Tahiti, le 28 janvier 2025 - Les 91 députés du groupe Ensemble pour la République ont déposé ce mardi une proposition de résolution européenne visant à condamner les ingérences de l’Azerbaïdjan et du Groupe Initiative Bakou en Nouvelle-Calédonie et dans les Outre-mer. Des ingérences répétées qui appellent à “des mesures fermes pour protéger la souveraineté et l’intégrité de la République”.
Après l’ex-député Tavini Tematai Le Gayic, ce sont les 91 députés du groupe Ensemble pour la République, parmi lesquels Moerani Frébault, qui prennent la plume pour condamner les ingérences de l’Azerbaïdjan et de sa pseudo ONG Groupe Initiative Bakou. Ils sont tous signataires d’une proposition de résolution européenne déposée ce mardi au Palais Bourbon en commission des affaires étrangères.
En préambule, les députés rappellent que les enquêtes menées à la suite des émeutes, qui ont fait trembler et ont endeuillé la Nouvelle-Calédonie en mai dernier, “ont révélé les ingérences étrangères”. Dans la foulée, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin avait déjà accusé l’Azerbaïdjan de soutenir des mouvements indépendantistes en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie et en Guyane, notamment en diffusant de la désinformation sur les réseaux sociaux pour attiser les tensions. Deux mois plus tard, en juillet, des élus indépendantistes de Nouvelle-Calédonie, mais aussi du Tavini retournaient à Bakou et créaient un “front international de décolonisation”. Et pas plus tard qu’il y a trois jours, c’est sur le Caillou que Bakou orchestrait une nouvelle salve avec l’organisation du premier congrès constitutif du “Front international de décolonisation” (FID) auquel assistaient là encore des élus du Tavini.
Les députés précisent qu’un rapport technique de l’organisme Viginum pointe explicitement du doigt la stratégie de du Groupe Initiative Bakou qui consiste à “instrumentaliser le débat public dans les Outre-mer pour servir les objectifs de politique étrangère de l’Azerbaïdjan”.
C’est pourquoi tous les députés affiliés au groupe présidentiel Ensemble pour la République estiment qu’il est aujourd’hui “impératif que l’Assemblée nationale affirme sa position et appelle à des mesures fermes pour protéger la souveraineté et l’intégrité de la République”.
Leur proposition de résolution invite ainsi le gouvernement central à “renforcer” ses mesures de surveillance et de prévention, “en particulier en matière de cybersécurité et de lutte contre la désinformation”. Mais aussi la Commission européenne à intégrer dans ses partenariats avec les Outre-mer “des programmes spécifiques pour financer et soutenir la lutte contre les ingérences étrangères”. Enfin, cette proposition de résolution européenne encourage le gouvernement central, la Commission européenne et le Conseil européen à “intensifier la coopération avec les partenaires internationaux afin de détecter, prévenir et contrer” ces ingérences étrangères en Outre-mer.
Stéphanie Delorme
Après l’ex-député Tavini Tematai Le Gayic, ce sont les 91 députés du groupe Ensemble pour la République, parmi lesquels Moerani Frébault, qui prennent la plume pour condamner les ingérences de l’Azerbaïdjan et de sa pseudo ONG Groupe Initiative Bakou. Ils sont tous signataires d’une proposition de résolution européenne déposée ce mardi au Palais Bourbon en commission des affaires étrangères.
En préambule, les députés rappellent que les enquêtes menées à la suite des émeutes, qui ont fait trembler et ont endeuillé la Nouvelle-Calédonie en mai dernier, “ont révélé les ingérences étrangères”. Dans la foulée, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin avait déjà accusé l’Azerbaïdjan de soutenir des mouvements indépendantistes en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie et en Guyane, notamment en diffusant de la désinformation sur les réseaux sociaux pour attiser les tensions. Deux mois plus tard, en juillet, des élus indépendantistes de Nouvelle-Calédonie, mais aussi du Tavini retournaient à Bakou et créaient un “front international de décolonisation”. Et pas plus tard qu’il y a trois jours, c’est sur le Caillou que Bakou orchestrait une nouvelle salve avec l’organisation du premier congrès constitutif du “Front international de décolonisation” (FID) auquel assistaient là encore des élus du Tavini.
Les députés précisent qu’un rapport technique de l’organisme Viginum pointe explicitement du doigt la stratégie de du Groupe Initiative Bakou qui consiste à “instrumentaliser le débat public dans les Outre-mer pour servir les objectifs de politique étrangère de l’Azerbaïdjan”.
C’est pourquoi tous les députés affiliés au groupe présidentiel Ensemble pour la République estiment qu’il est aujourd’hui “impératif que l’Assemblée nationale affirme sa position et appelle à des mesures fermes pour protéger la souveraineté et l’intégrité de la République”.
Leur proposition de résolution invite ainsi le gouvernement central à “renforcer” ses mesures de surveillance et de prévention, “en particulier en matière de cybersécurité et de lutte contre la désinformation”. Mais aussi la Commission européenne à intégrer dans ses partenariats avec les Outre-mer “des programmes spécifiques pour financer et soutenir la lutte contre les ingérences étrangères”. Enfin, cette proposition de résolution européenne encourage le gouvernement central, la Commission européenne et le Conseil européen à “intensifier la coopération avec les partenaires internationaux afin de détecter, prévenir et contrer” ces ingérences étrangères en Outre-mer.
Stéphanie Delorme