Rendez-vous est fixé ce lundi à 8h30 sur les marches du palais de justice de Papeete (Crédit : archive).
Tahiti, le 10 avril 2026 – C’est une journée “justice morte” qui se profile, ce lundi 13 avril. Dans un communiqué transmis ce vendredi aux médias, le syndicat de la magistrature “apporte son plein soutien” aux avocats du barreau de Papeete, qui ont prévu de manifester pour “une justice criminelle de qualité”.
L’ordre des avocats du barreau de Papeete a annoncé s’associer à la journée nationale “justice morte” ce lundi 13 avril. Rendez-vous est fixé à 8h30 sur les marches du palais de justice, impliquant une “grève totale” vis-à-vis des audiences et des permanences. Dans un communiqué transmis ce vendredi aux médias, le syndicat de la magistrature s’est dit solidaire de cette action, appelant également les greffiers et les fonctionnaires de la section régionale de la cour d’appel de Papeete à se mobiliser.
Une manifestation qui vise à s’opposer au projet de loi Sure, rebaptisé “sur la justice criminelle et le respect des victimes”, examiné le 8 avril dernier par la commission des lois du Sénat, puis en séance publique les 13 et 14 avril prochains. Les points sensibles de cette réforme pénale concernent “l’introduction d’une procédure de jugement des crimes reconnus (...) sans réel débat contradictoire”, “la dégradation des garanties déjà réduites des cours criminelles départementales” ou encore “l’autorisation du recours à des bases de données génétiques commerciales”.
L’ordre des avocats du barreau de Papeete a annoncé s’associer à la journée nationale “justice morte” ce lundi 13 avril. Rendez-vous est fixé à 8h30 sur les marches du palais de justice, impliquant une “grève totale” vis-à-vis des audiences et des permanences. Dans un communiqué transmis ce vendredi aux médias, le syndicat de la magistrature s’est dit solidaire de cette action, appelant également les greffiers et les fonctionnaires de la section régionale de la cour d’appel de Papeete à se mobiliser.
Une manifestation qui vise à s’opposer au projet de loi Sure, rebaptisé “sur la justice criminelle et le respect des victimes”, examiné le 8 avril dernier par la commission des lois du Sénat, puis en séance publique les 13 et 14 avril prochains. Les points sensibles de cette réforme pénale concernent “l’introduction d’une procédure de jugement des crimes reconnus (...) sans réel débat contradictoire”, “la dégradation des garanties déjà réduites des cours criminelles départementales” ou encore “l’autorisation du recours à des bases de données génétiques commerciales”.
“L’abandon du projet”
À ce projet de loi, le syndicat de la magistrature oppose et dénonce un “engorgement” – même si la Polynésie française est pour le moment moins concernée, est-il précisé – dû à “une insuffisance des moyens alloués à la justice” avec un risque de “dégrader la qualité que présente encore la justice criminelle”. Il plaide en faveur de “l’utilité démocratique majeure que représente l’association des citoyens et citoyennes au jugement des crimes et la publicité de ces audiences, de la place des victimes”, et pour la prise en compte “du risque d’erreur judiciaire”.
“Pour l’ensemble de ces raisons, la section régionale de la cour d’appel de Papeete réaffirme son attachement à une justice criminelle de qualité, rigoureuse, prenant le temps de juger les faits les plus graves en laissant la possibilité à chacune des parties de s’exprimer” et “sollicite l’abandon du projet de loi Sure et plus particulièrement de la procédure de jugement des crimes reconnus”, conclut le communiqué, invitant l’ensemble des professionnels concernés à se joindre à la mobilisation, ce lundi.





























