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Cadavre découvert à Papara : deux suspects en garde à vue


Tahiti, le 24 mars 2022 – Après la découverte, le 15 mars dernier au PK31 à Papara, du corps sans vie d'un ouvrier de 37 ans, un collègue et le beau-frère de la victime ont été placés en garde à vue mercredi matin à la brigade de recherches de Faa'a. L'enquête, initialement ouverte en recherche des causes de la mort a basculé sur des faits de violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner.
 
L'enquête ouverte par le parquet le 15 mars dernier, après la découverte du corps d'un ouvrier de 37 ans sur le bord de la route au PK31 à Papara, a connu un rebondissement, mercredi, avec le placement en garde à vue des deux hommes avec lesquels la victime avait passé la soirée précédant son décès. Les deux suspects, collègue et beau-frère du défunt, était en effet entendus depuis 8h30 mercredi matin dans le cadre d'une enquête préliminaire portant sur des faits de violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner.
 
Le corps de l'ouvrier avait été retrouvé, le 15 mars à l'aube, par des passants qui avaient immédiatement alerté les pompiers puis les forces de l'ordre. Sur place, les gendarmes avaient  constaté des traces de freinage sur la route à côté de l'endroit où gisait le corps de la victime. Dans un premier temps, le parquet de Papeete avait ouvert une enquête en recherche des causes de la mort. L'autopsie pratiquée deux jours après la découverte du cadavre avait permis d'établir que l'ouvrier était décédé des suites d'un violent traumatisme crânien.
 
Témoins, puis mis en cause
 
Au terme de plusieurs jours d'investigations, menées par les enquêteurs de la brigade de recherches de Faa'a, l'enquête a donc basculé, mercredi, sur des faits de coups mortels. Le beau-frère et un collègue de la victime ont été placés en garde à vue. Les deux hommes, qui avaient passé la soirée avec la victime, avaient déjà été entendus en qualité de simples témoins le lendemain du drame.
 
En l'état actuel des éléments et des déclarations recueillis dans le cadre de cette affaire, les enquêteurs semblent s'orienter sur la thèse selon laquelle la victime aurait été poussée d'un véhicule en marche. Ce qui expliquerait notamment qu'elle ait subi un traumatisme crânien en heurtant le bitume. En matière de qualification portant sur des coups mortels, les gardes à vue peuvent durer jusqu'à 48 heures.
 

Rédigé par Garance Colbert le Jeudi 24 Mars 2022 à 15:33 | Lu 10109 fois