Nouméa, France | AFP | dimanche 15/03/2026 - En Nouvelle-Calédonie, les Loyalistes, branche dure des non-indépendantistes, devancent largement leurs concurrents plus modérés à Nouméa et dans son agglomération, tandis que l'Union nationale pour l'indépendance (UNI) est devancée par le FLNKS, selon les résultats officiels dimanche du premier tour des élections municipales
A Nouméa, il ne manque que huit voix à la maire sortante Sonia Lagarde pour être réélue dès le premier tour, comme en 2020.
Avec un score de 49,8% des suffrages, l'élue atypique, qui s'est alliée avec les Loyalistes de Sonia Backès, devance toutefois largement la candidate Le Rassemblement-Les Républicains, Virginie Ruffenach (21,7%), et l'alliance Calédonie ensemble-Eveil océanien portée par Philippe Dunoyer (11,2%).
"Les urnes ont parlé (...). Je suis prête, avec mon équipe, à affronter ce deuxième tour et à amener la victoire parce que je considère qu'il ne faut pas donner les clés de la mairie à n'importe qui", a réagi Sonia Lagarde.
Les indépendantistes, qui avaient fait leur entrée pour la première fois au conseil municipal de la capitale de l'archipel en 2020 avec deux élus, paient leurs divisions: aucune de leurs trois listes n'a la capacité de se maintenir.
Dans l'agglomération de Nouméa, touchée de plein fouet par les violences de 2024, la branche radicale des non-indépendantistes réalise des scores particulièrement élevés. Au Mont-Dore et à Dumbéa, les Loyalistes devancent même largement les maires sortants, représentant un courant plus modéré.
Du côté des indépendantistes, le scrutin s'apparentait à un référendum "pour" ou "contre" l'accord de Bougival, signé par l'UNI mais rejeté par le Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS).
Fait inédit, les deux mouvements avaient présenté des listes séparées dans toutes les communes du territoire. Dans les communes où l'UC-FLNKS et l'UNI présentaient déjà des listes concurrentes en 2020, le premier reste globalement en tête mais l'écart s'est néanmoins resserré par rapport à 2020.
Ainsi à Koné, capitale de la province Nord, le maire sortant Thierry Gowecee (UC) arrive troisième derrière son concurrent de l'UNI, Joseph Goromido, et une liste citoyenne menée par Mike Samadi, arrivée en tête.
Le FLNKS a en revanche ravi dès le 1er tour à l'UNI la mairie de Touho, sur la côte est, et se retrouve en ballotage favorable dans plusieurs communes de Brousse.
Fait notable, Paul Néaoutyine, président de la province nord et figure de l'UNI à contre-courant de son mouvement puisqu'il est opposé à Bougival, est en danger pour la première fois dans sa commune de Poindimié.
A 74 ans, il y brigue un 7e mandat, mais n'arrive qu'en deuxième position, derrière une liste apolitique conduite par le boucher de la commune, Patrick Watanabe.
Le scrutin est marqué par un fort éparpillement des voix. Sur 33 communes, seulement sept maires l'emportent dès le premier tour, contre 11 en 2020. Et sauf fusion de listes, il y aura trois quinquangulaires, 11 quadrangulaires et 11 triangulaires lors du second tour.
La participation atteint 56,08%, contre 52,87% en 2020 - année où le premier tour des municipales avait été perturbé par le Covid, mais aussi par une dépression tropicale qui avait provoqué des pluies diluviennes sur le nord de l'archipel. En 2014, 66,86% des électeurs s'étaient rendus aux urnes, soit dix points de plus que dimanche.
A Nouméa, il ne manque que huit voix à la maire sortante Sonia Lagarde pour être réélue dès le premier tour, comme en 2020.
Avec un score de 49,8% des suffrages, l'élue atypique, qui s'est alliée avec les Loyalistes de Sonia Backès, devance toutefois largement la candidate Le Rassemblement-Les Républicains, Virginie Ruffenach (21,7%), et l'alliance Calédonie ensemble-Eveil océanien portée par Philippe Dunoyer (11,2%).
"Les urnes ont parlé (...). Je suis prête, avec mon équipe, à affronter ce deuxième tour et à amener la victoire parce que je considère qu'il ne faut pas donner les clés de la mairie à n'importe qui", a réagi Sonia Lagarde.
Les indépendantistes, qui avaient fait leur entrée pour la première fois au conseil municipal de la capitale de l'archipel en 2020 avec deux élus, paient leurs divisions: aucune de leurs trois listes n'a la capacité de se maintenir.
Dans l'agglomération de Nouméa, touchée de plein fouet par les violences de 2024, la branche radicale des non-indépendantistes réalise des scores particulièrement élevés. Au Mont-Dore et à Dumbéa, les Loyalistes devancent même largement les maires sortants, représentant un courant plus modéré.
Du côté des indépendantistes, le scrutin s'apparentait à un référendum "pour" ou "contre" l'accord de Bougival, signé par l'UNI mais rejeté par le Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS).
Fait inédit, les deux mouvements avaient présenté des listes séparées dans toutes les communes du territoire. Dans les communes où l'UC-FLNKS et l'UNI présentaient déjà des listes concurrentes en 2020, le premier reste globalement en tête mais l'écart s'est néanmoins resserré par rapport à 2020.
Ainsi à Koné, capitale de la province Nord, le maire sortant Thierry Gowecee (UC) arrive troisième derrière son concurrent de l'UNI, Joseph Goromido, et une liste citoyenne menée par Mike Samadi, arrivée en tête.
Le FLNKS a en revanche ravi dès le 1er tour à l'UNI la mairie de Touho, sur la côte est, et se retrouve en ballotage favorable dans plusieurs communes de Brousse.
Fait notable, Paul Néaoutyine, président de la province nord et figure de l'UNI à contre-courant de son mouvement puisqu'il est opposé à Bougival, est en danger pour la première fois dans sa commune de Poindimié.
A 74 ans, il y brigue un 7e mandat, mais n'arrive qu'en deuxième position, derrière une liste apolitique conduite par le boucher de la commune, Patrick Watanabe.
Le scrutin est marqué par un fort éparpillement des voix. Sur 33 communes, seulement sept maires l'emportent dès le premier tour, contre 11 en 2020. Et sauf fusion de listes, il y aura trois quinquangulaires, 11 quadrangulaires et 11 triangulaires lors du second tour.
La participation atteint 56,08%, contre 52,87% en 2020 - année où le premier tour des municipales avait été perturbé par le Covid, mais aussi par une dépression tropicale qui avait provoqué des pluies diluviennes sur le nord de l'archipel. En 2014, 66,86% des électeurs s'étaient rendus aux urnes, soit dix points de plus que dimanche.






























