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​La CPS s'étonne du nombre des arrêts maladies avec "sorties autorisées"


Tahiti, le 24 mars 2021 – La Caisse de prévoyance sociale (CPS) a adressé vendredi une lettre d'information aux médecins de Polynésie française, s'étonnant de l'explosion du nombre d'arrêts maladie avec "sorties autorisées". Des arrêts difficilement conciliables avec l'épidémie de Covid, qui nécessite à l'inverse l'isolement du malade.
 
La semaine dernière, le directeur de la Caisse de prévoyance sociale (CPS) annonçait avoir enregistré 8 000 arrêts de travail en l'espace de deux semaines, avec des pics jusqu'à 3 000 arrêts par jour, contre 4 000 par mois en temps normal. Une explosion liée à l'épidémie de Covid qui sévit actuellement en Polynésie.
 
Mais dans une lettre d'information aux médecins, datée de vendredi et révélée lundi par Polynésie la 1ère, la CPS estime que "certaines de ces prescriptions sont non justifiées et donc préjudiciables à la Caisse de prévoyance qui est amenée à verser des indemnités journalières de manière potentiellement indues aux salariés". Dans son courrier, le médecin chef du service de contrôle médical de la CPS rappelle que les arrêts de travail ne peuvent être délivrés qu'aux personnes présentant des "symptômes entravant la pratique de leur activité professionnelle et/ou favorisant un risque de contagion sur le lieu de travail".
 
A l'inverse, comme le rappelle également la CPS, les cas contacts non symptomatiques ne peuvent se voir prescrire d'arrêts de travail. Le médecin doit dans un tel cas de figure "inviter toute personne identifiée cas contact asymptomatique à discuter des modalités possibles d'adaptation de son poste de travail avec son employeur". Qu'il s'agisse de télétravail ou de prise de congés payés.
 
Sorties autorisées…
 
Mais surtout, la CPS rappelle que pour tout arrêt de travail lié au Covid, les malades ne peuvent en aucun cas bénéficier d'heures de sortie et doivent au contraire rester à l'isolement pour éviter toute contamination. Et le médecin chef de la CPS de constater au contraire "le nombre croissant d'arrêts de travail dont bon nombre avec heures de sortie autorisées", citant le chiffre de "3 700 arrêts réceptionnés pour la journée du 18 août". Une situation qui va conduire la CPS à "intensifier les contrôles des prescriptions d'arrêts de travail et plus particulièrement ceux liés à l'épidémie de Covid-19", précise la lettre d'information. Or sur ce point, toute prescription injustifiée pourra faire l'objet d'un remboursement des frais pris en charge par la CPS "à l'encontre du prescripteur".
 

Rédigé par Antoine Samoyeau le Mardi 24 Août 2021 à 13:49 | Lu 5124 fois