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Le Pen à l'attaque sur le terrain et dans les médias, Macron va répliquer



Paris, France | AFP | mardi 25/04/2017 - Marine Le Pen a poursuivi mardi sa campagne sur le terrain en accentuant ses oeillades aux électorats de François Fillon et Jean-Luc Mélenchon et en pilonnant son adversaire Emmanuel Macron, qui devrait répliquer mardi soir au JT de France 2.
Auparavant, le candidat d'En Marche! était en déplacement en milieu d'après-midi à l'hôpital de Garches en région parisienne, sur le thème de "la prise en charge des patients en situation de handicap". "La campagne reprend ses droits", a confirmé sur BFM TV Arnaud Leroy, porte-parole de M. Macron.
C'est dès potron-minet que la candidate du Front national, symboliquement en congé de la présidence de son parti, s'est elle rendue au marché alimentaire de Rungis (Val-de-Marne) avec l'objectif affiché de rallier des voix sur sa droite et sa gauche. 
A défaut d'obtenir des soutiens d'élus LR, Marine Le Pen a eu "une pensée pour les électeurs de François Fillon", victimes selon elle d'une "trahison" du candidat qui a appelé dès dimanche soir à voter pour Emmanuel Macron.
Et à destination des électeurs du leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon, qui n'a pas pris position pour le second tour, elle s'est posée en candidate de la "régulation", contre Emmanuel Macron, partisan "du libre-échange total".
Invitée sur TF1 mardi soir, Marine Le Pen tiendra jeudi soir un meeting à Nice, bastion de la droite qui a placé François Fillon devant elle, puis au Parc des Expositions de Villepinte pour un grand meeting à l'occasion du traditionnel 1er mai frontiste.
Cette stratégie de forte présence sur le terrain et dans les médias contraste avec celle d'Emmanuel Macron qui a annoncé à la dernière minute sa visite à Garches et a prévu mercredi un déplacement dans la Somme suivi d'un meeting dans le Pas-de-Calais à Arras, deux départements où Marine Le Pen est arrivée en tête dimanche.
 

- Divergences à droite -

 
L'attitude du candidat d'En Marche!, qui consacre son début de semaine à des consultations en vue d'une future majorité au risque de donner l'impression "d'enjamber" le second tour, a été critiquée par le patron du PS Jean-Christophe Cambadélis pour qui Emmanuel Macron a pensé "à tort" dimanche soir "que c'était fait alors que ce n'est pas fait".
"Nous n'allons pas faire l'économie du combat face à Marine Le Pen", a assuré mardi le secrétaire général d'En Marche! Richard Ferrand.
M. Ferrand a jugé "caricaturales" les critiques à l'encontre de M. Macron pour avoir célébré son résultat dimanche dans une brasserie de Montparnasse.
Les deux finalistes se sont retrouvés en fin de matinée dans la cour de la préfecture de police à Paris, à l'invitation de François Hollande, lors de l'hommage national au policier tué jeudi sur les Champs-Elysées.
A droite, le président du Sénat Gérard Larcher s'est félicité que Les Républicains aient "évité l'implosion" après une "défaite historique", et soient restés unis dans la perspective des législatives des 11 et 18 juin.
Cependant le débat est lancé en coulisses. Des proches d'Alain Juppé doivent se retrouver mardi soir à Paris autour du maire de Bordeaux, qui a jugé lundi nécessaire de "revoir la ligne politique" de LR.
Le bureau politique du parti a avalisé lundi soir un texte de compromis appelant à "voter contre Marine Le Pen pour la faire battre au second tour de l’élection présidentielle", sans appeler à voter Macron.
Ce compromis masque des divergences entre un Laurent Wauquiez qui exclut de participer à une coalition autour d'Emmanuel Macron et un Bruno Le Maire qui n'aurait "aucune hésitation" à intégrer le gouvernement si le leader d'En Marche! se retrouvait sans majorité claire à l'Assemblée.
Pour sa part, l'ancien président Nicolas Sarkozy va annoncer qu'il votera en faveur de l'ancien ministre de l'Economie, selon des sources LR concordantes.
Au PS après la déroute de Benoît Hamon, M. Cambadélis a promis que "le temps des explications aurait lieu" mais "après les législatives".
Une dizaine d'organisations de jeunesse dont l'Unef ont également appelé à "se déplacer le 7 mai pour faire barrage au Front national", quinze ans après la qualification de Jean-Marie Le Pen. La CGT a fait de même, sans appeler ouvertement à voter pour Emmanuel Macron comme l'a fait la CFDT. 

Rédigé par RB le Mardi 25 Avril 2017 à 06:02 | Lu 198 fois




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