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À la recherche de solutions pour bannir les écrans des mains des tout-petits


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Tahiti, le 1er octobre 2026 - L'association Partage Santé Pacifique est allée à la rencontre des professionnels du foyer Te Aho o te Here dans le cadre de sa campagne de sensibilisation aux risques de l’usage des écrans par les tout-petits. Cette pouponnière et centre d’hébergement d’urgence de Pirae a mis en place une politique “zéro écran” que l’association souhaite montrer en exemple.
 
Les taties chantent au rythme de la comptine “Bouge ton corps” pour débuter la journée au foyer Te Aho o te Here, établissement d'accueil et d’hébergement d'urgence pour les enfants de 0 à 3 ans. Ici, on chante, on joue, on fait du petit vélo... Sans, ou presque, jamais d'écran. Tala Hamblin fait partie des 14 taties qui s'occupent des tout-petits. “C'est bien qu'il n'y ait pas d'écran”, estime-t-elle lorsqu'on lui pose la question.
 
La journée suit un rythme précis. Le matin, les enfants sont accueillis et certaines sorties sont organisées. Ce jeudi, direction la foire agricole pour sept d’entre eux. L'après-midi, les activités se déroulent dans le hall ou dans le jardin. Sur les 12 enfants accueillis au foyer, une seule fillette va à l'école.
 
L'association Partage Santé Pacifique a surtout donné la parole aux professionnels, comme Auriane Alleard, infirmière et responsable santé, hygiène et diététique du foyer, où elle travaille depuis trois ans. Elle et les autres salariés disposent bien de téléphones, notamment pour être joignable ou mettre de la musique, mais “il n'y a pas de dessin animé, il n'y a pas d'images”, précise l'infirmière. “Je trouve que cette campagne, elle est géniale pour faire de la prévention.” Car, pour elle, l'exposition des tout-petits aux écrans peut avoir “des conséquences négatives sur leur développement”.

​ Lancer une alerte

 
Elle évoque d’abord le développement moteur. “S'il y a un enfant planté devant un écran, il ne va pas à la découverte de son environnement. Il ne va pas ramper ou faire du quatre pattes.” L’apprentissage du langage est aussi selon elle l'un des premiers domaines touchés. “Un enfant qui reste devant un écran, c'est un enfant qui n'interagit pas, donc il ne va pas travailler le langage.” Les émotions sont également en jeu. Selon elle, les enfants absorbent ce qu'ils voient dans une vidéo. Plus les images défilent rapidement, plus ils accumulent d'informations, avant de les “faire ressortir” ensuite.
 
Un enfant peu sociabilisé peut aussi devenir plus craintif envers les autres ou plus colérique : “Surtout après, parce qu'il n'a pas la notion du temps. Et devant un écran c'est pire. Une fois que ça s'arrête, c'est là que ça craque”, constate-t-elle.
 
Mais s'occuper des enfants demande du temps et des moyens. L'objectif est donc aussi d'accompagner les parents et de leur proposer des solutions de remplacement.
 
L'objectif de cette journée était donc de lancer une alerte sur les effets de l'exposition aux écrans chez les tout-petits. Mais surtout, au regard des risques qu’ils font courir sur leur développement cognitif, de montrer que des solutions existent pour s’en passer.

Pratique :

Pour appuyer sa campagne, l’association, a mis en ligne une pétition avec l’ambition de récolter 1 000 signatures. Ce texte s’inspire d’une tribune lancée en avril 2025 par des professionnels de santé de l’Hexagone. Ouverte au grand public pendant quatre mois, cette pétition a déjà recueilli 365 signatures.
Le lien vers la pétition : https://www.change.org/p/zero-%C3%A9cran-100-jeu-sans-%C3%A9cran-pour-les-moins-de-6-ans-dans-les-lieux-publics?recruiter=1204955743&recruited_by_id=104d3330-b79f-11eb-b69b-2fc90dea4df2&utm_source=share_petition&utm_campaign=psf_combo_share_initial&utm_medium=copylink&share_id=FYyC6Xp7yh
 

Rédigé par Violaine Broquet le Jeudi 1 Octobre 2026 à 15:16 | Lu 237 fois