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L'incubateur de start-up de la CCISM est lancé



Christian Vanizette de MakeSense et Jean-Romain Micol, de French Tech, ont communiqué une vraie énergie entrepreneuriale au public lors de leur conférence. Ils ont aussi annoncé le lancement de l'incubateur de start-up de la CCISM en partenariat avec leurs deux organisations.
Christian Vanizette de MakeSense et Jean-Romain Micol, de French Tech, ont communiqué une vraie énergie entrepreneuriale au public lors de leur conférence. Ils ont aussi annoncé le lancement de l'incubateur de start-up de la CCISM en partenariat avec leurs deux organisations.
PAPEETE, le 17 mars 2017 - A l'occasion d'une conférence au Digital Festival Tahiti, Christian Vanizette a officialisé le lancement du premier incubateur de start-up de la CCISM. Le social entrepreneur polynésien a donné ses conseils à tous ceux qui se rêvent créateur de start-up : lancez-vous le plus vite possible, même sans argent, et entourez-vous bien !

Jeudi soir au Digital Festival, la conférence animée par Christian Vanizette (fondateur de MakeSense, qui promeut l'entreprenariat social et rassemble près de 1400 projets dans 128 villes) et Jean-Romain Micol (directeur des réseaux de French Tech, une structure du ministère de l'Économie métropolitain) sur le thème de la création de start-up en Polynésie a attiré les entrepreneurs.

Ils y expliquaient comment la France a réussi à se transformer en trois ans en une vraie puissance de l'économie numérique. La base est de fédérer tout le monde, à commencer par les entrepreneurs, de leur offrir les outils nécessaires, et surtout de les laisser décider. Il a fallu que la puissance publique se mette à l'écoute des créateurs d'entreprises pour qu'elles puissent prendre leur envol… Ils ont aussi détaillé le profil de l'entrepreneur : il se lance aussi vite que possible, même sans argent, car n'importe quel essai est plus convainquant pour les investisseurs qu'une simple idée restée trois ans dans un placard. Le second conseil est de s'entourer du mieux possible, avec des personnes compétentes et aussi passionnées que soi.

Les deux conférenciers ont aussi annoncé le lancement de PRISM. Il s'agit du nom – temporaire car ce seront les entrepreneurs qui choisiront le nom final – du nouvel incubateur de start-up hébergé par la CCISM. Deux salariées de la Chambre sont en train de se former dans les incubateurs parisiens et américains de MakeSense, Capucine et Amandine.

LOCAUX, MENTORS ET FINANCEMENTS DANS L'INCUBATEUR DE LA CCISM

Cet incubateur a été lancé vendredi 17 mars. Il disposera de bureaux au deuxième étage de la CCISM mis gracieusement à la disposition des 6 à 10 projets retenus. Les locaux, jusqu'ici très institutionnels, ont changé de visage avec bureaux, le Wi-Fi, des plantes, des babyfoots… Tout ce qu'il faut pour séduire les entreprises les plus innovantes.

Le gros atout de cette structure sera son réseau de mentors, qu'ils soient locaux ou internationaux. Les start-up auront en particulier accès à tout l'écosystème de MakeSense et à celui de la French Tech avec ses 14 Métropoles French Tech et ses 20 hubs internationaux. "Ça montre que la Polynésie n'est pas isolée au milieu du Pacifique mais a accès à toutes les ressources mises en place par la République française, et les Polynésiens auront accès aux même opportunités que les métropolitains quand ils créeront leur start-up" résume Jean-Romain Micol, directeur des réseaux de French Tech.

Les start-up de l'incubateur auront aussi accès à de nombreuses bourses. Celles de la French Tech de 30 000 euros (3,6 millions de francs) pour l'amorçage du projet, ou celles du gouvernement polynésiens avec ses aides à l'innovation.

Pour intégrer l'incubateur il faut commencer par répondre à l'appel à projets qui seront bientôt publié sur le site et la page Facebook de la CCISM. Le dossier est bien sûr numérique. La chargée de projet de l'incubateur, Capucine, se chargera de contacter tous les candidats avec quelques questions. Ceux qui seront sélectionnés seront invités à participer à une session d'ateliers et de formations d'une semaine qui aboutira à la sélection des 6 à 10 projets qui intégreront l'incubateur début mai.


Christian Vanizette, cofondateur de MakeSense
"L'incubateur agira comme un phare, tout le monde pourra passer, poser son ordi et interagir avec les entrepreneurs"

On voit qu'il y a encore une fois un vrai intérêt pour tes conférences, et comme tu le dit, beaucoup de gens veulent entreprendre en Polynésie. Alors qu'est-ce qui les bloque ?
"C'est qu'il n'y a pas encore d'exemple ou les exemples qui existent ne sont pas présentés comme tel aux jeunes qui voudraient se lancer. Là il y avait Miko de Matarai, cette entreprise fait de super choses avec des drones, mais eux ne se considèrent pas comme une start-up alors qu'ils le sont ! Et ils pourraient parler aux jeunes et leur montrer comment ils ont créé une entreprise d'audio-visuelle avec des drones, en vendant leurs images à des clients partout dans le monde. Là tout d'un coup, plein de jeunes voudraient se lancer dans des start-up de média, que ce soit avec des drones ou avec d'autres technologies. Donc c'est ça qui manque, et pour ça il faut d'abord établir un vrai écosystème où les créateur d'entreprises innovantes prenne conscience qu'ils sont des entrepreneurs, et qu'ils en parlent, que ce soit lors de conférences comme aujourd'hui ou juste à leurs voisins."

Ce sera donc le rôle de l'incubateur ?
"Oui, avec cet incubateur qui se lance vendredi, j'espère qu'il y aura 10 exemples qui vont montrer aux porteurs de projet comment on se lance. L'incubateur agira comme un phare, il y aura bien sûr des conférences tout le temps, mais en plus tout le monde pourra passer, poser son ordi et interagir avec les entrepreneurs. C'est ça leur donnera envie de démarrer leur projet. Et pour ne pas qu'ils aient honte de venir il ne faut pas que ça soit trop propre, rangé, rempli de gens en costume-cravate comme le siège d'une banque. Les gens seront en savate, en short, monteront leurs projets innovants mais auront quand même des rendez-vous avec les grosses entreprises. Ils pourront rencontrer EDT pour présenter un projet, le Président du Pays parce qu'il est intéressé par leur idée pour peut-être améliorer la CPS ou une administration… Donc les entrepreneurs ramènent leurs amis, et le lieu devient un rendez-vous incontournable. C'est comme ça que se créent les écosystèmes."

Rédigé par Jacques Franc de Ferrière le Vendredi 17 Mars 2017 à 17:17 | Lu 2957 fois





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