Tahiti, le 19 juin 2026 - Édouard Fritch a été élu à l’unanimité des membres du conseil politique du Tapura pour être candidat avec Lana Tetuanui pour les sénatoriales. “Il a été plébiscité” par tous, jeudi soir, lorsqu’il a confirmé le maintien de sa candidature. Celle-ci “va laisser de la place disponible dans la carte politique du Pays (…). C'est effectivement un geste fort”, explique Édouard Fritch.
Réuni jeudi soir à Pira’e, le conseil politique du Tapura Huiraatira a choisi à “l’unanimité” Édouard Fritch pour former, avec la sénatrice sortante Lana Tetuanui, le tandem du parti rouge pour les sénatoriales de septembre prochain.
Un choix autre que celui de la commission d’investiture qui avait, rappelons-le, comme favori Orava Guénin. Le conseil politique a favorisé “l'expérience à Paris, un autonomiste convaincu, quelqu'un qui connaît les dossiers, qui connaît les contrats avec l'État” et qui prône également le renouvellement de la classe politique, explique Édouard Fritch.
Tepuaraurii Teriitahi ajoute également que la candidature de Orava Guénin constituait un “plan B” dans l'hypothèse où Édouard Fritch aurait renoncé à se présenter.
Une candidature que le chef de file du parti rouge présente comme un choix stratégique pour préparer le renouvellement de la classe politique et cela sera également l’occasion de préparer les territoriales de 2028. “Il faut reconstruire l'armée du Tapura”, assure Édouard Fritch.
Réuni jeudi soir à Pira’e, le conseil politique du Tapura Huiraatira a choisi à “l’unanimité” Édouard Fritch pour former, avec la sénatrice sortante Lana Tetuanui, le tandem du parti rouge pour les sénatoriales de septembre prochain.
Un choix autre que celui de la commission d’investiture qui avait, rappelons-le, comme favori Orava Guénin. Le conseil politique a favorisé “l'expérience à Paris, un autonomiste convaincu, quelqu'un qui connaît les dossiers, qui connaît les contrats avec l'État” et qui prône également le renouvellement de la classe politique, explique Édouard Fritch.
Tepuaraurii Teriitahi ajoute également que la candidature de Orava Guénin constituait un “plan B” dans l'hypothèse où Édouard Fritch aurait renoncé à se présenter.
Une candidature que le chef de file du parti rouge présente comme un choix stratégique pour préparer le renouvellement de la classe politique et cela sera également l’occasion de préparer les territoriales de 2028. “Il faut reconstruire l'armée du Tapura”, assure Édouard Fritch.
“Il faut mettre une forte tête à la commune de Pira’e”
S’il est élu sénateur, dit-il, il laisse une “place disponible dans la carte politique du Pays, pour notre jeunesse, c’est un geste fort”. Édouard Fritch rappelle qu’aux dernières municipales, il a laissé “la place à 19 jeunes sur 33” à Pira’e.
Mais même s’il est appelé à démissionner de son poste de tāvana de Pira’e, “cela ne m’enlève pas la possibilité de travailler pour la commune de Pira’e, je resterai auprès d'eux (…) je pense pouvoir mieux servir le Tapura Huiraatira et mon Pays en étant au Sénat”.
Il évoque les grands dossiers sur lesquels il compte travailler : le statut, les conventions ou encore les contrats avec l’État. “Tout cela nécessite de la préparation et surtout de l’expérience.”
Pour sa succession à Pira’e, il avance qu’il n’y a pas “encore” eu de discussion à ce sujet avec sa majorité “mais il y a des gens qui ont de l'expérience (…). Ce qui me préoccupe le plus, ce n'est pas tant la succession que l'ambiance, que l'environnement que je vais laisser derrière moi, parce qu'il faudra effectivement rechercher une cohésion d'équipe. C'est ce que j'ai fait depuis 12 ans maintenant ”. Pour le tāvana de Pira’e,
“l'important, c'est (…) que l'on est tous là pour servir la commune”.
Car celui qui prendra sa succession héritera de plusieurs gros dossiers. Édouard Fritch rappelle qu’à Pira’e, 8 milliards de francs d’investissement sont en cours. “On va lancer le centre-ville. Nous sommes en train de préparer l'assainissement. Il faut mettre une forte tête à la commune de Pira’e. Mais il faut surtout mettre quelqu'un qui aime cette commune.”
Mais même s’il est appelé à démissionner de son poste de tāvana de Pira’e, “cela ne m’enlève pas la possibilité de travailler pour la commune de Pira’e, je resterai auprès d'eux (…) je pense pouvoir mieux servir le Tapura Huiraatira et mon Pays en étant au Sénat”.
Il évoque les grands dossiers sur lesquels il compte travailler : le statut, les conventions ou encore les contrats avec l’État. “Tout cela nécessite de la préparation et surtout de l’expérience.”
Pour sa succession à Pira’e, il avance qu’il n’y a pas “encore” eu de discussion à ce sujet avec sa majorité “mais il y a des gens qui ont de l'expérience (…). Ce qui me préoccupe le plus, ce n'est pas tant la succession que l'ambiance, que l'environnement que je vais laisser derrière moi, parce qu'il faudra effectivement rechercher une cohésion d'équipe. C'est ce que j'ai fait depuis 12 ans maintenant ”. Pour le tāvana de Pira’e,
“l'important, c'est (…) que l'on est tous là pour servir la commune”.
Car celui qui prendra sa succession héritera de plusieurs gros dossiers. Édouard Fritch rappelle qu’à Pira’e, 8 milliards de francs d’investissement sont en cours. “On va lancer le centre-ville. Nous sommes en train de préparer l'assainissement. Il faut mettre une forte tête à la commune de Pira’e. Mais il faut surtout mettre quelqu'un qui aime cette commune.”
“D'ici dix ans, c'est le renouvellement à 100 %”
Même si le leader du Tapura affirmait à Tahiti Infos avoir presque 400 voix sur les 721 grands électeurs, il devra tout de même “faire campagne (…). On n'est jamais sûr d'un résultat aux élections”. Édouard Fritch rappelle qu’au-delà des élus du Tapura, il faudra surtout mobiliser l'ensemble des élus autonomistes. “Il faut les travailler, il faut leur parler. Il faut leur dire que l'importance pour nous de ces sénatoriales, c'est aussi l'importance pour ce Pays et son statut d'autonomie”.
Édouard Fritch assure ne pas avoir “marchandé” avec Orava Guénin. “Je ne suis pas à échanger leur soutien par rapport à une fonction. Je ne fais pas ce genre de promesses.”
Il ajoute qu’au sein du parti, ceux qui prennent de l’âge ont “cette volonté de vouloir s'écarter de plus en plus, pas de partir, mais de s'écarter un petit peu” pour accompagner “les nouveaux”. Il précisé que “d'ici dix ans, c'est le renouvellement à 100 %. Il faut arriver à se remettre en question dans les dix années à venir”.
Édouard Fritch assure ne pas être là pour faire de “l’affichage, je reste actif. Je me suis engagé ce soir à faire la tournée des archipels et à remettre l'armée en route”. Et dans les jours prochains, ils écriront le programme du Tapura “pour le renouvellement de l'assemblée de la Polynésie. Je veux arriver en 2028 avec un programme réglé et surtout un premier chantier important, c'est de rétablir la vérité dans ce pays”. Édouard Fritch fait référence à la perte par le Pays du label de la pêche durable décerné par Marine Stewardship Council (MSC) obtenu il y a près de dix ans. “Il faut préparer l'alternative parce que tout ça, il faut les mettre de côté”.
Le leader du parti rouge estime pouvoir “toujours porter la liste du Tapura, ça ne veut pas dire que je serai président (…). Je ne veux pas être président, je veux préparer l'alternative, je vais mener cette liste-là et la présidence, on verra par la suite (…) Dans le cadre du renouveau, pourquoi pas une femme présidente ?”
Édouard Fritch assure ne pas avoir “marchandé” avec Orava Guénin. “Je ne suis pas à échanger leur soutien par rapport à une fonction. Je ne fais pas ce genre de promesses.”
Il ajoute qu’au sein du parti, ceux qui prennent de l’âge ont “cette volonté de vouloir s'écarter de plus en plus, pas de partir, mais de s'écarter un petit peu” pour accompagner “les nouveaux”. Il précisé que “d'ici dix ans, c'est le renouvellement à 100 %. Il faut arriver à se remettre en question dans les dix années à venir”.
Édouard Fritch assure ne pas être là pour faire de “l’affichage, je reste actif. Je me suis engagé ce soir à faire la tournée des archipels et à remettre l'armée en route”. Et dans les jours prochains, ils écriront le programme du Tapura “pour le renouvellement de l'assemblée de la Polynésie. Je veux arriver en 2028 avec un programme réglé et surtout un premier chantier important, c'est de rétablir la vérité dans ce pays”. Édouard Fritch fait référence à la perte par le Pays du label de la pêche durable décerné par Marine Stewardship Council (MSC) obtenu il y a près de dix ans. “Il faut préparer l'alternative parce que tout ça, il faut les mettre de côté”.
Le leader du parti rouge estime pouvoir “toujours porter la liste du Tapura, ça ne veut pas dire que je serai président (…). Je ne veux pas être président, je veux préparer l'alternative, je vais mener cette liste-là et la présidence, on verra par la suite (…) Dans le cadre du renouveau, pourquoi pas une femme présidente ?”
“Heureuse de réécrire cette page sénatoriale 2026 avec Édouard Fritch”
La sénatrice Lana Tetuanui a exprimé sa double satisfaction, jeudi soir. D’une part parce que le conseil politique a porté son choix sur Édouard Fritch et d’autre part parce que le 18 juin est “une date assez spéciale pour moi, ce n'est pas rien, c'est l'appel du général de Gaulle. On va peut-être dire qu'aujourd'hui, c'est l'appel du Tapura pour trouver enfin le binôme de votre honorable sénatrice”.
Cette dernière ne doute pas un instant qu’avec ce binôme, “beaucoup de choses vont bouger, surtout au niveau du gouvernement de Paris”. Elle met en avant “la sagesse et l’expérience” d’Édouard Fritch.
Lana Tetuanui a rappelé qu’elle l’a connu il y a 25 ans et elle n’a pas non plus oublié que c’est lui “qui a proposé mon nom en 2015, lorsqu'il y a eu la scission entre le président Flosse et le président Édouard Fritch. Je pense qu'aujourd'hui, c'est un retour des choses à la normalité (…). Je pense qu'on formera un bon duo (…). Je suis heureuse de réécrire cette page sénatoriale 2026 avec Édouard Fritch.”
La sénatrice appelle à “l’unité des troupes” et fait “un appel (…) de raison aux autres électeurs des autres communes (…) pour dire que nous serons – si, le 27 septembre, les grands électeurs sont au rendez-vous – les sénateurs de toutes les Polynésiennes et de tous les Polynésiens”.
Enfin, Tepuaraurii Teriitahi explique que lorsqu’Édouard Fritch a annoncé le maintien de sa candidature, “cela a été plébiscité par l'ensemble du conseil politique et il n'y avait plus de discussion. On a été très heureux de voir cette réaction très positive et qui nous donne du baume au cœur pour la suite”.
Pour elle, le choix d’Édouard Fritch s’est imposé naturellement : “C’est le candidat idéal”. Elle met en avant ses plus de quarante ans d’expérience politique “qui va nous servir à Paris”. Elle critique d’ailleurs le discours de Moetai Brotherson “qui fait croire que si Paris ne fait pas un geste pour la décolonisation, ça va être la révolution en Polynésie, qu'on est dans l'instabilité”. Elle assure que cela ne reflète pas du tout la réalité du Fenua qu’elle juge “stable et apaisé”. Pour Tepuaraurii Teriitahi, Lana Tetuanui et Édouard Fritch feront tous les deux “un excellent travail pour la Polynésie”.
Cette dernière ne doute pas un instant qu’avec ce binôme, “beaucoup de choses vont bouger, surtout au niveau du gouvernement de Paris”. Elle met en avant “la sagesse et l’expérience” d’Édouard Fritch.
Lana Tetuanui a rappelé qu’elle l’a connu il y a 25 ans et elle n’a pas non plus oublié que c’est lui “qui a proposé mon nom en 2015, lorsqu'il y a eu la scission entre le président Flosse et le président Édouard Fritch. Je pense qu'aujourd'hui, c'est un retour des choses à la normalité (…). Je pense qu'on formera un bon duo (…). Je suis heureuse de réécrire cette page sénatoriale 2026 avec Édouard Fritch.”
La sénatrice appelle à “l’unité des troupes” et fait “un appel (…) de raison aux autres électeurs des autres communes (…) pour dire que nous serons – si, le 27 septembre, les grands électeurs sont au rendez-vous – les sénateurs de toutes les Polynésiennes et de tous les Polynésiens”.
Enfin, Tepuaraurii Teriitahi explique que lorsqu’Édouard Fritch a annoncé le maintien de sa candidature, “cela a été plébiscité par l'ensemble du conseil politique et il n'y avait plus de discussion. On a été très heureux de voir cette réaction très positive et qui nous donne du baume au cœur pour la suite”.
Pour elle, le choix d’Édouard Fritch s’est imposé naturellement : “C’est le candidat idéal”. Elle met en avant ses plus de quarante ans d’expérience politique “qui va nous servir à Paris”. Elle critique d’ailleurs le discours de Moetai Brotherson “qui fait croire que si Paris ne fait pas un geste pour la décolonisation, ça va être la révolution en Polynésie, qu'on est dans l'instabilité”. Elle assure que cela ne reflète pas du tout la réalité du Fenua qu’elle juge “stable et apaisé”. Pour Tepuaraurii Teriitahi, Lana Tetuanui et Édouard Fritch feront tous les deux “un excellent travail pour la Polynésie”.




































