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​« La circulation du virus est stoppée »



Tahiti, le 26 avril 2020 – Le ministre de la Santé, Jacques Raynal, a indiqué vendredi qu’au terme de la campagne de dépistage massive menée en Polynésie française, l’on pouvait considérer que « la circulation du virus a été stoppée ». Le ministre est ensuite longuement revenu sur les conditions sanitaires pour une reprise d’activité.
 
Où en sommes-nous au niveau de la circulation du virus en Polynésie ?
 
« Les résultats que l’on a démontrent que la circulation du virus a été stoppée. Le dernier avion qui a amené des personnes qui pouvaient être contaminantes, car elles n’avaient pas été testées, c’était le 28 mars dernier. Cela fait que nous avons la distance suffisante pour pouvoir dire que la circulation du virus est stoppée. Par conséquent, la stratégie de dépistage que nous employons, et que nous avons employée, au début c’était uniquement les personnes les plus proches du contaminé, et puis on a élargi un peu. Et d’élargir encore plus les tests en faisant des séries de tests beaucoup plus importantes, nous a rassurés. Néanmoins, on va poursuivre. Car récemment, dans l’avion qui est arrivé hier, on a reçu des capacités de tests supplémentaires. Donc je pense qu’on va développer une autre stratégie qui sera de faire des sondages, ici ou là, pour vérifier s’il n’y a pas quelque chose de caché quelque part. Mais, à mon sens, on est relativement rassuré. Bien sûr, il y a quand même toujours la menace de l’introduction du virus avec les retours de personnes qui viennent de métropole (…) C’est pour ça que nous demandons à chacun de bien vouloir se plier au test, mais compte tenu du fait qu’entre le moment où on fait le test et le moment où on monte dans l’avion, il peut y avoir un contact involontaire, on demande aussi à ces personnes de se mettre en confinement pendant deux semaines. Voilà les sécurités que l’on peut mettre. »

« Une reprise globale, c’est difficile d’un seul coup »

On entend beaucoup parler du côté des entreprises d’un désir de reprendre l’activité. Est-ce qu’il est possible de le faire ?
 
« Compte tenu de ce que je viens de vous dire, c’est vrai et puis compte tenu aussi du fait que cette épidémie, autant elle est gênante du point de vue sanitaire, elle entraîne également des conséquences économiques importantes sur la vie du pays, sur la vie des entreprises et sur les salariés. Donc on étudie à l’heure actuelles des stratégies de reprise progressive de l’activité. Un certain nombre de mesures seront prises dans les jours qui viennent pour voir dans quelles conditions cette reprise d’une activité progressive, graduée, en fonction des secteurs pourra se faire. Je pense que le président du Pays et le haut-commissaire en parleront bientôt. »

On ne s’achemine donc pas sur une reprise globale au 29 avril ?
 
« Pour une reprise globale, c’est difficile d’un seul coup. Ça serait prendre des risques. On préfère faire secteur par secteur, d’autant plus qu’à l’heure actuelle, on contraint les gens qui sont dans les îles du Vent à ne pas aller dans les autres archipels sauf sous conditions de confinement préalable pour des personnes qui seraient restées au moins deux semaines ici sous contrôle et sous condition de passage d’un test. En dehors de ces conditions-là et du fait que ce soit les services de santé qui aient contrôlé le confinement, il n’est pas possible encore de faire des voyages entre les îles du Vent les autres archipels. Pour les autres archipels, si on en arrive à un allégement des mesures de confinement, ils seront les premiers concernés puisque, maintenant on peut le dire on est on est certain que le virus n’a pas circulé au sein des archipels. Il y a eu quelques alertes ici ou là, mais il n’y a pas eu de contamination. Pour les archipels éloignés on est donc relativement tranquille. »

« Pas de risques pour les enfants »

Et concernant le volet des écoles, où en est-on ?
 
« Il y aura un point presse qui sera fait demain par le ministère de l’éducation et la direction générale des enseignements. Ce n’est pas à moi de vous dire ce qui sera dit, mais je pense que s’il y a une conférence de presse qui se fait, c’est pour annoncer soit la reprise, soit la non-reprise, soit une organisation pour les cours. »

D’un point de vue médical, est-ce qu’on connait les risques à une reprise de l’école ?
 
« On l’a vu, en ce qui concerne les enfants, qu’ils ne sont pas touchés par cette épidémie du covid-19. Ça ne veut pas dire qu’ils ne sont pas porteurs ou autre, mais il n’y a pas de risque sanitaire à proprement parler. Néanmoins, dans l’hypothèse où il y aurait un aménagement des conditions scolaires, il faudrait que soit respectées les mesures barrières. (…) »

« On a stimulé la fabrication de masques »

L’une des conditions pour la reprise des activités économique notamment, c’était de brasser des équipements de protection individuelle. Est-ce qu’aujourd’hui on en a assez ?
 
« A ce jour, je ne peux pas vous dire exactement si on en a suffisamment, mais on a stimulé la fabrication de masques tissus notamment puisqu’on estime que ces protections sont des barrières suffisantes dans la vie de tous les jours en termes de travail et de circulation. Il y a déjà un certain nombre de masques qui sont en train d’être fabriqués, on a également reçu un certain nombre de masques récemment pour les professionnels de santé, ce qui permettra peut-être de libérer un peu des masques qui sont dans les réserves. Donc dans l’hypothèse où une reprise de l’activité se ferait, il faudrait bien évidemment porter des masques. Je préfère personnellement indiquer de porter des masques en tissus pour aller et venir dans la rue et au travail tout simplement parce que les masques en tissus, si vous le tenez propre, seront plus facilement accessible que les masques de type chirurgical, qui sont plus fragiles et durent moins longtemps. Ils permettent d’éviter que vous projetiez des postillons ou des gouttelettes qui pourraient éventuellement contenir du virus. »
 
Dans le cadre d’une reprise d’activité, avez-vous ciblé des activités qui seront toujours interdites ?
 
« Oui, aller au cinéma, les rassemblements au-delà d’une vingtaine à une trentaine de personnes. Les activités physiques collectives comme le football ou le rugby quand on est en contact avec les autres… Plusieurs choses sont possibles, mais là, je laisse à la ministre de l’Éducation, ou la ministre des Sports, au président ou au haut-commissaire, le soin d’annoncer.  D’autres activités plus individuelles pourront peut-être être ouvertes. On est en train d’envisager cette question, pas tant sur le plan de l’autorisation, mais sur le plan de l’organisation générale. Par exemple, est-ce qu’on peut déambuler au bord de plage… »

Rédigé par Antoine Samoyeau le Dimanche 26 Avril 2020 à 11:55 | Lu 10345 fois





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