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​Réouverture des frontières : il y a un “mai”



Le président Edouard Fritch. (Photo d'archives).
Le président Edouard Fritch. (Photo d'archives).
Tahiti, le 7 avril 2021 - Bien que le président Fritch ait encore laissé planer mercredi la perspective d’une réouverture des frontières de la Polynésie française le 1er mai, il admet que plusieurs préalables doivent encore être accomplis avant que la collectivité n’obtienne le feu vert de Paris.
 
Si le sujet de la réouverture des frontières polynésiennes au 1er mai a “longuement été abordé” lors de la rencontre entre Édouard Fritch et le chef de l’État Emmanuel Macron, le 30 mars dernier, la décision n’est pas encore actée. En conférence de presse, le président Fritch a cependant plusieurs fois affirmé mercredi qu’il a dorénavant “la parole du président” Emmanuel Macron, son “ami”. Une promesse qui pèse, mais qui ne doit pas occulter le chemin que doit encore accomplir la collectivité avant d’être en position d’obtenir le feu vert de Paris.

Le chef de l’exécutif polynésien martèle depuis février que la fermeture de la Polynésie française ne saurait durer plus de trois mois, au risque d’une catastrophe économique. Mais à l’instar de la décision de fermer, début février, la réouverture des frontières au 1er mai devra être validée par Matignon. Et “cela reste des discussions difficiles”, a confirmé Édouard Fritch mercredi. “Il faut être convaincant.”

Et pour convaincre, la Polynésie française doit pouvoir remplir deux conditions au préalable, dans un contexte où le “Premier Ministre et même le président de la République ont reconnu que la gestion particulière et satisfaisante de la situation sanitaire de la Polynésie d’une part, et l’importance de nos liens touristiques avec les marchés internationaux d’autre part, permettent d’envisager un traitement particulier des autorités nationales en faveur de la réouverture de la Polynésie dès le mois de mai”, a relativisé Édouard Fritch mercredi.
 
Immunité, protocole et incertitudes
 
La première condition est celle d’une immunité collective “suffisante”, pour reprendre le terme employé mercredi. Cet état sanitaire sera le contrepoint d’une population en nombre suffisant déjà vaccinée ou infectée par le virus. Mi-mars, l’analyse des résultats de l’étude de séroprévalence avait révélé que 25% de la population polynésienne a été infectée par le Covid. Le seuil d’immunité collective est estimé par la communauté scientifique à 70% de la population. Mais compte tenu du faible taux de reproduction du virus constaté en Polynésie, ce seuil immunitaire pourrait être atteint dès 50% de Polynésiens déjà infectés par le coronavirus, ou protégés contre. Et dans ce contexte, c’est la vaccination qui fera la différence, “si tant est que nous n’avons pas de nouveau variant pour lequel il y aurait un échappement immunitaire, c’est-à-dire qui résisterait à une infection précédente ou à une vaccination”, prévenait le mois dernier le docteur Pierre-Henri Mallet, épidémiologiste à la direction de la Santé.

Autre condition, celle d’une validation par Paris d’un protocole sanitaire d’entrée actuellement à l’étude, évoqué dans ses grandes lignes mercredi par Édouard Fritch. Avec l’obligation de renseigner la plateforme Etis, ce protocole table sur un test RT-PCR obligatoire pour les voyageurs 72 heures avant l’embarquement, complété par un test antigénique à l’arrivée, puis un autotest à J+4. “Paris planche sur ce sujet”, a indiqué Édouard Fritch mercredi en présentant parallèlement la perspective d’un passeport vaccinal dont les contours restent encore flous. Aucun problème pour les voyageurs vaccinés en Polynésie et répertoriés sur la base Vaxi. Mais si un tel document est attendu pour les voyageurs européens en juin prochain, les autres voyageurs seront-ils astreints à une mesure de quarantaine ? Un nouveau protocole serait à l’étude pour pouvoir identifier les personnes vaccinées ailleurs qu’en Polynésie, à l’appui d’un test sérologique.

Qu’elle puisse se faire au 1er mai ou doive encore être retardée, comme l’exposent les professionnels du tourisme dans la lettre commune adressée au Premier ministre le 15 mars dernier, il faudra qu’elle puisse être communiquée “au plus tôt”. “Dans l’idéal, avec un délai d’un mois”, confirme Guillaume Epinette, le directeur régional du groupe Pacific Beachcomber. Le temps de remettre les hôtels en état de recevoir des touristes après plusieurs semaines de mise en sommeil. Le temps aussi d’informer les marchés émetteurs pour permettre une bonne commercialisation de la destination Tahiti et ses îles. “Ce qui compte pour nous, c’est d’avoir des annonces claires à faire à nos partenaires”. On n’en est pas encore là.

Rédigé par Jean-Pierre Viatge le Mercredi 7 Avril 2021 à 20:00 | Lu 7658 fois





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