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COPF - Nouveaux statuts : Le début de la fin du tunnel ?


Une assemblée générale extraordinaire du comité olympique de Polynésie française (COPF) va se réunir le jeudi 23 août prochain. Son but ? Faire voter les nouveaux statuts du COPF par une majorité aux deux-tiers des présidents de fédérations sportives de Polynésie française. Quels sont les enjeux réels de ces nouveaux statuts ? En cas de non adoption, c'est le financement du sport polynésien par les pouvoirs publics qui pourrait être remis en cause.


L'ancien président du COPF est également président d'un parti politique
L'ancien président du COPF est également président d'un parti politique
Vendredi dernier, une lettre a été publiée issue de deux fédérations qui n’ont pas été conviées à cette assemblée générale suite au retrait de leur agrément par le Pays, la fédération polynésienne de boxe de Tauhiti Nena et la fédération tahitienne de rugby de Charles Tauziet.
 
En résumé, ces deux fédérations crient une énième fois au complot politique et se retranchent derrière la mauvaise image envoyée à l’international suite à ce qu’elles considèrent être une ingérence du politique dans le monde sportif. Elles incitent les présidents des fédérations à ne pas voter ces statuts qui les excluraient du COPF. Pour le nouveau président du COPF, M. Louis Provost, la musique est toute autre et il ne mâche pas ses mots.

L'Etat et le Pays financent le sport polynésien et doivent contrôler comment cet argent public est dépensé
L'Etat et le Pays financent le sport polynésien et doivent contrôler comment cet argent public est dépensé
Corriger une faille juridique
 
Selon Louis Provost le schéma est simple : le sport est financé par l’état et le Pays. Les fédérations bénéficient des subventions publiques pour pouvoir exister au niveau local comme au niveau international mais elles doivent rendre des comptes. Lorsque les règles administratives ne sont pas respectées ou qu’elles ne remplissent pas leurs missions, elles perdent leur délégation de service public.
 
Les fédérations de boxe et de rugby ont été dans ce cas de figure mais elles ont profité de la méconnaissance de cet état de fait des instances internationales pour continuer d’exister à l’international, ce qui a eu pour conséquence divers problèmes qui ont débouché, par exemple, sur la non-participation de Tahiti aux mini-jeux du Pacifique au Vanuatu où à la participation d’une délégation tahitienne « parallèle » aux Océania de rugby courant 2017.
 
Comment cela a-t-il pu être possible ? Selon Louis Provost, M. Nena et M. Tauziet ont profité d’une faille juridique. En effet, les fédérations perdant leur délégation de service public conservaient un agrément du Pays et avaient la possibilité de continuer à siéger au COPF et donc de continuer à voter et d’exister à l’international. C’est justement cette faille juridique que ces nouveaux statuts vont corriger : seules les fédérations délégataires de service public pourront désormais siéger au COPF. SB

Louis Provost, président du COPF
Louis Provost, président du COPF
Parole à Louis Provost :
 
Votre réaction suite au courrier de M. Nena et de M. Tauziet ?
 
« Ce sont les dernières cartouches de Tauziet et Nena. J’ai pu relever certaines inepties. Ils se posent en donneurs de leçons éthiques alors que la fédération tahitienne de rugby, qui n’existe plus depuis deux ans, qui n’a plus d’agrément, plus de délégation, nous dit « l’international nous regarde » alors que la dernière image donnée à l’international est la tricherie avérée et condamnée par un tribunal courant 2017 concernant leur équipe tahitienne qui a participé et gagné aux Océania avec des joueurs qui n’auraient pas dû être titulaires, ce qui a débouché par la victoire sur tapis vert des îles Cook. On a perdu ainsi une sélection à la Coupe du monde de rugby. »
 
« On a simplement décidé, après réflexion et en relation avec la délibération du 14 octobre 1999, d’appliquer les statuts du COPF qui nous sont proposés et qui disent qu’il faut avoir la délégation de service public pour siéger au COPF. Elle n’est pas du fait de ce gouvernement, contrairement à ce que laisse entendre M. Nena. »
 
« Rien est imposé, nous sommes en discussion avec le gouvernement, contrairement à M. Nena qui était braqué contre le gouvernement. Pourquoi ? Parce que M. Nena est un homme politique, un chef de parti. Je le dis haut et fort, M. Nena se servait du comité olympique de Polynésie française pour réussir en politique. Ce n’est pas mon cas, les présidents des fédérations m’ont demandé de me présenter à la présidence du COPF pour remettre le COPF sur ses rails. Et c’est bien ce que je compte faire, j’irai au bout de ma démarche, qui est de reconnaître uniquement les fédérations délégataires de service public. »

Le mouvement sportif attend que ces problèmes soient reglés
Le mouvement sportif attend que ces problèmes soient reglés
M. Nena parle d’un complot politique ?
 
« Quand on parle de complot politique, c’est parce qu’on est un politicien. Il agit ainsi en homme politique qui est à la tête d’un parti, il ne faut pas l’oublier. Il se sert du mouvement sportif comme d’un tremplin politique pour tenter d’être un jour président de la Polynésie française. Je le dis haut et fort. Nous, on veut juste faire respecter les règles, celles de la délibération de 1999. Avoir présidé une fédération pendant cinq, dix ou quinze ans ne vous dispense pas de respecter les lois, c’est comme ça. Le sport prône le respect de la règle et le respect du chrono, de l’arbitre et c’est ce que M. Nena et Tauziet ne font absolument pas. »
 
Vous espérez de meilleures relations avec le conseil des Jeux ?
 
« Le conseil des jeux nous a suspendus alors qu’on a aucun litige avec eux. Il y a de quoi se poser des questions. Ce que nous demandons, c’est que le Conseil des Jeux tienne compte de la recommandation de l’assemblée générale qui demande à notre Président Edouard Fritch de s’engager par écrit à ne pas interférer dans les décisions du mouvement sportif polynésien, ce qu’il a fait. Le reste, ce sont des informations qui concernent le mouvement sportif et le COPF. Je pense qu’ils ne pourront pas gober éternellement ce que leur servent Tauziet et Nena. Si l’état et le Pays souhaitent contrôler comment de l’argent public est dépensé, c’est leur droit et le Conseil des Jeux n’a pas à interférer là-dessus pour protéger ses petits copains. »
 
« Au niveau international, le critère de reconnaissance est celui d’être reconnu au niveau national. Ces deux fédérations ne sont plus reconnues au niveau national, elles doivent l’accepter et cesser d’agir comme si elles l’étaient en utilisant les relations qu’elles ont pu tisser pendant leurs années d’exercice. En faisant cela, elles prennent en otage l’ensemble des sportifs de Polynésie en fonction de leurs intérêts personnels. Comme dans le sport, il y a des règles et ces règles doivent être respectées par tous. » Propos recueillis par SB

Rédigé par SB le Lundi 20 Août 2018 à 21:03 | Lu 1130 fois





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