Tahiti le 10 juin 2026. Les experts météo mondiaux sont de plus en plus convaincus qu'un phénomène météorologique El Niño très fort se produira cette année, a annoncé mercredi l'observatoire climatique européen Copernicus.
"Du 1er mai au 1er juin, tous les modèles ont revu leurs prévisions à la hausse", a déclaré à l’AFP le directeur du service, Carlo Buontempo, à propos des prévisions sur le retour d'El Niño. "Les probabilités penchent fortement en faveur d'un épisode modéré à fort, ou probablement fort à potentiellement sans précédent à ce stade".
El Niño est un phénomène climatique naturel qui réchauffe les températures de surface dans le centre et l'est du Pacifique équatorial, entraînant des changements à l'échelle mondiale dans les régimes de vents, de pression et de précipitations.
El Niño atteint généralement son pic en fin d'année. Mais la chaleur océanique se dissipe lentement et peut continuer à faire grimper les températures mondiales l'année suivante.
Dans sa dernière mise à jour, Copernicus a indiqué que 75% des experts météo mondiaux contribuant à ses perspectives sur El Niño prévoyaient que les températures de la mer dans certaines parties du Pacifique pourraient grimper de 2,5°C ou plus au-dessus de la moyenne d'ici novembre.
Seuls trois épisodes – 1982/83, 1997/98 et 2015/16 – ont dépassé les 2°C depuis le premier grand El Niño enregistré à l'ère moderne en 1877/78.
Les perspectives de Copernicus combinent les prévisions El Niño de neuf des principaux centres météorologiques du monde — notamment en Europe, aux États-Unis, en Australie et au Japon — en une seule prévision.
Copernicus a souligné que "les modèles individuels ne sont pas unanimes pour prévoir un événement très intense", mais que ceux se situant dans la fourchette basse avaient, par le passé, tendance à sous-estimer la force d’El Niño.
Selon les scientifiques, les observations dans le monde réel pointent également vers un événement inhabituel en formation: les températures de la mer dans les principales zones El Niño du Pacifique équatorial augmentent rapidement et une immense masse d'eau anormalement chaude s'accumule sous la surface.
Les épisodes d'El Niño gagnent en intensité à mesure que l'océan et l'atmosphère se "combinent" de plus en plus au cours des mois d’été, modifiant la pression atmosphérique, les formations nuageuses et les vents. Ce phénomène peut transformer un El Niño modeste en un événement d'ampleur exceptionnelle, dopant la chaleur et déclenchant un climat chaotique à l'échelle mondiale.
Les climatologues interrogés par l'AFP estiment que 2027 dépassera probablement 2024 comme année la plus chaude jamais enregistrée.
Même s'ils soulignent que chaque El Niño est différent, les événements majeurs suivent souvent des schémas familiers, dont des épisodes de sécheresse dans certaines régions de l'Amazonie, de l'Indonésie et de l'Australie, des perturbations de la mousson en Inde et des modifications des précipitations dans l'ensemble des tropiques.
Les scientifiques insistent sur le fait que des El Niño plus forts augmentent la probabilité d'impacts plus sévères, sans toutefois les garantir. Les prévisions à long terme comportent une incertitude significative et leur fiabilité tend généralement à s'améliorer à mesure que la période prévue se rapproche.
"Du 1er mai au 1er juin, tous les modèles ont revu leurs prévisions à la hausse", a déclaré à l’AFP le directeur du service, Carlo Buontempo, à propos des prévisions sur le retour d'El Niño. "Les probabilités penchent fortement en faveur d'un épisode modéré à fort, ou probablement fort à potentiellement sans précédent à ce stade".
El Niño est un phénomène climatique naturel qui réchauffe les températures de surface dans le centre et l'est du Pacifique équatorial, entraînant des changements à l'échelle mondiale dans les régimes de vents, de pression et de précipitations.
El Niño atteint généralement son pic en fin d'année. Mais la chaleur océanique se dissipe lentement et peut continuer à faire grimper les températures mondiales l'année suivante.
Dans sa dernière mise à jour, Copernicus a indiqué que 75% des experts météo mondiaux contribuant à ses perspectives sur El Niño prévoyaient que les températures de la mer dans certaines parties du Pacifique pourraient grimper de 2,5°C ou plus au-dessus de la moyenne d'ici novembre.
Seuls trois épisodes – 1982/83, 1997/98 et 2015/16 – ont dépassé les 2°C depuis le premier grand El Niño enregistré à l'ère moderne en 1877/78.
Les perspectives de Copernicus combinent les prévisions El Niño de neuf des principaux centres météorologiques du monde — notamment en Europe, aux États-Unis, en Australie et au Japon — en une seule prévision.
Copernicus a souligné que "les modèles individuels ne sont pas unanimes pour prévoir un événement très intense", mais que ceux se situant dans la fourchette basse avaient, par le passé, tendance à sous-estimer la force d’El Niño.
Selon les scientifiques, les observations dans le monde réel pointent également vers un événement inhabituel en formation: les températures de la mer dans les principales zones El Niño du Pacifique équatorial augmentent rapidement et une immense masse d'eau anormalement chaude s'accumule sous la surface.
Les épisodes d'El Niño gagnent en intensité à mesure que l'océan et l'atmosphère se "combinent" de plus en plus au cours des mois d’été, modifiant la pression atmosphérique, les formations nuageuses et les vents. Ce phénomène peut transformer un El Niño modeste en un événement d'ampleur exceptionnelle, dopant la chaleur et déclenchant un climat chaotique à l'échelle mondiale.
Les climatologues interrogés par l'AFP estiment que 2027 dépassera probablement 2024 comme année la plus chaude jamais enregistrée.
Même s'ils soulignent que chaque El Niño est différent, les événements majeurs suivent souvent des schémas familiers, dont des épisodes de sécheresse dans certaines régions de l'Amazonie, de l'Indonésie et de l'Australie, des perturbations de la mousson en Inde et des modifications des précipitations dans l'ensemble des tropiques.
Les scientifiques insistent sur le fait que des El Niño plus forts augmentent la probabilité d'impacts plus sévères, sans toutefois les garantir. Les prévisions à long terme comportent une incertitude significative et leur fiabilité tend généralement à s'améliorer à mesure que la période prévue se rapproche.
































