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ADT espère limiter la casse



Entouré de son staff de direction, le directeur général d’ADT, Jean-Michel Ratron, a exposé en conférence de presse, hier, comment ADT son entreprise s’est adaptée à la crise de la pandémie Covid-19 et se projette sur le deuxième semestre et l’année 2021.
Entouré de son staff de direction, le directeur général d’ADT, Jean-Michel Ratron, a exposé en conférence de presse, hier, comment ADT son entreprise s’est adaptée à la crise de la pandémie Covid-19 et se projette sur le deuxième semestre et l’année 2021.
Tahiti, le 25 juin 2020 - Le directeur général d’Aéroport de Tahiti (ADT) a fait le bilan d’un premier semestre 2020 “dramatique” pour l’activité de son entreprise. Mais la société s’est adaptée et mise sur une reprise à partir de juillet pour limiter la casse liée à la crise du Covid-19.
 
“Nous allons probablement perdre entre 55 et 60% de trafic cette année par rapport à 2019 et à peu près autant de chiffre d’affaires, donc de revenu pour l’entreprise”. Comme le laisse entendre d’emblée, le directeur général de la société gestionnaire de l’aéroport international de Tahiti-Faa’a et des aérodromes d’Etat, à l’instar de la plupart des acteurs du secteur touristique polynésien, pour ADT l’année 2020 sera à marquer d’une croix rouge dans les annales. Mais ce constat posé, Jean-Michel Ratron, entouré du staff de direction d’ADT, s’est plutôt attardé mercredi matin en conférence de presse, sur la manière dont son entreprise s’est adaptée à la crise de la pandémie Covid-19 et se projette sur le deuxième semestre et l’année 2021.

La société, qui a développé en 2019 un chiffre d’affaires de 4 milliards de francs, prévoit d’être en trésorerie négative à -700 millions de francs en 2020 et un déficit prévisionnel de 415 000 passagers sur un an. Situation comptable qui ne sera pas rétablie avant l’année prochaine. “ADT est en situation de trésorerie tout à fait dramatique”, reconnait Jean-Michel Ratron. Mais “nous avons une société qui est bien gérée depuis dix ans avec des fondamentaux très solides et qui sera accompagnée par ses créanciers et financiers. Nous n’avons pas d’alerte sur un danger immédiat y-compris jusqu’à la fin de l’année 2021.”
Quant aux investissements prévus cette année, ils ont été revus à la baisse. Ils se résumeront à la finalisation du quai de l’aéroport de Bora Bora, aux travaux d’extension des sanitaires de la mezzanine en salle d’embarquement internationale, à la rénovation du salon d’honneur de Tahiti-Faa’a et à des travaux de sécurisation de la piste de l’aéroport international.

Reprise “encourageante”

Après une chute de 98% de son activité entre mi-mars et fin avril, la filiale polynésienne du groupe Egis-CDC estime pouvoir finir l’année avec un trafic international en recul de 58% sur un an. L’activité aéroportuaire reprend à partir de juillet. Pour l’instant, l’entreprise aborde ce redémarrage avec optimisme. “Ce qui est important pour ADT en termes de revenus, c’est surtout l’international. Et la visibilité est plutôt bonne”, rappelle Jean-Michel Ratron en mettant en avant la “reprise encourageante des compagnies socles que sont Air Tahiti, Air Tahiti Nui, Air France, French bee, United. Les prévisions de trafic sont bonnes. Cela nous permet d’envisager la reprise de notre activité jusqu’à la fin de l’année. ”
 
Emplois maintenus

ADT compte 200 employés. Pour l’instant, des mesures sont prises pour le maintien de ces emplois. “Nous avons cherché à innover au plan social. Nous avons signé la semaine dernière un accord d’entreprise pour une réduction de 20% du temps de travail, mis en place avec des mesures d’accompagnement”, explique Jean-Michel Ratron en saluant la bonne collaboration avec les partenaires sociaux à la base de cet accord qui court jusqu’à mi-2021. “Les salariés ont la possibilité de choisir en fonction de leurs besoins propres entre leurs congés ou une baisse de rémunération et du temps de travail de 20%. Nous avons également inscrit ADT dans le dispositif du CSE. Nous avons aussi innové avec la mise en place d’une bourse d’activité. Elle permet aux employés qui n’ont plus du tout d’activité –les hôtesses du salon d’honneur, par exemple– de continuer à travailler pour ADT, ce qui permet à l’entreprise de maintenir leur rémunération à 80%. »

Vigilance sanitaire

Les installations aéroportuaires demeurent en vigilance sanitaire. “Dans la reprise qui va avoir lieu, nous continuons à accompagner le Pays dans la mise en place des mesures barrières”. Signalétique de distanciation, protocoles de contrôle conformes aux règles de protection sanitaire, distributeurs de gel hydro-alcoolique disséminés dans les espaces communs, port du masque recommandé dans les aérogares et obligatoire en zone d’embarquement : “Il est très important que les passagers se sentent sereins dans les transports, et que les Polynésiens soient sereins avec la nouvelle arrivée des internationaux”, explique Jean-Michel Ratron.

Pour le reste, l’entreprise croise les doigts, en cas de deuxième vague de la pandémie. “La situation la plus difficile serait un reconfinement concomitant des marchés européens et étasuniens. Aujourd’hui, ce n’est pas ce qui se profile. Mais si jamais cela devait se produire, on s’adapterait. C’est un peu le paradigme des managers d’entreprises aujourd’hui de savoir s’adapter”.
 

Un point sur la gestion des aérodromes d’Etat

Le renouvellement de la concession de gestion des aérodromes d’Etat en Polynésie se jouera en deux temps.
Pour les aéroports de Raiatea, Rangiroa et Bora Bora, le transfert de l’Etat vers le Pays aura lieu le 1er octobre prochain. “Pour ce qui nous concerne, nous garderons la gestion de ces aéroports pour le compte du Pays, précise Jean-Michel Ratron. Nous avons mis en place les protocoles de gestion, et les contrats. Le transfert se fera sans à-coup.” Cette prolongation de la gestion par ADT sera effective pendant 2 ans, le temps pour le Pays de lancer l’appel d’offres pour la désignation du nouveau gestionnaire de ces trois plateformes.

Concernant l’aéroport international de Tahiti-Faa’a, une consultation est en cours depuis novembre 2019. Mais le calendrier de cette procédure d’attribution se trouve modifié par la crise sanitaire. Elle était censée aboutir fin-2021 et pourrait être retardée d’au moins six mois. “Il devait y avoir des visites par les candidats au mois de mars. Elles ont été retardées à avril puis maintenant à une date ultérieure. On peut imaginer que le retard soit plus conséquent que ce simple retard technique, parce que les candidats auront peut-être besoin d’avoir une visibilité sur le niveau de reprise du trafic, avant de faire des business plans. Aujourd’hui, nous n’avons pas de visibilité sur le nouveau calendrier de cette consultation. Elle continue.”

Quatre candidats sont déclarés depuis le 6 janvier dernier pour la reprise de la concession de gestion aéroportuaire de Tahiti-Faa’a. Dans les rangs : le groupe Egis-CDC, via sa filiale ADT, un consortium public-privé représenté localement par la CCISM, la société Edeis et le géant du secteur Vinci Airports.

Rédigé par Jean-Pierre Viatge le Jeudi 25 Juin 2020 à 10:51 | Lu 2278 fois





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