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Canada: le cannabis bientôt légal, mais pas toujours facile d'allumer un joint



Ottawa, Canada | AFP | dimanche 13/10/2018 - Les sévères restrictions visant l'usage du tabac dans les lieux publics au Canada risquent de doucher l'enthousiasme des amateurs de cannabis qui pourront consommer cette drogue douce en toute légalité à partir de mercredi, mais se demandent où ils pourront fumer leur joint.

L'usage récréatif du cannabis devient légal au Canada le 17 octobre et, à l'approche de cette date, diverses institutions, propriétaires d'immeubles, écoles etc..., ont commencé à prendre des mesures pour faire en sorte que les amateurs de marijuana ne puissent en fumer dans leurs locaux.
Au Canada, outre les lieux publics, la fumée est interdite à proximité immédiate (à moins de neuf mètres) des entrées de bars ou restaurants, des immeubles d'habitation et de bureaux et même dans certains parcs.
Le mouvement pour restreindre les endroits où on pourra fumer de la marijuana - inspiré des campagnes anti-tabac des années 1980/90 sur les méfaits pour la santé du tabac et de la fumée secondaire - est cependant vu d'un très mauvais oeil par certains locataires qui craignent de se retrouver coincés, incapables de consommer un produit pourtant devenu légal.
Dans certaines résidences, "après la légalisation, seuls les propriétaires de leur logement pourront consommer du cannabis car de nombreux loueurs ont édicté des mesures pour éviter qu'il soit fumé" dans leurs locaux, a déclaré à l'AFP, Shawn MacAleese, un activiste pro-cannabis.
"L'idée que l'on pourra acheter un produit sans pouvoir l'utiliser si l'on n'est pas propriétaire de sa maison ou de son appartement est ridicule", s'indigne-t-il.
Selon l'institut canadien de la statistique, environ 13% des Canadiens fument du tabac. Et quelque 4,6 millions de Canadiens, soit 16% de la population, ont fumé du cannabis cette année. 
La Société canadienne du cancer a récemment félicité les écoles et universités de fournir aux étudiants "un environnement sain", en notant dans un rapport qu'environ 65% des quelque 260 campus d'universités et de collèges ont interdit de fumer ou de vapoter du cannabis.
Côté immobilier, Dorothy Church de Condo Management Group, le plus important gérant d'immeubles à Ottawa, note qu'il y a une volonté dans cette branche de mettre en place des restrictions d'ici le 17 octobre.
"La majorité des propriétaires ne veulent pas de marijuana dans leurs immeubles", à cause de sa forte odeur caractéristique et pour des raisons de santé, souligne-t-elle.
Environ 4,5 millions de foyers, soit environ 32% des 16 millions de foyers canadiens, louent leur logement.
"Nous vivons une époque où les gens sont plus sensibles aux différentes odeurs. Il arrive que certains protestent contre l'utilisation par un voisin de bâtons d'encens ou de parfums d'ambiance, et se plaignent que cela leur cause des problèmes respiratoires", fait valoir Mme Church en soulignant que "l'odeur de la marijuana est beaucoup plus puissante".
Certains locataires projettent déjà de se pourvoir en justice pour contester ces restrictions, mais des avocats consultés par l'AFP estiment que leurs chances de succès sont très limitées.
Il existe cependant des exceptions pour les personnes utilisant du cannabis pour raisons médicales.
Calgary, dans la province d'Alberta (ouest), avait été la première ville à désigner des zones spécifiques pour fumer du cannabis dans des parcs ou des festivals. 
Mais ce règlement n'a finalement pas pu être mis en place car il allait à l'encontre d'une interdiction de fumer en public dans l'ensemble de la province.
"Le cannabis va devenir légal mais en tant que société nous continuons à le démoniser", juge la conseillère municipale et ancienne sociologue Jyoti Gondek dans une interview téléphonique.
Pour Mme Gondek, un assouplissement de la réglementation anti-fumeurs pour permettre l'ouverture de cafés spécialisés dans la consommation du cannabis serait la meilleure solution. Mais elle estime qu'il n'y a pas de volonté politique pour une telle solution.
Shawn MacAleese plaide aussi pour des "espaces de consommation".
"Si on ne peut consommer de cannabis dans un établissement spécialisé du style bar ou café, pas chez soi à moins d'être propriétaire et pas davantage en public, qu'est ce qu'on est censés faire une fois que le cannabis sera enfin devenu légal?", s'interroge-t-il.

le Lundi 15 Octobre 2018 à 06:02 | Lu 296 fois




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