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​Bientôt un agent dédié au bien-être animal


Tahiti le 23 janvier 2024. Pour donner suite à l’adoption des arrêtés du 1er décembre 2023 et du 28 décembre 2023, la vice-présidente, Eliane Tevahitua a donné le point de départ d’une politique publique polynésienne en matière de « bien-être animal ».
 
Bien que cette thématique ait été accessoirement traitée par différents services (notamment la Direction de la Biodiversité) depuis l’adoption de la loi organique statutaire de 2004, c’est la première fois que le « bien-être animal » est officiellement reconnu comme une attribution ministérielle à part entière, démontrant ainsi la volonté du gouvernement de traiter ce sujet complexe au moins – dans une étape préliminaire – en ce qui concerne les carnivores domestiques (chiens et chats).

En effet, le « bien-être animal » est lié à des compétences ressortissantes à l’État (notamment le code rural et le code général des collectivités territoriales), à la Polynésie française et aux communes (sur des compétences d’exécution en matière de maintien de l’ordre public) et portant sur des sujets particulièrement divers tels que l’identification, la divagation, les agressions, la gestion des populations, les cessions, le statut des animaux, etc. Ces problématiques représentent des enjeux importants pour notre Pays, qu’il s’agisse de la sécurité des personnes, de salubrité mais aussi de l’image de notre collectivité, au regard notamment de la volonté de développement des activités touristiques de la Polynésie française.

Ainsi, la vice-présidente a mis en place un comité de réflexion sur le « bien-être animal » composé de représentants du haut-commissariat, de la magistrature du parquet et du siège, de l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (OCLAESP), du Conseil Économique, Social, Environnemental et Culturel (CESEC), des services administratifs polynésiens, du Syndicat pour la promotion des communes de la Polynésie française (SPCPF), du Syndicat intercommunal pour la gestion de la fourrière animale (SIGFA), des associations et des vétérinaires.

La première réunion de ce comité s’est tenue le vendredi 12 janvier 2024 et a démontré l’importance d’un diagnostic contextuel et juridique du secteur du « bien-être animal ». Cette étude pourra servir de fondement à un schéma stratégique qui jettera les bases de notre action en matière de « bien-être animal » pour les années à venir.

De plus, un poste d’agent de catégorie A sera prochainement créé à la faveur de la Direction de l’Environnement (DIREN) au sein de sa nouvelle cellule dédiée au « bien-être animal ». En outre, il faudra très certainement intégrer cette planification sur le plan normatif pour pérenniser cette politique publique à long terme, en établissement un comité politique et des comités techniques dédiés à cette politique publique du « bien-être animal ».

Lors de la conférence de presse suivant le conseil des ministres, Eliane Tevahitua, a de surcroît annoncé qu’un état des lieux sur les animaux domestiques allait être lancé, encourageant aussi la population à prévenir les autorités lorsqu’elle est témoin de maltraitance animale.

Rédigé par Bertrand PREVOST le Mardi 23 Janvier 2024 à 16:00 | Lu 2324 fois