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"Aliments santé" ou aliments bons pour la santé: les Français confondent



"Aliments santé" ou aliments bons pour la santé: les Français confondent
PARIS, 10 mai 2011 (AFP) - Plus des trois-quarts des Français peinent à dissocier les aliments "bons pour la santé", tels les fruits et légumes, des "aliments santé", produits industriels possédant une allégation santé, montre une étude de l'Université Pierre et Marie Curie présentée mardi.

"Aide à lutter contre le cholestérol", "bon pour le transit", "renforce les défenses naturelles"... ce type de message promettant un bienfait pour la santé, ou allégation santé, caractérise les "aliments santé", appelés aussi "aliments fonctionnels".

Preuve de cette confusion des genres, les consommateurs interrogés dans le cadre de l'enquête réalisée par le Groupe d'Etude et de Recherche Marketing et Santé (Germs) de l'UPMC, classent spontanément comme aliments les plus représentatifs des "aliments santé" les fruits et légumes.

Suivent des produits "riches en oméga 3" et "riches en fibres".

Une fois exposée la définition précise des "aliments santé", le cholestérol apparaît comme "la pathologie phare", a indiqué Déborah Wallet-Wodka, qui a dirigé l'étude financée par l'UPMC. Les problèmes de cholestérol sont cités comme cible des "aliments santé" par 80% des répondants, suivis par les problèmes de transit (76%).

L'enquête a aussi montré que les produits les plus cités sont Activia et Actimel, de Danone, qui a pourtant retiré leurs dossiers de demande de validation auprès de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), et Fruit d'Or pro-activ, margarine enrichie en stérols végétaux.

L'EFSA a entrepris d'établir une liste des allégations santé utilisées au sein de l'UE. Plus de 2.000 avaient été analysées à la mi-avril, dont environ un tiers ont été acceptées.

Parmi les autres enseignements de l'enquête, le Germs a établi le profil type du consommateur d'"aliments santé", en l'occurrence une consommatrice, jeune, de catégorie socio-professionnelle supérieure.

63% des répondants consomment au moins de temps en temps des "aliments santé", achetés surtout en grandes surfaces, les principales motivations étant de "rester en bonne santé" et le "bon goût".

Les principaux freins à leur consommation sont le manque d'informations et de confiance, ainsi que l'aspect marketing, le prix ayant en revanche peu d'impact.

"Un aliment santé ne traite en aucun cas une maladie ou ne la prévient", a assuré Marie-Christine Favrot, cancérologue et conseiller à l'Agence de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses), très réservée sur l'intérêt de ces produits.

Elle a aussi invité à prendre garde au "surdosage" - par exemple en calcium - en cas de consommation cumulée d'aliments enrichis et de compléments alimentaires.

Ces produits sont désormais surveillés par l'Anses, qui reçoit 1 à 2 déclarations d'effets indésirables par semaine, a-t-elle précisé.

"Il n'y a pas de carences en France, a martelé le Dr Favrot, sauf dans des groupes de population extrêmement défavorisées qui n'ont pas de quoi acheter des aliments santé ou des compléments alimentaires".

Le Dr Pierre Arwidson, directeur des affaires scientifiques de l'Institut national de Prévention et d'Education pour la Santé (Inpes), s'est pour sa part félicité de l'impact des recommandations de consommation de fruits et légumes.

Les recommandations nutritionnelles des autorités sanitaires sont "en compétition face à l'industrie", aux moyens bien plus importants, a-t-il souligné.

vm/jca/phc

Rédigé par Par Véronique MARTINACHE le Mardi 10 Mai 2011 à 06:30 | Lu 652 fois





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