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ATN dit adieu à son dernier Airbus



Des cadres de la compagnie, des représentants du Pays et de l'État étaient présents hier sur le tarmac pour adresser un dernier au-revoir au F-OSEA Rangiroa.
Des cadres de la compagnie, des représentants du Pays et de l'État étaient présents hier sur le tarmac pour adresser un dernier au-revoir au F-OSEA Rangiroa.
FAA'A, le 24 septembre 2019 - Air Tahiti Nui a organisé ce mardi une cérémonie commémorative pour le départ du dernier Airbus A340 de la compagnie, le F-OSEA Rangiroa, qui s'est envolé dans la nuit de mardi à mercredi vers les États-Unis.

C'est définitivement une page qui se tourne pour Air Tahiti Nui. Après plus de 20 années de services et près de huit millions de passagers transportés, le dernier AirbusA340 baptisé F-OSEA Rangiroa a pris son dernier envol de l'aéroport de Tahiti-Faa'a dans la nuit de mardi à mercredi pour rejoindre les États-Unis, sur une petite piste située entre la ville de Phoenix et de Tucson.

"Il y a 20 ans, la compagnie avait opté pour le meilleur appareil du marché à l'époque. Depuis, la problématique du réchauffement climatique est devenue de plus en plus présente et les quadriréacteurs ont laissé leur place aux biréacteurs qui sont moins polluants", a expliqué Michel Monvoisin, P-dg de Air Tahiti Nui. "Et grâce à nos cinq Airbus A340, nous avons fait rayonner le fenua aux quatre coins de la planète et vers des destinations assez insolite comme Ushuaia ou les Malouines. Grâce à ces Airbus, Air Tahiti Nui a su s'imposer et prendre sa place dans le monde difficile et impitoyable du transport aérien", poursuit le patron de la compagnie au Tiare.


DÉMONTÉ OU RÉUTILISÉ


Pour son dernier vol le F-OSEA Rangiroa sera piloté par deux commandants de bords aguerris d’Air Tahiti Nui : Didier Lecoq et Pascal Le Menn. Ils comptabilisent à eux deux près de 50 000 heures de vol, dont la plupart réalisées à bord des Airbus de la compagnie au Tiare. "C'est un gros pincement au cœur. Cet avion, c'était notre compagnon. On dit souvent que les choses inanimées n'ont pas d'âmes, mais on y a passé tellement de nuit, on a affronté tellement d'orages, on s'est forcément attaché un peu à l'appareil", confie Pascal Le Menn qui prendra sa retraite à l'issue de ce vol.

Sur place, l'avion, comme ce fut le cas pour les quatre autres Airbus de Air Tahiti Nui, sera soit démonté pour que ses pièces détachées soient revendues, ou il pourrait être de nouveau utilisé ailleurs dans le monde par une autre compagnie.

Désormais, la flotte de Air Tahiti Nui est composée de quatre appareils de type Boeing Dreamliner, dont deux exploités en location. Les deux autres appareils ayant été  acquis en pleine propriété . L’ investissement pour ces achats est de l’ordre de 50 milliards de Fcfp.

Pascal Le Menn (à gauche) et Didier Lecoq seront aux commandes de l'appareil pour le convoyer vers les États-Unis.
Pascal Le Menn (à gauche) et Didier Lecoq seront aux commandes de l'appareil pour le convoyer vers les États-Unis.
Pascal Le Menn
Commandant de bord à Air Tahiti Nui
"Cet avion, c'était notre compagnon"


Comment êtes-vous arrivé à Air Tahiti Nui ?
"J'ai commencé ma carrière de pilote à Air Tahiti, en 1988. Puis, en 1998, Air Tahiti Nui s'est créée. J'étais déjà commandant de bord chez Air Tahiti, mais j'ai fini par craquer un an après et j'ai proposé ma candidature chez Air Tahiti Nui. Je suis rentré à la compagnie et je finis ma carrière avec plus de 24 000 heures de vol avec ces Airbus A340. Le temps a passé très vite."

Qu'est-ce-que vous retenez de toutes ces années ?
"Je retiendrai principalement le travail d'équipe au sein de la compagnie. Des mécaniciens au PNC, des gens du planning aux personnes qui calculent nos routes... c'est tout un tas de métiers qui sont vraiment gratifiants."

Vous allez piloter une dernière fois cet Airbus. Qu'est-ce- que vous ressentez ?
"Oui, avec l'autre commandant de bord, Didier Lecoq, nous allons convoyer le F-OSEA aux États-Unis, sur une petite piste entre Tucson et Phoenix. Cet avion, c'était notre compagnon. On dit souvent que les choses inanimées n'ont pas d'âmes, mais on y a passé tellement de nuit, on a affronté tellement d'orages, on s'est forcément attaché un peu à l'appareil. C'est un gros pincement au cœur."

Rédigé par Désiré Teivao le Mardi 24 Septembre 2019 à 19:59 | Lu 5456 fois






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