Paris, France | AFP | lundi 16/03/2026 - Les Républicains ont brandi lundi l'épouvantail LFI pour tenter d'arracher des villes importantes à la gauche au second tour des municipales, cherchant à unir leurs électeurs derrière les candidats de la droite et du centre pour faire barrage aux "accords de la honte".
"LFI est aux portes d'un certain nombre de mairies avec la complicité de la gauche", s'est emporté sur Sud Radio Othman Nasrou, le secrétaire général des Républicains, au lendemain de la percée des Insoumis au premier tour des municipales.
Au sein du bloc central, le président de LR Bruno Retailleau a été le premier à monter au créneau pour dénoncer avant le premier tour "les accords de la honte" entre la gauche et LFI.
Parmi les autres formations, le patron de Renaissance Gabriel Attal s'est engagé à ne pas participer ni à une alliance "directe ou indirecte" avec LFI, ni avec l'extrême droite, sur la même ligne que MoDem, tandis qu'Edouard Philippe (Horizons) ne s'est pas encore exprimé publiquement sur le sujet.
Othman Nasrou a d'ailleurs été le premier à dénoncer l'accord annoncé à Toulouse entre le PS et les Insoumis qui met en péril le sortant divers droite Jean-Luc Moudenc.
"Aucune voix ne doit manquer à Jean-Luc Moudenc", a-t-il affirmé sur le réseau social X, suivant les consignes de son patron Bruno Retailleau qui a appelé les électeurs de droite à éviter "la dispersion" au second tour.
L'ancien ministre Olivier Dussopt (Renaissance) a également dénoncé un "accord de la honte" à Toulouse, fustigeant "la tartufferie des déclarations nationales" de la gauche.
-Barnier interpelle Faure-
Avec des résultats décevant à Paris, Lyon et Marseille, LR mise sur le "barrage à LFI" pour remporter des victoires emblématiques qui donneraient une ampleur nationale à ses succès acquis dès le premier tour dans 417 communes, dont des "conquêtes" à Aurillac, Millau ou Beaune.
L'ancien Premier ministre Michel Barnier a interpellé directement le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, pour lui demander s'il allait tourner le dos "à la tradition républicaine du PS".
Avec des Insoumis qui ont réalisé une percée au premier tour, cette stratégie peut-elle fonctionner ? A Lyon, l'ex-patron de l'OL, Jean-Michel Aulas, qui n'a pas réalisé le score que lui promettaient les sondages, a immédiatement abattu cette carte pour tenter de ravir la ville au sortant écologiste Grégory Doucet.
Dénonçant un probable accord "honteux" avec la candidate de LFI Anaïs Belouassa-Cherifi, il a affirmé compter sur les voix des abstentionnistes, mais aussi des "gens de la gauche qui ne veulent pas d'accord avec les insoumis".
Autre ville où LR entend brandir l'épouvantail de LFI: Besançon où l'écologiste sortante Anne Vignot, largement distancée par le candidat LR Ludovic Fagaut, a annoncé s'allier à LFI pour "battre la droite".
Dans cette ville comme dans d'autres, le comportement des autres partis du socle commun s'avère déterminant, Eric Delabrousse (Horizons) ayant obtenu 5,67% des voix au premier tour.
Le candidat LR à Nantes, Foulques Chombart de Lauwe, issu d'une primaire de la droite et du centre, talonne la sortante PS Johanna Rolland et est à l'affût d'un éventuel accord de la gauche avec LFI pour s'engouffrer dans la brèche.
Le scénario peut se répéter notamment à Grenoble où le candidat LR Alain Carignon est arrivé en tête au premier tour, devançant légèrement la favorite Laurence Ruffin, à la tête d'un collectif de partis écologistes et de gauche.
Mais le sort de la droite dans cette ville de 160.000 habitants, aux mains des écologistes depuis 2014, dépend ici aussi des choix des autres membres du socle commun, le candidat Horizons Hervé Gerbi ayant frôlé les 10% au premier tour.
"LFI est aux portes d'un certain nombre de mairies avec la complicité de la gauche", s'est emporté sur Sud Radio Othman Nasrou, le secrétaire général des Républicains, au lendemain de la percée des Insoumis au premier tour des municipales.
Au sein du bloc central, le président de LR Bruno Retailleau a été le premier à monter au créneau pour dénoncer avant le premier tour "les accords de la honte" entre la gauche et LFI.
Parmi les autres formations, le patron de Renaissance Gabriel Attal s'est engagé à ne pas participer ni à une alliance "directe ou indirecte" avec LFI, ni avec l'extrême droite, sur la même ligne que MoDem, tandis qu'Edouard Philippe (Horizons) ne s'est pas encore exprimé publiquement sur le sujet.
Othman Nasrou a d'ailleurs été le premier à dénoncer l'accord annoncé à Toulouse entre le PS et les Insoumis qui met en péril le sortant divers droite Jean-Luc Moudenc.
"Aucune voix ne doit manquer à Jean-Luc Moudenc", a-t-il affirmé sur le réseau social X, suivant les consignes de son patron Bruno Retailleau qui a appelé les électeurs de droite à éviter "la dispersion" au second tour.
L'ancien ministre Olivier Dussopt (Renaissance) a également dénoncé un "accord de la honte" à Toulouse, fustigeant "la tartufferie des déclarations nationales" de la gauche.
-Barnier interpelle Faure-
Avec des résultats décevant à Paris, Lyon et Marseille, LR mise sur le "barrage à LFI" pour remporter des victoires emblématiques qui donneraient une ampleur nationale à ses succès acquis dès le premier tour dans 417 communes, dont des "conquêtes" à Aurillac, Millau ou Beaune.
L'ancien Premier ministre Michel Barnier a interpellé directement le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, pour lui demander s'il allait tourner le dos "à la tradition républicaine du PS".
Avec des Insoumis qui ont réalisé une percée au premier tour, cette stratégie peut-elle fonctionner ? A Lyon, l'ex-patron de l'OL, Jean-Michel Aulas, qui n'a pas réalisé le score que lui promettaient les sondages, a immédiatement abattu cette carte pour tenter de ravir la ville au sortant écologiste Grégory Doucet.
Dénonçant un probable accord "honteux" avec la candidate de LFI Anaïs Belouassa-Cherifi, il a affirmé compter sur les voix des abstentionnistes, mais aussi des "gens de la gauche qui ne veulent pas d'accord avec les insoumis".
Autre ville où LR entend brandir l'épouvantail de LFI: Besançon où l'écologiste sortante Anne Vignot, largement distancée par le candidat LR Ludovic Fagaut, a annoncé s'allier à LFI pour "battre la droite".
Dans cette ville comme dans d'autres, le comportement des autres partis du socle commun s'avère déterminant, Eric Delabrousse (Horizons) ayant obtenu 5,67% des voix au premier tour.
Le candidat LR à Nantes, Foulques Chombart de Lauwe, issu d'une primaire de la droite et du centre, talonne la sortante PS Johanna Rolland et est à l'affût d'un éventuel accord de la gauche avec LFI pour s'engouffrer dans la brèche.
Le scénario peut se répéter notamment à Grenoble où le candidat LR Alain Carignon est arrivé en tête au premier tour, devançant légèrement la favorite Laurence Ruffin, à la tête d'un collectif de partis écologistes et de gauche.
Mais le sort de la droite dans cette ville de 160.000 habitants, aux mains des écologistes depuis 2014, dépend ici aussi des choix des autres membres du socle commun, le candidat Horizons Hervé Gerbi ayant frôlé les 10% au premier tour.






























