Paris, France | AFP | lundi 16/03/2026 - Au lendemain d'un vote marqué par la percée de La France insoumise et des scores favorables au Rassemblement national, des alliances à gauche, notamment entre PS et LFI, ont commencé à se nouer lundi en vue du second tour des élections municipales, à l'exception notable de Marseille où le maire de gauche sortant a refusé tout accord avec le parti mélenchoniste.
Sur fond d'abstention historique hors Covid, les résultats ont placé dimanche soir les forces politiques, et notamment la gauche, devant de nombreux dilemmes.
Tard dans la nuit dimanche, les tractations ont commencé partout où de possibles triangulaires, quadran, quinquan, voire sextangulaires - comme à Mulhouse ou à Poitiers - sont théoriquement possibles.
Et, déjà, malgré l'absence d'"accord national" du parti socialiste avec La France insoumise, les annonces d'alliances conclues ou en cours s'accumulent.
"Des fusions sont en cours ou faites dans la moitié des villes de plus de 100.000 habitants" avec LFI, a assuré à l'AFP l'Insoumis Paul Vannier.
Exception faite de Marseille. Le maire sortant, Benoît Payan, à la tête d'une union de la gauche hors LFI, a déjà déposé sa liste pour le second tour en préfecture, refusant toute "tambouille".
Il a ainsi fermé définitivement la porte à la moindre alliance avec le candidat mélenchoniste Sébastien Delogu, qui a dénoncé une "position irresponsable" alors que Franck Allisio (RN) a emporté 35% des suffrages.
Une possible alliance avec LFI, même locale, est rejetée par une partie des socialistes comme l'ancien président François Hollande, mais aussi par le probable candidat à la présidentielle Raphaël Glucksmann (Place publique), au risque d'abandonner des villes à la droite, comme à Limoges.
Refuser tout accord avec LFI "a un coût pour les habitants (des) villes qui avaient besoin de politiques de gauche et écolos", a regretté la cheffe des Écologistes Marine Tondelier.
- Plusieurs négos PS/LFI -
A Toulouse, de fait, les candidats LFI et PS-Ecologistes ont annoncé une "liste commune", en bonne position pour tenter de battre le maire divers droite sortant dans la 4e ville de France. A Avignon, LFI a aussi fusionné avec la liste menée par les socialistes et arrivée devant elle.
A Lyon, les négociations sont en bonne voie pour un ralliement de la candidate Insoumise au maire sortant écologiste Grégory Doucet afin de contrer l'ancien patron de l'OL, Jean-Michel Aulas.
A Lille, les discussions ont débuté entre les trois forces de gauche arrivées en tête, socialistes et LFI cherchant une alliance avec les Écologistes.
Même la maire sortante de Nantes et numéro deux du PS, Johanna Rolland, pourtant tenante d'une ligne anti-LFI, a entamé des négociations avec le parti mélenchoniste, pour barrer la route au candidat LR qui la talonne.
Mais à Paris, les négociations s'annoncent plus ardues après une campagne extrêmement tendue entre socialistes et Insoumis.
Le candidat socialiste Emmanuel Grégoire a largement distancé sa concurrente de droite Rachida Dati (LR) d'au moins dix points et semble en mesure de permettre à la gauche hors-LFI de conserver la ville.
Mais la candidate LFI Sophia Chikirou, qui a passé le cap des 10%, a l'intention de se maintenir s'il ne lui propose pas de fusion, hypothèse que le socialiste a toujours exclue.
En face, le candidat Horizons Pierre-Yves Bournazel a commencé à "travailler" à un "projet d'alternance" avec Rachida Dati mais à la condition que cette dernière ne noue aucune alliance avec Sarah Knafo (Reconquête), en mesure également de se maintenir.
- Front républicain -
Il reste un peu plus de 24 heures aux différents acteurs pour déposer leur liste de 2e tour en préfecture. Dernier délai: mardi à 18h00 pour décider de se maintenir, fusionner ou se désister.
A droite également, les discussions se poursuivent. Largement distancé à Nice par son frère ennemi Eric Ciotti, dont l'UDR est allié au RN, Christian Estrosi (Horizons) a appelé la liste de gauche hors LFI arrivée 3e à se désister en sa faveur au nom du front républicain.
Sur le même principe, il a demandé à la candidate du centre et de la droite à Marseille Martine Vassal d'en faire de même, ainsi qu'à Franck Proust, un des candidats de droite à Nîmes, arrivé troisième du premier tour derrière les candidats RN et de gauche au coude-à-coude.
De son côté, le Rassemblement national revendique 24 communes au premier tour des municipales et être en tête dans 60 autres. Son vice-président Sébastien Chenu a appelé les électeurs LR au "vote utile" au second tour pour faire barrage à la gauche.
Le parti lepéniste, qui cherche à amplifier sa dynamique en vue de 2027, a vu plusieurs maires sortants être réélus comme Louis Aliot à Perpignan. A Toulon, sa députée Laure Lavalette est largement en tête malgré un manque de réserves pour le second tour.
Seul Édouard Philippe a redonné quelques couleurs au bloc central, avec une dizaine de points d'avance sur son concurrent communiste au Havre.
Sur fond d'abstention historique hors Covid, les résultats ont placé dimanche soir les forces politiques, et notamment la gauche, devant de nombreux dilemmes.
Tard dans la nuit dimanche, les tractations ont commencé partout où de possibles triangulaires, quadran, quinquan, voire sextangulaires - comme à Mulhouse ou à Poitiers - sont théoriquement possibles.
Et, déjà, malgré l'absence d'"accord national" du parti socialiste avec La France insoumise, les annonces d'alliances conclues ou en cours s'accumulent.
"Des fusions sont en cours ou faites dans la moitié des villes de plus de 100.000 habitants" avec LFI, a assuré à l'AFP l'Insoumis Paul Vannier.
Exception faite de Marseille. Le maire sortant, Benoît Payan, à la tête d'une union de la gauche hors LFI, a déjà déposé sa liste pour le second tour en préfecture, refusant toute "tambouille".
Il a ainsi fermé définitivement la porte à la moindre alliance avec le candidat mélenchoniste Sébastien Delogu, qui a dénoncé une "position irresponsable" alors que Franck Allisio (RN) a emporté 35% des suffrages.
Une possible alliance avec LFI, même locale, est rejetée par une partie des socialistes comme l'ancien président François Hollande, mais aussi par le probable candidat à la présidentielle Raphaël Glucksmann (Place publique), au risque d'abandonner des villes à la droite, comme à Limoges.
Refuser tout accord avec LFI "a un coût pour les habitants (des) villes qui avaient besoin de politiques de gauche et écolos", a regretté la cheffe des Écologistes Marine Tondelier.
- Plusieurs négos PS/LFI -
A Toulouse, de fait, les candidats LFI et PS-Ecologistes ont annoncé une "liste commune", en bonne position pour tenter de battre le maire divers droite sortant dans la 4e ville de France. A Avignon, LFI a aussi fusionné avec la liste menée par les socialistes et arrivée devant elle.
A Lyon, les négociations sont en bonne voie pour un ralliement de la candidate Insoumise au maire sortant écologiste Grégory Doucet afin de contrer l'ancien patron de l'OL, Jean-Michel Aulas.
A Lille, les discussions ont débuté entre les trois forces de gauche arrivées en tête, socialistes et LFI cherchant une alliance avec les Écologistes.
Même la maire sortante de Nantes et numéro deux du PS, Johanna Rolland, pourtant tenante d'une ligne anti-LFI, a entamé des négociations avec le parti mélenchoniste, pour barrer la route au candidat LR qui la talonne.
Mais à Paris, les négociations s'annoncent plus ardues après une campagne extrêmement tendue entre socialistes et Insoumis.
Le candidat socialiste Emmanuel Grégoire a largement distancé sa concurrente de droite Rachida Dati (LR) d'au moins dix points et semble en mesure de permettre à la gauche hors-LFI de conserver la ville.
Mais la candidate LFI Sophia Chikirou, qui a passé le cap des 10%, a l'intention de se maintenir s'il ne lui propose pas de fusion, hypothèse que le socialiste a toujours exclue.
En face, le candidat Horizons Pierre-Yves Bournazel a commencé à "travailler" à un "projet d'alternance" avec Rachida Dati mais à la condition que cette dernière ne noue aucune alliance avec Sarah Knafo (Reconquête), en mesure également de se maintenir.
- Front républicain -
Il reste un peu plus de 24 heures aux différents acteurs pour déposer leur liste de 2e tour en préfecture. Dernier délai: mardi à 18h00 pour décider de se maintenir, fusionner ou se désister.
A droite également, les discussions se poursuivent. Largement distancé à Nice par son frère ennemi Eric Ciotti, dont l'UDR est allié au RN, Christian Estrosi (Horizons) a appelé la liste de gauche hors LFI arrivée 3e à se désister en sa faveur au nom du front républicain.
Sur le même principe, il a demandé à la candidate du centre et de la droite à Marseille Martine Vassal d'en faire de même, ainsi qu'à Franck Proust, un des candidats de droite à Nîmes, arrivé troisième du premier tour derrière les candidats RN et de gauche au coude-à-coude.
De son côté, le Rassemblement national revendique 24 communes au premier tour des municipales et être en tête dans 60 autres. Son vice-président Sébastien Chenu a appelé les électeurs LR au "vote utile" au second tour pour faire barrage à la gauche.
Le parti lepéniste, qui cherche à amplifier sa dynamique en vue de 2027, a vu plusieurs maires sortants être réélus comme Louis Aliot à Perpignan. A Toulon, sa députée Laure Lavalette est largement en tête malgré un manque de réserves pour le second tour.
Seul Édouard Philippe a redonné quelques couleurs au bloc central, avec une dizaine de points d'avance sur son concurrent communiste au Havre.






























