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Attention aux "nohu"


Un enfant de 4 ans s'est fait piqué dimanche dernier sur la plage publique de Tahiamanu à Moorea.
Un enfant de 4 ans s'est fait piqué dimanche dernier sur la plage publique de Tahiamanu à Moorea.
MOOREA, le 4 décembre 2018 - En quelques jours, deux personnes ont été piquées par un poisson-pierre ou "nohu". Le premier incident s'est déroulé à Bora Bora, où un enfant de 10 ans a d'ailleurs perdu la vie. Le second cas s'est tenu à Moorea, dimanche dernier. La victime de 4 ans s'en est bien sortie.

Les poissons-pierre sont de sortie, à deux semaines d'intervalle, deux enfants se sont fait piquer. Le premier, un enfant de 10 ans vivant à Bora Bora a perdu la vie, mi-novembre. Dimanche dernier, c'était au tour d'un enfant de 4 ans de Moorea de se faire piquer, alors qu'il jouait sur la plage publique de Tahiamanu, à Papetoai. Fort heureusement, il s'en est bien sorti.

Sur les réseaux sociaux, les partages de photos de "nohu" se multiplient pour sensibiliser le grand public. La commune de Moorea déconseille fortement également les baignades dans le lagon de Papetoai.

"Quand la lune disparait (ha'apohera'a 'āva'e), il se rapproche de la plage. De même, quand l'eau est chaude", assure Men Turi, chef de la brigade nautique de Moorea.

D'ailleurs, les "nohu" ne sont pas les espèces les plus fréquentes à Moorea, puisque la brigade nautique en trouve "3 à 4 fois par an". Les méduses sont plus présentes. "Il y a 15 jours, il y en avait. Elles arrivent dans le lagon pendant les marées hautes", prévient Men Turi.

RECOMMANDATIONS EN CAS DE PIQURE DE POISSON-PIERRE

Cependant, lorsqu'une personne se fait piquer par un poisson-pierre, placez en urgence, la partie touchée dans de l’eau très chaude, "pour stopper la douleur". S’il vous est impossible de vous procurer de l’eau chaude, cherchez une autre source de chaleur : un briquet, une cigarette allumée, un sèche-cheveux. L’objectif est de chauffer la blessure à la limite de la douleur. Il faut toutefois être très prudent pendant tout le processus puisque l’objectif n’est pas de brûler la victime, mais de chauffer la plaie. Recommencez autant de fois que nécessaire pour réduire, voire stopper complètement la douleur causée par le venin. "Ensuite, il faut aller à l'hôpital."



le Mardi 4 Décembre 2018 à 16:30 | Lu 7486 fois