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Aérien : l'avenir d'Islands entre les mains du tribunal administratif



Islands Airline demande une licence de transporteur pour opérer des vols domestiques réguliers à destination de Bora Bora, Raiatea, Huahine, Rangiroa, Hao, Tubuai, Nuku Hiva et l’ouverture de lignes régulières à destinations des îles Cook et Samoa (Illustration : photomontage).
Islands Airline demande une licence de transporteur pour opérer des vols domestiques réguliers à destination de Bora Bora, Raiatea, Huahine, Rangiroa, Hao, Tubuai, Nuku Hiva et l’ouverture de lignes régulières à destinations des îles Cook et Samoa (Illustration : photomontage).
PAPEETE, 1er octobre 2018 - Le tribunal administratif examine ce mardi la requête d'Islands Airline. La compagnie aérienne de Bill Ravel requiert l’annulation d'une décision implicite de rejet opposée par le Pays à sa demande de licence de transporteur aérien pour des vols domestiques en Polynésie française.

Une offre domestique low-cost concurrente à celle d’Air Tahiti, en Polynésie française ? C’est le créneau sur lequel la société Islands Airline annonce depuis plus d'un an vouloir s’installer. Mais faute d’autorisation administrative, le projet est au point mort depuis huit mois maintenant.

Sans réponse du Pays à sa demande de licence de transporteur aérien pour des vols inter-îles en Polynésie française, après quatre mois d’attente la société Islands avait saisi le tribunal administratif, le 20 février dernier, d’une requête demandant l’annulation de cette décision implicite de rejet opposée par l’administration.

A titre subsidiaire, il est également demandé au tribunal d’ordonner une mesure d’injonction visant à contraindre le Pays à délivrer la licence souhaitée, sous astreinte d’un million de francs par jour de retard.

Cette affaire prévoit d’être évoquée à l’audience de ce mardi, au tribunal administratif. Le jugement attendu sous quinzaine pourrait bouleverser, dans les prochains mois, l’organisation du transport aérien interinsulaire au fenua.

L’offre d’Islands avait été dévoilée en septembre 2017. Dès l’origine elle a suscité une vague d’espoir sur les réseaux sociaux localement. Cette société détenue par l’homme d’affaires Bill Ravel annonçait vouloir s’attaquer de front à la part la plus rentable de l’activité d’Air Tahiti. Elle promettait, à compter du quatrième trimestre de 2018, la mise en place de vols commerciaux réguliers entre Tahiti, les îles Sous-le-vent, les Marquises et les Australes, a des prix "entre 15 % et 20 % inférieurs" à ceux pratiqués par l’opérateur historique. Des vols opérés à bord d’aéronefs à réaction plus rapides que les ATR d’Air Tahiti. Des avions Embraer E-175 de 78 sièges, avec une configuration de cabine en deux classes, économique et affaires.

Quatre vols quotidiens sont planifiés à destination de Bora Bora, deux à destination de Raiatea, un vers Huahine, et un vol journalier vers Rangiroa aux Tuamotu. Parallèlement, la compagnie aérienne prévoit d’effectuer trois vols hebdomadaires vers Tubuai, aux Australes, vers Nuku Hiva, aux Marquises et à destination de Hao (Tuamotu). La compagnie envisage également l’ouverture de routes aériennes directes vers les îles Cook (Rarotonga) et vers Apia, aux Samoa.

Un investissement de 7,5 milliards Fcfp est annoncé par Islands Airline depuis septembre 2017. L’activité devrait nécessiter l’embauche de 150 personnes.

12 mois de retard

Interrogé lundi sur l'issue de la procédure engagée devant le tribunal administratif, le président d’Islands Airline, Franck Mailleret, ne cache pas son optimisme : "On sait que l’on a un dossier extrêmement solide", souligne-t-il confiant. Islands estime que le rejet non motivé par l’administration de sa demande de licence de transporteur aérien est fondé sur une erreur d’appréciation de la part du Pays. La compagnie affirme répondre à toutes les conditions techniques établies par la délibération de 1999 fixant le cadre réglementaire des autorisations pour exercer l’activité de transport aérien public en Polynésie française.

Surtout, une loi du Pays promulguée en février 2016 établit le principe général d’une politique des transports publics interinsulaires animée par "une situation de libre concurrence entre opérateurs". Ce texte attend encore l’adoption d’une délibération fixant individuellement les obligations de service public liées à l’activité de transporteur aérien en Polynésie française. Mais au regard de son esprit, il apparaît extrêmement difficile pour le Pays de défendre le rejet d’une demande de licence d’exploitation vers des îles polynésiennes présentant, pour certaines, jusqu’à 1 000 mouvements commerciaux par an ; activité exercée aujourd’hui dans le cadre d’un monopole de fait par la compagnie aérienne Air Tahiti.

Si la justice administrative rendait une décision favorable à la requête d’Islands, la compagnie aérienne annonce être en mesure de débuter son exploitation commerciale "dans un délai de 12 mois à compter de l’obtention de la licence" d’exploitation. Dans ce cas, une entrée en activité pourrait avoir lieu au troisième trimestre 2019 avec un an de retard par rapport au planning initialement envisagé par la compagnie aérienne.

Rédigé par Jean-Pierre Viatge le Lundi 1 Octobre 2018 à 14:13 | Lu 5880 fois





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