la bataille du Jutland et la marine de guerre allemande ne se risqua plus à reprendre la mer. Or c’est justement cet infranchissable blocus allié qui allait changer le cours de la vie de Luckner. On savait cet officier passionné par la voile, et l’état-major, qui avait réussit à capturer, grâce à un sous-marin, un magnifique trois-mâts, imagina tout simplement de transformer ce voilier en navire de guerre.

Un bateau « norvégien »

A grand frais, au port de Bremenhaven, l’ex « Pass of Balmaha » fut équipé pour recevoir un grand nombre de prisonniers, pour demeurer en mer deux ans, pour ressembler en tous points à une voilier norvégien et surtout pour pouvoir faire la guerre dans les eaux internationales, Atlantique et Pacifique, une fois le blocus passé. Von Luckner, fou de marine à voile, fut plus qu’emballé par la proposition peu orthodoxe de l’Etat-major et veilla lui-même à la préparation du bâtiment dont il prit le commandement le 2 décembre 1916.

Le Seeadler (Aigle de mer), nom choisi par Luckner, gagna le large le 21décembre, et réussit un examen extravagant, une inspection à son bord d’officiers d’un croiseur anglais, l’Avenge. La comédie prévue fonctionna à merveille, le Seeadler, rebaptisé Irma, n’étant pas démasqué. Dès lors, nous sommes à Noël 1916, la route de l’Atlantique est libre et von Luckner va donner libre court à son sens de la mise en scène et à son audace.

Aucun mort, aucun blessé

Le résultat fut évidemment très surprenant : douze bâtiments furent capturés dans l’Atlantique, presque tous des vapeurs, un italien, un canadien, les autres étant français et anglais. Une moisson spectaculaire, certes, mais somme toute bien modeste à l’échelle du conflit devenu planétaire. En revanche, où Luckner mérite d’être salué, c’est dans sa manière de « travailler » : aucun ennemi ne fut ni tué ni même blessé. Tous les prisonniers furent bien traités, bien nourris et partagèrent même beaucoup de temps avec leurs geôliers allemands.

Ainsi, en huit semaines, le Seeadler avait-il coulé plus de vingt mille tonnes de cargaison (charbon, sucre, morue, maïs, salpêtre,) et comptait-il à son bord 263 prisonniers. Ceux-ci furent installés sur le bateau français Cambronne (capturé le 21 mars 1917), à la voilure réduite, afin qu’il puisse gagner en toute sécurité, mais lentement, le port de Rio de Janeiro (il y parvint le 30 mars 1917). Von Luckner décida alors de passer dans le Pacifique, via le cap Horn, ce qu’il fit le 18 avril au prix de trois semaines de lutte contre des éléments déchaînés.

Mopelia pour reprendre des forces

Une fois dans le Pacifique, von Luckner fit escale dans l’archipel Juan Fernandez, à six cents kilomètres au large de Valparaiso, un petit groupe d’îles où son équipage put se reposer. Cap fut ensuite mis au nord ; dédaignant les îles Marquises, jugées de peu d’intérêt stratégique, le Seeadler s’approcha des Hawaii. Luckner venait d’apprendre que les Etats-Unis étaient à leur tour entrés en guerre. Près de l’île de Christmas, il réussit à capturer trois voiliers américains (l’ A.B. Johnson le 8 juin, le Slade le 18 juin et le Manila le 8 juillet). Mais après huit mois de mer, le béribéri et d’autres maladies dues aux carences alimentaires à bord affectaient sérieusement la santé de l’équipage.

En désespoir de cause, von Luckner prit une décision qui devait être fatale à son navire ; soucieux d’éviter des ports trop français ou anglais à son goût dans la région, il opta pour une escale réparatrice dans une île qu’il espérait déserte ; il choisit Mopelia, au nord-ouest de l’archipel de la Société. Sur place, ne vivaient que trois travailleurs (et un enfant) faisant notamment du coprah pour la maison Grand, Miller et Cie. Von Luckner n’était pas habitué à la navigation au milieu des coraux. Le « Seeadler », arrivé le 31 juillet 1917, faute de passe suffisamment large pour entrer dans le lagon, s’ancra le 1er août 1917 à l’extérieur de la petite passe, le long du récif, ce qui était suicidaire. Dans sa biographie, pour justifier la suite, à savoir l’échouage et le naufrage de son navire, le capitaine allemand fit état d’une énorme vague, d’un tsunami ayant drossé son bateau sur le récif.

Négligence et incompétence

La réalité est plus banale : le 2 août, la mer était belle et von Luckner eut l’idée stupéfiante d’organiser un grand pique-nique sur la plage, ne laissant que quelques hommes (et les 42 prisonniers américains) à bord du « Seeadler ». Après huit mois de mer, cette journée à la plage devait être une vraie délivrance.

Mais un simple changement de courant et de vent suffit à jeter le bateau sur les coraux.

Le témoignage du capitaine américain Andrew Peterssen, prisonnier des Allemands, ne laisse aucune place au doute : c’est par négligence, peut-être incompétence, que Luckner perdit son bateau.

La cause était entendue, le trois-mâts était irrécupérable et son équipage et ses prisonniers en extirpèrent tout ce qui pouvait leur être utile sur Mopelia. La course, façon corsaire comme le disait lui-même Luckner, avait brutalement pris fin sur ce récif de coraux tranchants, le 2 août 1917, à 9h 30 du matin.

Six hommes sur un petit canot

Tandis que la vie va, petit à petit, s’organiser sur l’île, autour de deux camps, les prisonniers américains d’un côté, les Allemands de l’autre, tous aidés par les trois Polynésiens qui leur enseignent les rudiments de la survie, Luckner, lui, entend bien ne pas en rester là : faute de navire dans les parages, il songea, un temps, à s’emparer de la goélette de la maison Grand, Miller et Cie, mais, ne la voyant pas venir et désireux de ne pas perdre de temps, se sachant pourchassé, il entreprit, avec cinq hommes sûrs, de reprendre la mer sur un canot de six mètres de long, baptisé pour l’occasion « Kronprinzessin Cecilie » (en hommage à la fille de l’empereur Guillaume).

Le canot fut équipé d’une mitrailleuse, de grenades, de pistolets, de fusils, mais aussi de vivres pour un mois, de tabac, d’alcool (du champagne notamment) et d’argent (de l’or et 429 livres anglaises)

Cook, Niue, Fidji : plus de 2 000 milles

Cap fut mis, le 23 août 1917, sur Atiu, aux îles Cook, où Luckner, le 27 août, dupa le résident anglais en se faisant passer pour un Hollandais. Suivirent des escales à Aitutaki, le 31 août 1917, et Niue le 13 septembre. Après vingt-deux jours de voyage, von Luckner atteignit l’île de Katafanga, aux Fidji le 17 septembre, île où ses hommes, passant deux jours à terre dans une ancienne propriété allemande abandonnée, recouvrèrent des forces. L’île suivante, dans le même archipel fut celle de Wakaya atteinte le 21 septembre ; les Allemands s’emparèrent presque d’une splendide goélette, mais un gros vapeur anglo-saxon mit fin à cette grande croisière de plus de 2 000 milles, à rapprocher d’autres périples de ce type (Bligh par exemple).

Cap sur les Samoa

Von Luckner fut emprisonné avec ses hommes à Suva jusqu’au 3 octobre, puis transféré en Nouvelle-Zélande, à Motuihi. Il parvint à s’évader le 13 décembre en dérobant un canot à moteur, au terme d’une minutieuse préparation.

Mais à peine la fuite révélée que la chasse à l’homme s’organisa dans le golfe d’Hauraki. Après cinq jours de cache-cache, von Luckner s’empara de la goélette « La Moa » après un abordage en règle. Une escale à Curtis Island le 21 décembre ne permit pas de débarquer l’équipage prisonnier. Von Luckner espérait les laisser sur l’île proche de Mac Aulay, avec des vivres, en les signalant à ses poursuivant par TSF, mais un câblier armé en croiseur, l’Iris, les rattrapa : les forces étaient inégales, les Allemands ne pouvaient que se faire massacrer ou se rendre.

Von Luckner se retrouva à nouveau prisonnier à Auckland le 24 décembre, à la prison de Mount Eden, traité en détenu de droit commun. Après trois semaines de ce régime, von Luckner fut transféré à River Island, près de Lyttleton, dans l’île du sud, avant de revenir à Motuihi quatre mois plus tard. Evidemment, le compte prépara aussitôt une nouvelle évasion, mais l’armistice signa la fin de son épopée. Il resta quatre mois captif à Narrow Neck avant d’être libéré mi-mars 1919 et rapatrié en Allemagne où il arriva en juillet 1919, auréolé d’une certaine gloire eu égard à son aventure. Dès 1921, il fit paraître un ouvrage relatant son odyssée, livre traduit en français en 1927.

Daniel Pardon

Von Luckner, ici avec sa jeune épouse, repassa à Tahiti en 1937 ; des rumeurs assurent qu’il retourna à Mopelia pour y récupérer le trésor qu’il y avait caché…
Von Luckner, ici avec sa jeune épouse, repassa à Tahiti en 1937 ; des rumeurs assurent qu’il retourna à Mopelia pour y récupérer le trésor qu’il y avait caché…

Luckner après-guerre

Fort de ses états de service, von Lückner, devenu une « vedette » et sachant parfaitement bien gérer son image auprès des médias, se vit confier, après guerre, la formation de cadets sur le navire école Niobe. Il fut nommé capitaine de corvette en 1922, mais il démissionna.

Il acheta un voilier baptisé Vaterland et quitta Brême le 19 septembre pour arriver à New York le 22 octobre 1926 avec sa jeune épouse, la Suédoise Ingeborg Engeström (il avait divorcé de sa première épouse allemande en 1914 et s’était remarié le 24 septembre 1924). Traité en héros, il regagna l’Allemagne le 19 avril 1928. Von Luckner reprit la mer sur son yacht rebaptisé Seeteufel (Diable des mers) pour une tournée plus lointaine en 1937 et 1938, qui l’amena à Tahiti, mais aussi et surtout en Nouvelle-Zélande et en Australie. L’aristocrate allemand avait été aidé -et littéralement enrôlé- par le pouvoir nazi pour ce voyage, Hitler comptant sur sa popularité pour améliorer l’image de l’Allemagne nazie, mission dont ne s’acquitta pas von Luckner avec ferveur, ce qui lui valut la rancœur des dignitaires nazis à son retour. En 1939, Luckner fut impliqué dans un scandale sexuel et assigné devant une cour spéciale de justice (mais il ne fut jamais condamné). Refusant de rendre les titres qu’il avait reçu (il était notamment citoyen d’honneur de la ville de San Francisco), Luckner vit le régime nazi lui bloquer ses comptes bancaires et tout faire pour qu’il disparaisse de toute vie publique (ses livres étant même retirés des librairies). En 1943, il sauva une jeune Juive, Rose Janson, et à la fin de la guerre, à la demande du maire de Halle (où Luckner résidait), il négocia avec les Américains pour que la cité ne soit pas détruite, ce qui lui valut une condamnation à mort des nazis (mais il ne revint pas à Halle et ne fut donc pas arrêté).

Après la guerre, il quitta l’Allemagne pour vivre à Malmö en Suède, avec son épouse. Il y décéda le 13 avril 1966, à l’âge de 84 ans, mais sa dépouille repose au cimetière d’Hambourg : l’Allemagne le réhabilita en effet dès 1953.

Un trésor à Mopelia ?

En 1937, von Lückner, revint donc, dans le cadre de la croisière du Seeteufel, dans le Pacifique Sud. Il avait quitté l’Allemagne au mois de mai 1937 et il effectua une très longue escale (de sept semaines) à Tahiti à partir de septembre 1937 ; il reprit la mer et mit la voile sur Mopelia où il aperçut le 11 décembre, à la jumelle (la mer était mauvaise), l’épave de son valeureux Seeadler sur le récif.

Une rumeur affirme qu’il était revenu non pas pour revoir l’épave du Seeadler, mais pour récupérer sur l’île le trésor qu’il y avait enfoui, fruit de ses prises de guerre de 1917. Son train de vie montre que des moyens, Lückner n’en manqua pas dans sa existence ; sans aucun doute le résultat de ses affaires et de ses droits d’auteur, sûrement pas grâce à ce supposé trésor. Mais la rumeur a la vie dure…

De Mopelia au Chili

Les cinquante-huit hommes d’équipage du Seeadler restés à Mopelia (avec quarante-deux prisonniers américains), suivant l’exemple de leur commandant, s’emparèrent le 5 septembre 1917 d’un navire français, la Lutèce (capitaine tahitien : Porotu), sous le commandement de Kling, bateau rebaptisé Fortuna (c’était un ancien navire allemand, capturé par les Français et qui revint ainsi, en quelque sorte, à ses propriétaires). Le 5 septembre 1917 au soir, la Fortuna leva l’ancre de Mopelia. Elle parvint sans encombre -mais non sans mal- à l’île de Pâques le 3 octobre ; elle se brisa sur un récif deux jours plus tard. La goélette chilienne Alcon récupéra les Allemands deux mois plus tard et les ramena au Chili le 2 mars 2018 ; les Allemands y demeurèrent sous surveillance du 3 mars 1918 au 17 octobre 1919. La très forte colonie allemande installée au Chili s’occupa, on s’en doute, de ces hommes durant leur séjour forcé en Amérique du Sud. Ils ne rentrèrent, pour quarante d’entre eux, en Allemagne que le 3 janvier 1920 (dix-huit d’entre eux ayant décidé de rester au Chili).

Sauvetage des Américains

Les membres d’équipage de la Lutèce, les prisonniers américains et les trois travailleurs polynésiens restés à Mopelia, après avoir réparé tant bien que mal une baleinière, envoyèrent quelques-uns d’entre eux jusqu’à Tutuila, aux Samoa (1 080 milles de haute mer) où ils arrivèrent le 29 septembre 2017 ; les secours à Tahiti, furent prévenus par TSF. De Tahiti, le gouverneur expédia à Mopelia la goélette Tiare Taporo le vendredi 4 octobre 1917 à 12 h. Celle-ci récupéra les Américains et les Polynésiens le 6 octobre et dès le lundi suivant, tous furent débarqués à Bora Bora avant de repartir pour Tahiti où ils arrivèrent à bon port le mercredi 10 octobre 1917.

L’officier allemand (le plus grand sur la photo) lorsqu’il fut fait prisonnier et qu’il séjourna, captif, en Nouvelle-Zélande.
L’officier allemand (le plus grand sur la photo) lorsqu’il fut fait prisonnier et qu’il séjourna, captif, en Nouvelle-Zélande.

L’épave du Seeadler sur le récif de Mopelia : un naufrage dû à une imprudence impardonnable.
L’épave du Seeadler sur le récif de Mopelia : un naufrage dû à une imprudence impardonnable.

L’un des canons du Seeadler orne les jardins à côté de la poste de Papeete.
L’un des canons du Seeadler orne les jardins à côté de la poste de Papeete.

L’équipage du Seeadler durant son séjour à Mopelia, avec les trois travailleurs tahitiens qui y séjournaient.
L’équipage du Seeadler durant son séjour à Mopelia, avec les trois travailleurs tahitiens qui y séjournaient.

Fier trois-mâts, le Seeadler sillonna l’Atlantique avant d’écumer le Pacifique ; à son bilan, la prise de quinze navires.
Fier trois-mâts, le Seeadler sillonna l’Atlantique avant d’écumer le Pacifique ; à son bilan, la prise de quinze navires.

La figure de proue du Seeadler.
La figure de proue du Seeadler.

Le maréchal Nicolas Luckner (1722-1794) fut l’arrière grand-père de Félix ; il combattit aux côtés des révolutionnaires français en tant que chef de l’armée du Rhin. C’est à lui que Rouget de Lisle dédia, en avril 1792, son « Chant de guerre pour l’armée du Rhin », plus connu sous le nom de « La Marseillaise ». Il fut décapité en janvier 1794 par les extrémistes de la Terreur, malgré ses brillants états de service.
Le maréchal Nicolas Luckner (1722-1794) fut l’arrière grand-père de Félix ; il combattit aux côtés des révolutionnaires français en tant que chef de l’armée du Rhin. C’est à lui que Rouget de Lisle dédia, en avril 1792, son « Chant de guerre pour l’armée du Rhin », plus connu sous le nom de « La Marseillaise ». Il fut décapité en janvier 1794 par les extrémistes de la Terreur, malgré ses brillants états de service.

Félix von Luckner à Melbourne
Félix von Luckner à Melbourne

Rédigé par Daniel PARDON le Jeudi 8 Février 2018 à 15:40 | Lu 2474 fois





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