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Baisse des greffes rénales : "les services d’hémodialyse risquent d’être rapidement saturés"



Baisse des greffes rénales : "les services d’hémodialyse risquent d’être rapidement saturés"
PAPEETE, le 16 mai 2019. En 2015, 30 greffes rénales ont été réalisées au fenua. En 2018, il n’y en a que eu que 13. « Les services d’hémodialyse risquent d’être rapidement saturés », constate Jacques Raynal. Le ministre de la Santé lancera une campagne d’informations sur le don d’organes dans quelques mois.


La représentante Tapura Huira’atira Virginie Bruant a interpellé ce jeudi matin le ministre de la santé sur la problématique du don d’organes. « Les mentalités semblent évoluer en Polynésie et pourtant le nombre de greffe est en baisse », constate Virginie Bruant qui met en avant «  le coût des dialyses pour la collectivité (80 000 francs pacifique par patient et par séance en moyenne), les contraintes imposées aux patients, le coût des évasans, la saturation des services urologie du Taaone, de l’Apurad et de Dial’isis » avant de demander au ministre de la Santé, Jacques Raynal, comment il va agir pour inverser cette tendance.

Le ministre de la Santé indique que sur les « 20 dernières années 102 greffes ont été réalisées suite à des évasans en métropole soit près de cinq greffés polynésiens alors qu’en décembre 2018, on comptait 88 greffes réalisées en Polynésie française, soit près de 17 greffés par an. La réalisation de cette activité au sein du CHPF a permis la greffe pour de nombreux patients mais un nombre insuffisant en raison du taux d’opposition au prélèvement. »
Alors qu’on pouvait penser que le nombre de greffés rénaux polynésiens allait augmenter, le nombre a finalement diminué. « En 2015, le nombre de transplantations atteint 30. Ce nombre chute depuis », décrit le ministre. « On observe une décroissance régulière. Il a été de 13 greffes seulement en 2018. Avec une baisse de la réalisation de la greffe par rapport aux chiffres attendus les services d’hémodialyse sur 44 donneurs potentiels en 2017-2018, 12 ont pu être prélevés. En 2018, le taux d’opposition au prélèvement d’organes a été de 64 % ».
Jacques Raynal et les professionnels de la santé ont étudié ces refus : « La majorité des oppositions émane des proches et n’est pas liée directement à des directives du défunt. »

En Polynésie française, tout comme en métropole, la loi indique que nous sommes tous présumés donneurs, c'est-à-dire donneurs d'organes et de tissus, sauf si nous avons exprimé de notre vivant notre refus d’être prélevé.

Au moment du décès, avant d'envisager un prélèvement d'organes et de tissus, l'équipe médicale vérifiera que vous n'êtes pas inscrit sur le registre national des refus. Si tel n'est pas le cas, il sera vérifié auprès des proches que vous n’avez pas fait valoir de votre vivant votre opposition à l’écrit ou à l’oral. Dans le cas d’une expression orale, l’équipe médicale demandera aux proches d’en préciser les circonstances et de signer la retranscription qui en sera faite par écrit.

« On peut déplorer une méconnaissance de ces dispositions »,
regrette Jacques Raynal qui précise qu’une campagne d’information sera menée dans la seconde partie de l’année 2019.

Rédigé par Mélanie Thomas le Jeudi 16 Mai 2019 à 12:42 | Lu 1395 fois

Tags : SANTE





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