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​Communauté de communes : Terehēamanu bosse sur l'assainissement


Tahiti, le 18 novembre 2021 – Les cinq maires de la communauté de communes Terehēamanu projettent la mise en place d'un système d'assainissement des eaux usées sur leur territoire. La société Speed, ainsi qu'un comité de pilotage, ont dévoilé mardi le schéma directeur du projet pour les 18 mois à venir.

Les maires de la communauté de communes Terehēamanu (Papara, Teva i Uta, Taiarapu-est, Taiarapu-ouest et Hitia'a o te Ra) projettent de mettre en œuvre un système d'assainissement des eaux usées sur leur territoire. Pour l'heure, le schéma directeur du chantier leur a été dévoilé par les ingénieurs de la société Speed. Un comité de pilotage composé d'agents de la Diren, du Bureau de santé environnementale, et de la Direction de l'ingénierie publique, participera également à ce projet.
 
Un enjeu environnemental mais pas que…
 
“Afin d'éviter que nos lagons soient complètement pollués, un système d'assainissement des eaux usées s'impose, car seulement 10% des foyers de la communauté de communes en disposent. Nous devons aussi rattraper le calendrier des Jeux Olympiques 2024. Le schéma directeur s'étale sur 15 à 18 mois. Et à partir d'août 2022, nous espérons avoir des retours de la Société speed pour l'assainissement du pk 0 de Teahupoo”, précise Tearii Alpha, président de TerehēamanuLa société Speed, assistée par le comité de pilotage, devra dans un premier temps identifier les 14 000 foyers à reconnecter soit à un réseau d'assainissement collectif, pour la commune de Afaahiti-Taravao, soit à un réseau individuel pour les foyers des autres communes. Suivra une étude des sols afin d'installer des infrastructures adéquates. “Enfin, nous irons rencontrer la population pour la convaincre de l'importance de ce projet, car la préservation de l'environnement doit être la préoccupation de tous”, soutient le président. Le projet sera financé en partie par des redevances communales, et majoritairement par des emprunts auprès de l'Agence française de développement et de la Banque des territoires. “Nous n'avons aucune idée précise du coût, mais on sait que c'est plusieurs milliards. Et nous espérons aussi, si ces dispositifs existent toujours dans deux ou trois ans, bénéficier de fonds européens, comme c'était le cas pour les communes de Papeete ou Punaauia. On verra bien”.
 
Un projet très ambitieux
 
“On l'a vu autour de cette table, on est tous sur un bateau de croisière, on connaît l'objectif, on connaît le cap, mais on va avancer avec des embûches réglementaires, des compromis peut-être à faire, et surtout une prise de conscience que préserver l'environnement ça a un coût. Donc soit on va jusqu'au bout, soit on devient un mauvais élève en termes de protection de nos lagons”. Tearii Alpha et les maires de Terehēamanu souhaitent que leurs communes gardent leur particularité rurale. “Les touristes qui viennent chez nous sont attirés par notre nature encore vivante et protégée, et si nous ne faisons rien pour la préserver, nous n'aurons évidemment plus du tout la même attractivité. On serait très attractif demain si on arrive à labelliser tous nos sites de baignade en pavillon bleu.” D'ailleurs, “nos premières actions devront être dirigées vers une meilleure qualité d’eau de baignade”, a ajouté l'ex-vice-président. Les plages concernées sont l’embouchure de Fauhoro et la plage de Teahupoo, les plages de Taharu'u à Papara et de Faaripo et Teavava à Papenoo.

Rédigé par Areatua Parau le Jeudi 18 Novembre 2021 à 09:00 | Lu 647 fois