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Un an de prison requis contre Dieudonné pour apologie du terrorisme


Tahiti le 17 juin 2026. La parquet de Paris a requis, mercredi, un an de prison ferme au procès du polémiste Dieudonné pour apologie du terrorisme et injure envers l'actuel ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, dans des publications sur son compte X en 2024-2025.


Dieudonné M'Bala M'Bala, 60 ans, a comparu notamment pour une vidéo publiée sur le réseau social le 7 octobre 2024, premier anniversaire de l'attaque du Hamas sur le sol israélien qui a entraîné la mort de plus de 1.200 personnes côté israélien, en majorité des civils.

Dans ce film de deux minutes vu un million de fois, le polémiste au casier judiciaire aux 34 condamnations dénonce d'abord "les chaînes de propagande en continu" qui en feraient "le jour de toutes les horreurs" et salue au contraire "une date merveilleuse, extraordinaire, féerique", avant de finalement indiquer qu'il parle de l'anniversaire de sa fille, née un 7 octobre.

"Je suis un humoriste. Je ne suis ni un homme politique, ni un intellectuel, ni un sociologue. Je fais rire les Français depuis près de 40 ans", s'est défendu devant le tribunal Dieudonné, barbe poivre et sel, son avocat plaidant un registre d'"humour noir".

La justice lui reproche une autre vidéo estimée injurieuse envers Laurent Nuñez, alors préfet de police de Paris, après un énième arrêté d'interdiction d'un de ses spectacles. Le visage déformé par un filtre grotesque, Dieudonné y appelle ce "fils de ta mère la pure, la sainte" à "porter tes couilles" afin de "parler tous les deux".

"Mon univers c'est la dérision, la saille drolatique, et parfois le mauvais goût. Mais je ne pouvais pas faire autrement que l'interpeller", a expliqué Dieudonné, qui a fait de l'ambiguïté et la provocation ses marques de fabrique.

"Je suis devenu malgré moi le révélateur chimique de la liberté d'expression, je ne l'ai pas demandé", a avancé celui qui est depuis le mois de mai en liberté conditionnelle après avoir purgé une peine aménagée sous bracelet électronique.

La procureure a également requis 20.000 euros d'amende et trois ans d'inéligibilité contre l'artiste, au vu de sa "logique de réitération" de ce qui est devenu pour lui un "fonds de commerce".

"Si ce n'était pas Dieudonné, personne n'aurait été poursuivi pour ça", a regretté son avocat Karim Laouafi en demandant la relaxe. La décision sera rendue le 17 septembre.

Rédigé par AFP le Mercredi 17 Juin 2026 à 10:07 | Lu 102 fois