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A Ti'a Porinetia mobilise 3 000 personnes à son congrès fondateur


A Ti'a Porinetia mobilise 3 000 personnes à son congrès fondateur
PAPEETE, samedi 13 avril 2013 – A huit jours du premier tour des élections Territoriales 2013, le congrès fondateur du parti A Ti’a Porinetia a rassemblé un peu plus de 3 000 personnes, place Tarahoi dans la soirée.
Teva Rohfritsch a répondu à nos questions :

Etes-vous satisfait de la mobilisation, ce soir ?

Teva Rohfritsch : Absolument, très satisfait. Nous avons du monde et c’est le vent du changement qui se lève aujourd’hui, malgré le mauvais temps. Beaucoup de polynésiens se sont réunis avec nous ce soir pour marquer la création de A Ti’a Porinetia.

Vous annoncez officiellement la création de votre parti politique.

Teva Rohfritsch : C’est l’assemblée constituante de A Ti’a Porinetia. Nous souhaitons bien démontrer notre souci de nous rassembler. (…) Nous avons souhaité baisser nos drapeaux et aujourd’hui c’est une promesse qui est tenue, puisqu’il s’agit d’un engagement pris le 31 janvier. Nous sommes confiants dans le résultat des prochaines élections, mais nous souhaitons nous projeter au-delà des élections Territoriales : il y a les municipales derrière, il y aura les sénatoriales et les législatives.

Une semaine très médiatique vous attend, avec notamment un plateau sur Polynésie première, mercredi.

Teva Rohfritsch : Une semaine très médiatique nous attend en effet. L’enjeu est majeur et je souhaite mettre cette semaine à profit pour convaincre notamment les indécis, la majorité silencieuse, qu’il y a autre chose qui peut se faire dans notre pays : nous ne sommes pas obligés de voter pour l’un parce qu’on ne veut plus voir l’autre. Je pense que ces deux leaders doivent accepter de céder la place aujourd’hui. Nous devons écrire une nouvelle page de notre histoire. On doit se tourner vers l’avenir et c’est le message de A Ti’a Porinetia.

Une des grandes craintes est l’abstention. Quel message adressez-vous à ceux qui ont perdu confiance dans le vote ?

Teva Rohfritsch : Je veux leur dire qu’il y a une autre voie et pas seulement deux blocs. Beaucoup d’abstentionnistes ne souhaitent plus voter pour les anciens partis. Et bien nous sommes là aujourd’hui, prêts à relever le défi avec une équipe expérimentée, compétente et des tavana proches de la population. Et surtout de nouveaux visages, puisque notre liste rassemble 41 personnes de la société civile. Des jeunes et des moins jeunes qui veulent se lever avec nous. Nous donnons rendez-vous le 21 avril, devant les urnes. Je sens qu’il y a une lame de fond en train de se lever. Et il risque d’y avoir des surprises. J’en suis sûr, en tous cas.

Vous réunissez ce soir à peu près le même nombre de personnes que Teiva Manutahi, dont le parti Porinetia Ora organise en ce moment son congrès à la Présidence Broche. N’aurait-il pas été avisé de faire alliance pour maximiser vos chances ?

Teva Rohfritsch : M. Manutahi était au départ dans le RAP. Il l’a quitté quelques jours à peine après avoir tenu une conférence de presse avec Nicole Bouteau et Philip Schyle. C’est dommage. On se retrouvera peut-être ensuite. L’important, je crois, c’est que ceux qui veulent reconstruire la Polynésie se rassemblent. La Polynésie a besoin aujourd’hui de regarder vers l’avant.

A propos des prochaines élections Territoriales, quelle sera votre attitude en cas de qualification pour le second tour ?

Teva Rohfritsch : Pas dans le cas : nous serons qualifiés et nous nous présenterons au second tour. Nous sommes là pour gagner la course.

Annoncez-vous catégoriquement que vous partez dans une triangulaire ?

Teva Rohfritsch : J’ai déjà répondu à cette question. Ca dépend des résultats et de l’écart entre les listes. Mais nous sommes là pour gagner et nos portes sont ouvertes, si la famille autonomiste souhaite se regrouper. Contrairement à ce que d’autres ont annoncé, nous, nous le ferons.

Vous avez annoncé dans les nouvelles de Tahiti que vous feriez tout pour que Gaston Flosse ne soit pas élu président du Pays.

Teva Rohfritsch : Non, ce n’est pas exactement ce que j’ai dit. Ce sont des propos qui ont été transformés. Je ne souhaite pas que Gaston Flosse soit président de la Polynésie française, parce qu’il faut que l’on tourne une page. J’en appelle à sa sagesse pour qu’il passe enfin le flambeau. Je pense qu’il y a d’autres personnes qui peuvent lui succéder. En tous cas, A Ti’a Porinetia souhaite écrire une nouvelle page de notre histoire. Nous sommes là pour nous lever et je trouve qu’il y a beaucoup de monde pour le dire, ce soir.


Rédigé par Jean-Pierre Viatge le Samedi 13 Avril 2013 à 21:56 | Lu 4276 fois