Tahiti, le 15 juin 2026 - Le 8 juin dernier, le garde des Sceaux Gérald Darmanin a adressé une circulaire aux procureurs généraux et procureurs de la République pour ordonner le “traitement prioritaire des infractions sexuelles commises sur les mineurs”, dans le contexte de l'affaire Lyhanna. Une circulaire à laquelle n’échappe pas le tribunal de Papeete.
Le garde des Sceaux demande ainsi aux procureurs généraux de veiller à ce que leurs parquets adressent “toute instruction de politique pénale aux services de police et de gendarmerie” afin d'“être immédiatement informés des plaintes ou signalements transmis”, et de pouvoir “décider rapidement à la fois du service d'enquête et des diligences urgentes à accomplir, selon un calendrier précis”. L'échéance a été fixée au 14 juillet prochain. Chaque parquet devra transmettre au ministre “le décompte chiffré des procédures en cours” concernant les infractions sexuelles sur enfants.
Lundi matin, la procureure Solène Belaouar et la nouvelle présidente du tribunal de première instance, Hélène Bigot, ont reçu la presse pour expliquer le travail qui les attend dans une Polynésie où deux fois plus d’agressions sur mineurs sont comptabilisés par rapport à l’Hexagone. “À l’heure actuelle, 420 procédures sont enregistrées par le parquet”, explique la procureure de la République qui estime que 300 d’entre-elles sont réellement en cours.
Le garde des Sceaux demande ainsi aux procureurs généraux de veiller à ce que leurs parquets adressent “toute instruction de politique pénale aux services de police et de gendarmerie” afin d'“être immédiatement informés des plaintes ou signalements transmis”, et de pouvoir “décider rapidement à la fois du service d'enquête et des diligences urgentes à accomplir, selon un calendrier précis”. L'échéance a été fixée au 14 juillet prochain. Chaque parquet devra transmettre au ministre “le décompte chiffré des procédures en cours” concernant les infractions sexuelles sur enfants.
Lundi matin, la procureure Solène Belaouar et la nouvelle présidente du tribunal de première instance, Hélène Bigot, ont reçu la presse pour expliquer le travail qui les attend dans une Polynésie où deux fois plus d’agressions sur mineurs sont comptabilisés par rapport à l’Hexagone. “À l’heure actuelle, 420 procédures sont enregistrées par le parquet”, explique la procureure de la République qui estime que 300 d’entre-elles sont réellement en cours.
Dossiers priorisés
D’ici au 14 juillet, un profond travail de recensement doit donc être fait en collaboration avec la Direction territoriale de la police nationale et la gendarmerie nationale “pour nous assurer que toutes ces affaires sont en mouvement et pour les prioriser”, précise la procureure. Des instructions seront en outre données afin que ces affaires soient “traitées en priorité” dans une collectivité où ces affaires de mœurs interviennent le plus fréquemment dans le cercle familial.
Mais, ce travail de recensement ne signifie pas que toutes ces affaires seront jugées et leurs auteurs présumés condamnés : “Des dossiers sont parfois classés sans suite”, poursuit Solène Belaouar qui prévient que si la justice prend toujours très au sérieux les plaintes des victimes. Certains faits sont classés sans suite “faute d’éléments constitutifs”, surtout dans des dossiers ouverts après des plaintes sur des agissements plusieurs années après les faits. “Le classement sans suite ne veut pas dire que l’on ne croit pas la personne”, insiste la procureure dans une justice où le doute profite à l’accusé.
Mais, ce travail de recensement ne signifie pas que toutes ces affaires seront jugées et leurs auteurs présumés condamnés : “Des dossiers sont parfois classés sans suite”, poursuit Solène Belaouar qui prévient que si la justice prend toujours très au sérieux les plaintes des victimes. Certains faits sont classés sans suite “faute d’éléments constitutifs”, surtout dans des dossiers ouverts après des plaintes sur des agissements plusieurs années après les faits. “Le classement sans suite ne veut pas dire que l’on ne croit pas la personne”, insiste la procureure dans une justice où le doute profite à l’accusé.
































