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Budget en hausse pour l'opération "Halte à la prise de risques"



Le Pays, l'État, les entreprises partenaires et les bénévoles de l'opération "Halte à la prise de risques sur les routes" ont lancé l'édition 2019 de cet effort de prévention routière chez les jeunes.
Le Pays, l'État, les entreprises partenaires et les bénévoles de l'opération "Halte à la prise de risques sur les routes" ont lancé l'édition 2019 de cet effort de prévention routière chez les jeunes.
PAPEETE, le 28 janvier 2019 - Le mauvais bilan de la sécurité routière de 2018 oblige à revoir à la hausse les efforts de prévention routière. Pour ce faire, l'opération "Halte à la prise de risques sur les routes", qui cible les jeunes de 17 à 25 ans, a été renouvelée pour une quinzième année.

C'est reparti pour la quinzième année de l'opération "Halte à la prise de risques sur les routes". Elle a été créée en 2005 et continue de mobiliser tous les acteurs de la sécurité routière en Polynésie dans un effort constant pour changer les comportements des jeunes conducteurs, principales victimes des accidents routiers.

En pratique, pendant les six premiers mois de chaque année, "Halte à la prise de risques sur les routes" regroupe une fois par mois entre 100 et 180 jeunes de 17 à 25 ans pour une matinée de prévention routière qui inclut des présentations théoriques, des ateliers pratiques avec les simulateurs d'accidents, et des témoignages d'anciens accidentés. Chaque année, ce sont un millier de jeunes qui sont ainsi sensibilisés aux dangers de la route. L'événement bénéficie de nombreux sponsors privés, qui permettent d'offrir de très jolis lots aux participants. Pour l'édition 2019, les jeunes pourront en particulier tenter de remporter 31 formations au permis de conduire, 45 formations au code, 1 scooter et 12 casques, ainsi que de nombreux autres petits lots (inscrivez-vous sur la page Facebook Gendarmerie de Polynésie).

Charles Belli, chirurgien orthopédiste
Charles Belli, chirurgien orthopédiste
Après les 36 morts sur les routes polynésiennes de 2018, le Haut-commissariat, l'un des principaux financeurs de l'opération, a décidé d'augmenter sa contribution, la portant à plus de 2 millions de francs. Le budget 2019 de "Halte à la prise de risques sur les routes" s'élèvera donc à 6,6 millions de francs... Une somme qui reste bien loin du coût des accidents de la route en Polynésie, comme nous le rappelle le docteur Charles Belli, chirurgien orthopédiste et bénévole de la première heure de l'opération "Halte à la prise de risques" : "Cette augmentation du budget semble une évidence. Le coût financier des accidents de la route est catastrophique. Quand on sait qu'une personne paralysée des quatre membres et sous respirateur, ce qui arrive plusieurs fois par an, générera à vie des dépenses de l'ordre du milliard de francs, notre budget est dérisoire. Et bien sûr, il y a le coût humain. Je dis toujours aux jeunes qui viennent nous voir que parmi eux, il y en a un qui risque de mourir et un qui risque de se réveiller un matin en ayant tué quelqu'un ! En général, ça calme l'ambiance tout de suite."

Le colonel Boudier, commandant de la gendarmerie, a tout de même expliqué lors du cocktail de lancement de l'opération 2019 qu'il n'y a "pas de fatalité pour les accidents de la route, on peut encore progresser. Tout ne repose pas sur les forces de l'ordre, ça repose avant tout sur la responsabilité individuelle de chaque conducteur : quand on prend la route, on engage sa vie et celle des autres."

Une position rejointe par le haussaire, René Bidal, qui a assuré que "changer durablement les comportements et les esprits, ça peut prendre une ou deux générations. Après l'invention de la ceinture de sécurité, il a fallu plus de 25 ans pour que ça devienne un réflexe de conduite, donc il faut persévérer dans nos efforts." Malgré cet accent sur la prévention, le haussaire se félicite également de la création prochaine d'une fourrière par le Pays, pour saisir les véhicules des contrevenants récidivistes...


Moreno Tekori, victime d'un accident de la route et bénévole pour "Halte à la prise de risques"

Moreno Tekori, témoin aux opérations Halte à la prise de risques
Moreno Tekori, témoin aux opérations Halte à la prise de risques
Peux-tu nous raconter ton accident ?
"Aujourd'hui j'ai 39 ans et je travaille chez Pacific Ortho à Pirae. Suite à mon accident de la route en 2005, j'ai perdu ma jambe. Coupée net. Je me rendais au travail le matin et une voiture m'a coupé la route. C'est un miracle que j'aie survécu... J'ai galéré un an après mon accident avec des soucis familiaux à la maison, je pensais que je ne pourrai plus remarcher, reprendre le travail... Mais avec l'évolution de la vie, j'ai pu me reconstruire en regardant des reportages, avec les conseils des médecins, l'appareillage..."

Tu trouves que cette opération "Halte à la prise de risques" donne de bons résultats ?
"C'est bien qu'ils fassent ces opérations, ça nous rappelle qu'il faut vraiment faire attention sur la route. Je roule toujours en deux-roues, et je redouble de vigilance sur la route. Je sais qu'une voiture peut s'arrêter à tout moment devant moi sans faire attention. Mais depuis 15 ans et mon accident, franchement, je ne vois pas de grosse évolution. Quand on voit les accidents qu'il y a eu l'année dernière, quand on roule, on voit que les gens ne font toujours pas assez attention. Donc je profite de l'occasion pour lancer cet appel : faites très attention sur la route et respectez le Code de la route !"



Vaihere Salvanayagam, directrice d'auto-école, monitrice depuis 8 ans

Vaihere Salvanayagam, directrice d'auto-école
Vaihere Salvanayagam, directrice d'auto-école
Parmi les jeunes que tu formes au permis de conduire, ceux qui ont suivi ces matinées "Halte à la prise de risques" (HPR) sont-ils différents ?
"L'avantage avec ceux qui ont fait HPR, c'est qu'ils ont une approche différente quand ils viennent à l'auto-école. Ils sont beaucoup plus sérieux. C'est vraiment une différence qui se note dans leur attitude et dans leur approche. Il y a beaucoup de personnes qui viennent en auto-école, ils ne veulent que leur permis. La prévention, la sécurité routière, ça ne les intéresse pas. Pendant les cours de conduite, ce n'est pas qu'ils ne font pas attention, mais ils passent vite sur certaines choses. Mais ceux qui ont fait HPR, on sent que le message est passé. Je sens que quand je leur explique des choses, par exemple quand on arrive à une intersection, ils écoutent ce que je leur explique et ils essaient vraiment de comprendre pourquoi il faut adopter tel ou tel comportement. Je pense qu'on devrait faire cette opération HPR dans toutes les écoles, ça devrait être obligatoire pour tous les jeunes de 17 ans !"

Rédigé par Jacques Franc de Ferrière le Lundi 28 Janvier 2019 à 17:33 | Lu 1109 fois






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