La nageuse suisse Caroline Lüthi effectuera la traversée Tahiti-Moorea à la nage en octobre prochain pour sensibiliser à la protection des récifs coralliens. ©Caroline Lüthi
Tahiti, le 16 juin 2026 - Nageuse habituée des eaux suisses, Caroline Lüthi prépare un défi de taille : rejoindre Moorea à la nage depuis Tahiti en octobre prochain. Une traversée de plus de 25 kilomètres en pleine mer, sans assistance. Au-delà de la performance sportive, la Suissesse porte le projet environnemental Blue Reach, destiné à sensibiliser à la protection des récifs coralliens, en partenariat avec la fondation Science4Reefs.
Caroline Lüthi a un projet bien loin de sa Suisse : traverser le chenal entre Tahiti et Moorea à la nage. “Ma plus grosse difficulté, ça va être la chaleur. Tu es pendant des heures en train de faire un effort physique et tu as le soleil qui tape”, reconnaît la nageuse. Mais rien ne l’effraie. La réalité, elle en a pleinement conscience à quelques mois de sa tentative de traversée entre les deux îles sœurs, prévue en octobre prochain. Elles sont une poignée seulement — sans doute entre cinq et dix — à avoir réussi cette traversée à la nage.
Mais ce projet ambitieux est loin d’être un “simple” défi sportif, c'est surtout un projet environnemental qu'elle souhaite porter. À travers Blue Reach, un programme construit sur plusieurs années autour de défis de nage en eau libre de plus en plus ambitieux, la jeune femme entend mettre sa notoriété sportive au service de la préservation des récifs coralliens. Pour cette première étape en Polynésie, elle s'est associée à Science4Reefs, fondation créée en 2024 sous l’égide de la fondation CNRS et basée à Moorea, spécialisée dans la protection des coraux.
L'objectif est double pour l’athlète : devenir la première Suissesse à réaliser sans assistance la traversée Tahiti-Moorea, soit 25 kilomètres en ligne droite, et sensibiliser le public suisse aux enjeux liés à la préservation des récifs coralliens. En partant directement de la plage. À son retour, elle compte bien transmettre ce que le Fenua lui a offert. Une levée de fonds accompagnera d'ailleurs le projet afin de soutenir les actions de Science4Reefs.
“En Suisse, on est extrêmement mal éduqués sur la protection des coraux. Il y a un Suisse sur deux qui va te dire que le corail, c'est une plante”, alerte cette sportive qui travaille dans le milieu de l’horlogerie. Son ambition est d’œuvrer aux côtés des scientifiques de la fondation durant son séjour afin de rapporter du contenu pédagogique et développer ensuite des actions de sensibilisation dans les écoles suisses. “On ne peut pas demander à des gens de protéger ce qu'ils ne connaissent pas”, expose-t-elle.
Caroline Lüthi a un projet bien loin de sa Suisse : traverser le chenal entre Tahiti et Moorea à la nage. “Ma plus grosse difficulté, ça va être la chaleur. Tu es pendant des heures en train de faire un effort physique et tu as le soleil qui tape”, reconnaît la nageuse. Mais rien ne l’effraie. La réalité, elle en a pleinement conscience à quelques mois de sa tentative de traversée entre les deux îles sœurs, prévue en octobre prochain. Elles sont une poignée seulement — sans doute entre cinq et dix — à avoir réussi cette traversée à la nage.
Mais ce projet ambitieux est loin d’être un “simple” défi sportif, c'est surtout un projet environnemental qu'elle souhaite porter. À travers Blue Reach, un programme construit sur plusieurs années autour de défis de nage en eau libre de plus en plus ambitieux, la jeune femme entend mettre sa notoriété sportive au service de la préservation des récifs coralliens. Pour cette première étape en Polynésie, elle s'est associée à Science4Reefs, fondation créée en 2024 sous l’égide de la fondation CNRS et basée à Moorea, spécialisée dans la protection des coraux.
L'objectif est double pour l’athlète : devenir la première Suissesse à réaliser sans assistance la traversée Tahiti-Moorea, soit 25 kilomètres en ligne droite, et sensibiliser le public suisse aux enjeux liés à la préservation des récifs coralliens. En partant directement de la plage. À son retour, elle compte bien transmettre ce que le Fenua lui a offert. Une levée de fonds accompagnera d'ailleurs le projet afin de soutenir les actions de Science4Reefs.
“En Suisse, on est extrêmement mal éduqués sur la protection des coraux. Il y a un Suisse sur deux qui va te dire que le corail, c'est une plante”, alerte cette sportive qui travaille dans le milieu de l’horlogerie. Son ambition est d’œuvrer aux côtés des scientifiques de la fondation durant son séjour afin de rapporter du contenu pédagogique et développer ensuite des actions de sensibilisation dans les écoles suisses. “On ne peut pas demander à des gens de protéger ce qu'ils ne connaissent pas”, expose-t-elle.
Dix à onze heures d’effort
Pour mener à bien cette aventure, Caroline Lüthi s'appuie sur une préparation millimétrée. Le projet de traversée a été officiellement lancé en septembre dernier avec ses entraîneurs. Depuis, les séances s'enchaînent entre musculation, endurance et préparation mentale. “J'ai eu une grosse phase de musculation pour avoir plus de puissance et plus de force. J'ai dû prendre du poids. J'ai dû manger comme un ogre”, raconte-t-elle en rigolant. Désormais, place aux longues sorties en eau libre.
Celle qui a été biberonnée aux eaux des lacs suisses sait que les conditions qu'elle rencontrera en Polynésie seront bien différentes. Si elle s'entraîne régulièrement à nager à contre-courant dans les rivières et les fleuves helvétiques, elle n'a encore jamais évolué dans l'océan.
“Je ne connais pas la nature, je ne connais pas l'océan, comment il se comporte dans cette zone-là. J'ai besoin de gens qui savent lire les vagues, qui savent lire le courant”, explique-t-elle. Une humilité qu'elle revendique volontiers : “Je n'ai pas la prétention d'arriver et de dire que je veux que ça se passe comme ça. J'écoute les gens qui connaissent la zone.”
Selon les estimations de son équipe, la traversée devrait représenter environ 25 kilomètres, soit près de 27 kilomètres réellement parcourus en tenant compte des courants et de la trajectoire. Un effort qui pourrait durer entre dix et onze heures.
Selon les estimations de son équipe, la traversée devrait représenter environ 25 kilomètres, soit près de 27 kilomètres réellement parcourus en tenant compte des courants et de la trajectoire. Un effort qui pourrait durer entre dix et onze heures.
“J'ai très vite des hallucinations quand je nage”
La nageuse tentera l'exploit dans la catégorie dite “non assistée”, l'une des plus exigeantes de la discipline. Aucun équipement particulier ne sera autorisé. “J'ai le droit à mon maillot de bain, des lunettes et un bonnet. Je n'ai le droit à rien d'autre. Je n'ai pas le droit de toucher le bateau, je n'ai pas le droit à un engin de flottaison.” Dans les derniers mois avant de réaliser son rêve elle nage “des heures et des heures et des heures” pour être la plus régulière possible. “Le but, c'est de rester comme un métronome.”
Au fil des heures, elle devra également composer avec la fatigue extrême. Lors de ses longues traversées d'entraînement, elle connaît déjà les effets que peut provoquer l'effort prolongé. “Moi, j'ai très vite des hallucinations quand je nage à cause de l'effort physique.” Elle se souvient notamment d'une scène insolite vécue lors d'une précédente traversée du lac Léman : “Je voyais un chat qui nageait à côté de moi. J'ai mis dix minutes à me conscientiser qu'un chat, ça ne peut pas nager.” Vomir, être en hypothermie ou encore l’évanouissement de l’effort sont des éventualités à ne pas écarter même s’il ne faut pas voir le verre à moitié vide. L’athlète suisse refuse cette option. Si les conditions météorologiques ou la sécurité de l'équipage devaient l'obliger à interrompre une tentative, elle assure qu'elle recommencerait. “Je ne quitte pas le sol de Tahiti tant que je n'ai pas réussi”, sourit-elle avant d’ajouter : “Je ne fais pas 30 heures de vol pour ne pas arriver au bout.”
La traversée Tahiti-Moorea n’est pas la dernière étape du programme Blue Reach. Dans les années à venir, la nageuse prévoit d'enchaîner des défis de plus en plus grands, notamment la traversée intégrale du lac Léman entre le château de Chillon et Genève, soit près de 75 kilomètres. Avec toujours le même objectif : allier performance sportive et sensibilisation environnementale.


































