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Attention à la banalisation des maladies cardiovasculaires



Attention à la banalisation des maladies cardiovasculaires
PARIS, 08 oct 2012 (AFP) - Souvent perçues comme moins graves et moins invalidantes que le cancer, les maladies cardiovasculaires tuent pourtant quelque 400 personnes par jour en France, ont averti lundi à Paris des cardiologues, qui craignent leur banalisation.

"Ne banalisons pas les maladies du coeur" a lancé Claude Le Feuvre, le président de la Fédération française de cardiologie (FFC), au cours d'une conférence de presse organisée à l'Assemblée nationale.

Cette tentation de minimiser le phénomène serait "dangereuse", selon lui, dans un pays où près de 20 millions de personnes ont un risque élevé de développer une maladie cardiovasculaire et où 2,2 millions de patients sont traités en affection longue durée.

Même si le taux de mortalité des maladies cardiaques a baissé en France au cours des 15 dernières années, les chiffres restent éloquents: 147.000 morts par an (soit autant que le cancer) dont quelque 40.000 décès suite à un infarctus, 33.000 après un accident vasculaire cérébral (AVC) et de 40 à 50.000 par arrêt cardiaque (ou mort subite).

Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité chez les femmes (80.000 morts chaque année) et les plus de 65 ans, et la seconde cause de mortalité chez les hommes.

Mais si les Français connaissent globalement le rôle du tabac ou des excès alimentaires dans ces maladies, ils sous-estiment d'autres facteurs tout aussi importants, comme le montre un sondage Ifop réalisé début septembre: c'est notamment le cas du stress, cité par seulement 24% des 1.006 personnes interrogées et surtout de la sédentarité, mentionnée par seulement 1% d'entre elles.

Maladies mortelles et invalidantes

Un tiers des sondés estiment que ces maladies se traitent facilement et sans séquelle, ce qui est loin d'être le cas, selon les spécialistes rassemblés pour faire le point, avant l'élaboration d'un grand Plan Coeur qui pourrait voir le jour fin 2013.

"Non seulement elles sont mortelles, mais elles sont également gravement invalidantes", souligne M. Le Feuvre.

C'est notamment le cas des AVC qui peuvent entraîner des paralysies irréversibles. Le handicap est moins évident lorsqu'on survit à un infarctus mais il inclut une rééducation longue et éprouvante et la prise de médicaments à vie.

"La précocité des soins est capitale" explique le Dr Yves Louville, médecin de la Croix Rouge, qui souligne que chaque minute compte: les chances de survie sont de 50% et les séquelles mineures si on intervient dans les deux heures après un infarctus.

Pour les arrêts cardiaques, dont le taux de survie est en moyenne de 4 à 5% en France, "on dispose de 10 minutes, pas plus, avant que les chances de survie ne tombent à zéro". Les consignes sont simples: "Appeler le 15, masser en suivant les instructions fournies au téléphone par le médecin régulateur, et défibriller" en attendant l'arrivée des secours.

Depuis 2007, des défibrillateurs (un appareil portable qui délivre un choc électrique si nécessaire) ont été installés dans les lieux publics et dans certaines entreprises.

"Mais peu de gens savent ce qu'il faut faire et où se trouvent les défibrillateurs" reconnaît-il, en préconisant une meilleure formation du grand public, dès l'école.

Pour promouvoir un plan Coeur, à l'instar du Plan Cancer déjà en vigueur, la FFC a lancé six grands débats, dont l'un consacré aux femmes qui sont "sous-explorées, sous-diagnostiquées et sous-traitées", selon le Dr Nathalie Assez, médecin urgentiste au CHRU de Lille.

Une nouvelle campagne de dons sera lancée du 27 octobre au 4 novembre, avec la 4e édition du Donocoeur, après une opération de sensibilisation les 25 et 26 octobre au pied du Sacré-Coeur, où les Parisiens seront invités à pédaler sur des vélos fixes afin d'illuminer un coeur géant.

ez/dab/bg
© 1994-2012 Agence France-Presse

Rédigé par Par Elisabeth ZINGG le Lundi 8 Octobre 2012 à 05:17 | Lu 416 fois






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