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Le dispositif “Halte à la prise de risques” arrive à Raiatea en mai


Tahiti, le 24 mars 2026 - 9, c’est le nombre de personnes qui ont perdu la vie sur les routes depuis ce début d’année. Chaque année, la majorité des victimes sont des hommes âgés de 20 à 50 ans, dont beaucoup présentaient des taux positifs à l’alcool ou aux stupéfiants.
 
Les deux dernières victimes, au Pic Rouge de Papeete, samedi dernier, avaient moins de 25 ans. À Moorea, vendredi, le conducteur impliqué dans l’accident ayant entraîné la mort de deux personnes et fait un blessé dans un état critique aurait conduit sous l’emprise de l’alcool et du cannabis, selon les premiers éléments de l’enquête.
 
C’est pour cette raison que la gendarmerie nationale et l’association de prévention routière, l’affirment : “la sécurité routière n’est pas seulement une question de contrôle, c’est une question de culture.” En collaboration, elles mènent depuis 20 ans l’opération “Halte à la prise de risques sur les routes”, destinée aux jeunes de 17 à 25 ans. Pour le premier semestre 2026, sept sessions sont programmées : cinq à Tahiti, dont celle qui a eu lieu ce vendredi 20 mars à l’Université, une à Moorea et, pour la première fois, une à Taravao, le 11 avril, avec le concours d’une société de bus chargée d’acheminer les participants. Une autre session aura lieu en mai à Raiatea, alors que six accidents mortels ont été enregistrés dans les îles depuis le début de l’année.
 
Ces journées de sensibilisation visent à renforcer la connaissance du code de la route, des risques encourus et des conséquences des comportements dangereux. Chaque intervention réunit près de 250 participants et surtout offre des formations au permis de conduire, des brevets de sécurité routière et des équipements électroniques.
 
L’officier adjoint à la sécurité routière, Daniel Fabregat, accompagne les jeunes dans leur apprentissage : “Normalement, ce que je fais, c’est qu’on paye une fois que le jeune gagnant s’est inscrit. On paye la première partie du code, on amplifie le code et, une fois qu’il l’a, l’auto-école planifie les 20 leçons. Je paye les dix leçons. Et quand il a fait les dix, je paye les dix dernières. Comme ça, il n’y a pas de déperdition.”
 
“On essaie de faire modifier le permis 125”
 
La session est animée par l’adjudant-chef Patrick Bordet, responsable de la cellule sécurité, prévention et partenariats, qui souhaite également faire évoluer les conditions d’accès au permis 125 cc : “On essaie de faire modifier le permis 125. Demain, quand on a terminé la voiture, au bout de deux ans, on a automatiquement le permis 125. Mais sur un deux-roues, on ne se positionne pas et on ne pilote pas.” Comme il le rappelle, “en métropole, il y a 7 heures d’apprentissage pour conduire un 125 avec le permis voiture”.
L’objectif serait donc d’instaurer en Polynésie aussi “un stage mais aussi de la pratique”.
 
Chaque année, plus de 1 000 jeunes volontaires participent à l’opération. Les sessions d’une journée leur permettent de comprendre, parfois de manière très directe, la violence d’un accident et les sanctions encourues. Comme le résume Daniel Fabregat : “Il n’y a que les images chocs qui fonctionnent.


Rédigé par Violaine Broquet le Mardi 24 Mars 2026 à 14:53 | Lu 286 fois