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​Les car bass cherchent un terrain d'entente à Moorea



Moorea, le 5 mai 2021 - Régulièrement mis en cause, les amateurs de car bass de Moorea souhaitent affirmer leur respect vis-à-vis de la population de l'île. Ils demandent une rencontre avec les autorités locales afin d'encadrer leur pratique et idéalement trouver un terrain dédié pour assouvir leur passion de voitures “boum boum”. 

Les amateurs de car bass de Moorea sont souvent mis en cause pour les nuisances sonores que leur passion génère. Cela a d'ailleurs été le cas vendredi dernier dans un article paru chez nos confrères de La Dépêche de Tahiti, au sujet du non-respect du site du Belvédère par les amateurs de son de Moorea. Ces derniers, très touchés par les réactions négatives à leur égard sur les réseaux sociaux, ont souhaité réagir et exprimer leur mécontentement dimanche à Opunohu. “Certaines choses ont été inventées. On nous a salis et insultés. Dire qu’on pourrit le Belvédère, ce n’est pas vrai. On est là pour partager notre passion pour la musique. Après cela, on nettoie le site et on rentre chez nous. Si on nous demande de baisser le son de notre musique, on le fait”, réagit Raanui Teriitetoofa, l'un des passionnés.

Raanui Teriitetoofa, passionné de car bass.
Raanui Teriitetoofa, passionné de car bass.

"On est prêts à discuter“
 
Accusé de nuisances sonores, ce dernier se défend. “Vous avez vu le nombre de kilomètres à parcourir pour arriver au Belvédère ? Qui va se plaindre? Il n'y a que ceux qui passent pour 5 minutes que cela dérange. Mais encore une fois, on est prêts à discuter et baisser le son s’ils viennent nous voir”, ajoute-t-il. Celui-ci voudrait également rappeler que les gendarmes de Moorea, “très compréhensifs de leur situation”, auraient “toléré leur présence pour une demi-journée, chaque dimanche à condition de respecter l’entourage et le couvre-feu”. Selon eux, la vallée de Opunohu serait le seul site qu'ils pourraient utiliser sans déranger la population, mais aussi dans le but de ne pas rendre la tâche des mūto’i difficile.

Tamatea Teahu, amateur de car bass.
Tamatea Teahu, amateur de car bass.

“C’était le dernier endroit pour nous. Si on rentre chacun à la maison pour écouter notre musique, on va déranger nos voisins. Du coup, la brigade municipale devra intervenir à chaque fois aux quatre coins de l’île”, explique Tamatea Teahu, un autre passionné. La solution idéale serait, selon ces jeunes, de trouver un terrain pour la cinquantaine de passionnés de voiture “boum boum” de l’île sœur. Les discussions seraient, selon ces jeunes, en cours avec l’équipe communale actuelle, mais ils voudraient désormais rencontrer le maire de Moorea. “Nous voulons rencontrer le tāvana Evans Haumani en personne afin de parler de l’incident du Belvédère et de trouver un terrain d’entente.” Ces jeunes de Moorea veulent veut prendre exemple sur les autres îles. “Les amateurs de car audio de Bora Bora disposent d’un terrain pour s’adonner à leur passion. Cela en va de même pour les jeunes de Raiatea, de Huahine et même de Takapoto alors que nous, on n'a rien”, constate amèrement Tamatea.
 
Les “bénéfices” du boum boum
 
D'autre part, une vidéo qui montre des enfants exaspérés par la musique des car audio au Belvédère a également été publiée. Celle-ci a fait le tour de la toile. “C’est une ancienne vidéo prise il y a quelque mois. C’est une mise en scène faite par les parents de ces enfants. S’ils veulent jouer à ce jeu, on va également publier une vidéo dans laquelle des enfants sautent de joie en écoutant notre musique”, ironise Tamatea.
Très remonté, ce dernier veut souligner les “bénéfices” que peuvent rapporter les amoureux de car-audio aussi bien à l’île de Moorea qu’à celle de Tahiti. “Lors de certains de nos rassemblements, des propriétaires de  voitures boum-boum de Tahiti viennent également nous rejoindre. Ce sont des rentrées d’argent pour les bateaux, les pensions de familles et les magasins de Moorea. De plus, un amateur de car bass au fenua doit investir au minimum 500 000 francs pour avoir le matériel nécessaire. D’autres peuvent dépenser jusqu’à 14 millions de francs. Cela ne peut être que positif pour les magasins de matériel audio. Le gouvernement en profite également avec la TVA. Dans ce cas, il faut interdire l’importation de ce genre de matériel. Mais cela pourrait provoquer la faillite de ces magasins. C’est trop facile de sanctionner le consommateur”, conclut Tamatea.
 
Bienvenus nulle part
 
Contactée par Tahiti Infos, la municipalité de l’île sœur a indiqué qu’elle est prête à reprendre les discussions avec les passionnés de car audio de Moorea, mais que celles-ci doivent se faire autour d’une table avec les autres parties concernées comme les associations de lutte contre les nuisances sonores. “L’objectif de la commune de Moorea-Maiao est de trouver un compromis afin que tout le monde puisse mieux vivre ensemble”, précise Elsa Keck, la première adjointe au maire. Cette dernière conseille toutefois aux amateurs de car bass de monter d’abord une association légale et les invite à se rapprocher de l’ECIVA (Espace Conseil de l’Insertion et de la Vie Associative) pour se faire aider. La municipalité précise enfin qu’elle a bien étudié des sites dédiés aux rassemblements de voitures “boum boum”, mais qu’elle s’est heurtée jusqu’à présent à certains obstacles comme le refus des habitants environnants.

Rédigé par Toatane le Mercredi 5 Mai 2021 à 17:28 | Lu 3543 fois





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