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2016/2017, année pleine d'ambitions pour le conservatoire



Papeete, le 20 juin 2016 - La fin de l'année approche à grand pas pour enseignants et élèves du conservatoire (CAPF). A quelques jours de l'arrêt des cours, l'heure est au bilan et à la préparation de l'avenir.
Des notes d'ukulélés résonnent au fond de la cour. A côté, un professeur fait vibrer son saxophone. Un peu plus loin, dans une des salles de danse, des jeunes femmes en paréo se déhanchent en rythme sur le pehe pendant que leurs voisines d'en face affinent leurs pointes. Le conservatoire artistique de la Polynésie française a réussi le mélange des genres. Cette année encore, arts traditionnels et classiques ont fait vibrer les murs de l'établissement, situé aux portes de Papeete.
"C'est une véritable école d'art, se félicite Frédéric Cibard, chargé de communication du CAPF. C'est un lieu où deux mondes se rencontrent et où tout le monde s'entend très bien." Pour preuve, selon lui, le nombre d'élèves en constante augmentation.
Les chiffres de l'année 2015/2016 sont flatteurs. "Cela a été une année exceptionnelle!" Près de 1700 élèves ont rejoint le conservatoire pour apprendre musiques, danses ou encore art-dramatique. "C'est un chiffre que nous espérons encore dépasser cette année", explique le chargé de communication dans un sourire. Victime de son succès, l'équipe du conservatoire doit parfois pousser les murs pour accueillir tous les élèves.
En 2015/2016, les cours de piano et de violons ont été les plus demandés. Du côté des autres instruments, disciplines et arts traditionnels, en revanche, aucun problème de place. Tout le monde est le bienvenu. Cet intérêt de la part des Polynésiens pour les arts peut s'expliquer de différentes manières.
Tout au long de la saison, les élèves et professeurs du conservatoire ont été très présents sur scène avec des concerts, des galas ou des spectacles comme Tamau, à la fin du mois de mai. "Il est évident que ces événements ont un effet direct sur la fréquentation du conservatoire", commente Frédéric Cibard, avant d'ajouter : "De plus, nous essayons de pratiquer des bas tarifs et d'avoir des thèmes intelligibles." De l'art pour tous, en somme. Pour remplir au mieux cette tâche, l'équipe dirigeante du conservatoire s'est donné de nombreuses missions.

IMPLANTER LA DANSE TAHITIENNE EN MÉTROPOLE

Frédéric Cibard, chargé de communication du conservatoire.
Frédéric Cibard, chargé de communication du conservatoire.
Les inscriptions en arts traditionnels sont en pleine recrudescence. Les équipes dirigeantes entendent bien continuer à faire évoluer les choses dans ce sens. "Une de nos missions cette année va être d'encourager la préservation de ces arts traditionnels. De ce côté-là, ce n'est jamais gagné. Nous aimerions faire reconnaître la culture polynésienne dans les conservatoires en métropole. A l'heure actuelle, aucun ne propose des cours de danses tahitiennes. Nous sommes prêts à prendre notre bâton de pèlerin pour aller à leur rencontre. Certains de nos confrères en métropole sont très intéressés par ce projet", confie le chargé de communication du CAPF, Frédéric Cibard. Jumelage ou coopération, le cadre reste à définir. L'équipe de Polynésie française a commencé à travailler sur le sujet avec le ministère de la culture en métropole.
Localement, le conservatoire a déjà développé différents projets. Une coopération avec l'île de Pâques a permis de mettre en place une classe de 'Ori Tahiti. En outre, dans des établissements scolaires de Papeete et Taravao, cours de musique classique et d'arts traditionnels continuent de se développer. "Nous allons même en ouvrir une à la rentrée prochaine au collège de Taunoa à Papeete."
Le conservatoire met aussi un point d'orgue à la qualité de sa formation. Il ne s'agit plus seulement de dispenser des cours mais aussi de former des gens à devenir à leur tour, professeur. "Quatre élèves ont obtenu l'entièreté de leur diplôme cette année. C'est un diplôme reconnu au Fenua. Nous espérons un jour avoir un diplôme national."

Des élèves de plus en plus nombreux

- 650 personnes ont été inscrites pour l'année 2015/2016 en classique.
- 800 en arts traditionnels.
- 100, environ en art-dramatique.
- 150, environ, en arts-plastiques.
Il faut noter que certains élèves sont inscrits dans deux voire trois matières.

Les inscriptions, c'est maintenant

Pour ceux qui souhaitent rejoindre les rangs du conservatoire pour la saison 2016/2017, il ne faut pas perdre de temps. Les inscriptions sont ouvertes jusqu'à la fin du mois de juin. Des rencontres professeurs/élèves auront lieu les 17, 18 et 19 août afin d'établir un premier contact et de se mettre d'accord sur les horaires des cours. Les cours reprendront la semaine du lundi 22 août.
Pour remplir le formulaire, il faut aller en ligne : http://www.conservatoire.pf/ ou se rendre directement sur place, à Tipaerui, à côté de la station Total. Plus d'informations au : (689) 40 50 14 14 ou conservatoire@conservatoire.pf.

30 élèves des quatre coins du monde pour le 14ème stage international d'initiation aux arts traditionnels

Du lundi 20 au vendredi 24 juin, le conservatoire artistique de la Polynésie française organise pour la 14ème fois un stage international d'initiation aux arts traditionnels. L'événement s'adresse à tous les pratiquants de 'ori Tahiti qui vivent hors de Polynésie française.
Cette année, une trentaine de jeunes femmes ont répondu à l'appel. Beaucoup viennent du Japon, les autres viennent de Nouvelle-Zélande, des États-Unis, du Mexique, d'Australie, de Singapour, d'Italie ou encore des Philippines. Trois d'entre elles effectuent le stage pour la 5ème fois et cinq d'entre elles pour la 4ème fois.
Organisés depuis 2009, ces stages ont lieu deux fois par an. Le conservatoire essaie de les rapprocher le plus possible des dates d'événements culturels, tel que le Heiva (de fin juin à début juillet) et le Hura Tapairu (entre fin novembre et début décembre). Cette formation n'est pas diplômante mais les stagiaires reçoivent une attestation de participation.
A l'issue des cinq jours de stage, ils présentent leur chorégraphie devant un jury de professionnels de la danse qui évaluent leur niveau et leur marge de progression.
Les danseuses du stage ainsi que une de leurs professeurs (au premier plan) lors de leur premier jour.
Les danseuses du stage ainsi que une de leurs professeurs (au premier plan) lors de leur premier jour.

Rédigé par Amelie David le Lundi 20 Juin 2016 à 17:25 | Lu 1886 fois







1.Posté par simone grand le 21/06/2016 08:54 | Alerter
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Apprendre les pas de danse, c'est apprendre l'alphabet d'un langage gestuel au même titre que les entrechats et autres pas de danse classique. Mais se contenter de réciter indéfiniment l'alphabet ne suffit pas.
Tout comme connaître les tiare taporo et autres repères des orchestres traditionnels ne suffit pas, il faut savoir les utiliser pour participer à la restitution d'un récit, d'une histoire.
Il est essentiel d'utiliser ce langage pour faire revivre des spectacles des plus talentueux de nos chefs de groupe primés lors de précédents heiva pour d'une part s'en réjouir, d'autre part enseigner l'art du récit musical et gestuel.
Tout comme ailleurs, le lac des cygnes est l'occasion de montrer qu'au delà des pas, sons et gestes maîtrisés, l'on sait interpréter un récit par la musique et la danse.

2.Posté par taramea le 22/06/2016 07:45 | Alerter
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qu'est-ce que tu as fait lorsque tu étais ministre du gouvernement d'une époque pas très lointaine. C'est facile de blablater aujourd'hui et de dire, y'a pas faut qu'on. Tupohe atu.

3.Posté par simone grand le 23/06/2016 08:54 | Alerter
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Au fait, même si on ne reproduit pas tout un spectacle, au moins des moments sublimes que nos artistes nous ont offerts, tels que la bataille entre deux clans par Tamariki oparo et dont j'ai oublié le titre du thème ou l'entrée des poissons de Te Tapuni par O Tahiti e. ET tant d'autres moments géniaux qui nous ont fait palpiter le cœur, émus aux larmes de rire ou de tendresse. Les Conservatoires nationaux le font avec les grands classiques, pourquoi pas nous avec nos artistes qui se démènent, s'endettent pour nous enchanter chaque année. Ils sont l'âme de la culture. Que le Conservatoire rende hommage à leur créativité en offrant aux élèves la possibilité de danser leurs créations selon leur degré de maîtrise.

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