Genève, Suisse, le 1er octobre 2026. Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme a demandé jeudi aux États-Unis de garantir des réparations complètes et effectives aux habitants des Îles Marshall touchés par les conséquences des essais nucléaires américains menés de 1946 à 1958.
Le 2 avril 1947, le Conseil de sécurité de l'ONU avait chargé les États-Unis d'administrer le Territoire sous tutelle des Îles du Pacifique, qui comprenait notamment les Îles Marshall.
Minuscule nation d'environ 37.000 habitants dans le Pacifique ouest, les Îles Marshall ont été le théâtre de 67 essais nucléaires américains entre 1946 et 1958, dont les impacts environnementaux et sanitaires se font toujours sentir.
"Pour les Marshallais, cette histoire n'appartient pas au passé" mais "se perpétue dans les revendications de plusieurs générations pour obtenir reconnaissance et justice", a déclaré Awa Dabo, Haute-Commissaire adjointe aux droits de l'homme, devant le Conseil des droits de l'homme.
Parmi les héritages les plus durables des essais figure la bombe "Cactus", qui explosa en 1958 sur l'île de Runit. Deux décennies plus tard, l'armée américaine y a enfoui des déchets radioactifs issus de dizaines d'autres essais, avant de recouvrir le cratère d'un dôme de béton en 1979.
Mais le fond n'a pas été bétonné et la structure, fissurée par les années, est désormais menacée par la montée des eaux liée au réchauffement climatique.
"C'est une véritable bombe à retardement nucléaire dans le Pacifique", a averti le rapporteur spécial de l'ONU sur la promotion de la vérité, de la justice et de la réparation, Bernard Duhaime, devant le Conseil.
Les conséquences du programme d'essais nucléaires américains vont au-delà de ce dôme.
De nombreux habitants ont été évacués de force de terres qu'ils occupaient depuis des générations, et des milliers d'autres ont été touchés par les retombées radioactives.
"Ce sont là les conséquences d'une tutelle onusienne qui a failli à l'égard de notre peuple. Sous ce régime, nous avons été trompés et exploités", a dénoncé David Anitok, sénateur des Îles Marshall, à la tribune de l'ONU.
Le 2 avril 1947, le Conseil de sécurité de l'ONU avait chargé les États-Unis d'administrer le Territoire sous tutelle des Îles du Pacifique, qui comprenait notamment les Îles Marshall.
Minuscule nation d'environ 37.000 habitants dans le Pacifique ouest, les Îles Marshall ont été le théâtre de 67 essais nucléaires américains entre 1946 et 1958, dont les impacts environnementaux et sanitaires se font toujours sentir.
"Pour les Marshallais, cette histoire n'appartient pas au passé" mais "se perpétue dans les revendications de plusieurs générations pour obtenir reconnaissance et justice", a déclaré Awa Dabo, Haute-Commissaire adjointe aux droits de l'homme, devant le Conseil des droits de l'homme.
Parmi les héritages les plus durables des essais figure la bombe "Cactus", qui explosa en 1958 sur l'île de Runit. Deux décennies plus tard, l'armée américaine y a enfoui des déchets radioactifs issus de dizaines d'autres essais, avant de recouvrir le cratère d'un dôme de béton en 1979.
Mais le fond n'a pas été bétonné et la structure, fissurée par les années, est désormais menacée par la montée des eaux liée au réchauffement climatique.
"C'est une véritable bombe à retardement nucléaire dans le Pacifique", a averti le rapporteur spécial de l'ONU sur la promotion de la vérité, de la justice et de la réparation, Bernard Duhaime, devant le Conseil.
Les conséquences du programme d'essais nucléaires américains vont au-delà de ce dôme.
De nombreux habitants ont été évacués de force de terres qu'ils occupaient depuis des générations, et des milliers d'autres ont été touchés par les retombées radioactives.
"Ce sont là les conséquences d'une tutelle onusienne qui a failli à l'égard de notre peuple. Sous ce régime, nous avons été trompés et exploités", a dénoncé David Anitok, sénateur des Îles Marshall, à la tribune de l'ONU.
"Générations futures"
Dans un rapport présenté devant le Conseil, le Haut-Commissariat demande aux États-Unis de "reconnaître qu'il n'y a pas encore eu de règlement complet et équitable des réclamations liées au programme d'essais nucléaires".
Il leur demande aussi d'"offrir des réparations complètes et effectives à tous les Marshallais pour les conséquences de l'héritage du nucléaire sur les droits de l'homme, et notamment déclassifier et rendre accessibles toutes les informations" se rapportant à ce sujet.
Après le retrait de l'armée américaine, le gouvernement des Îles Marshall a accepté en 1986 un paiement complet et final censé couvrir l'impact des essais nucléaires, à hauteur de 150 millions de dollars (133 millions d'euros).
Mais le règlement des demandes d'indemnisation "ne couvrait pas les préjudices subis par les générations futures, les dommages moraux et environnementaux, ni les autres formes de préjudice", a souligné Mme Abo.
Créé par l'archipel en 1987, un an après son indépendance, le Tribunal des réclamations relatives aux essais nucléaires a rendu, au fil des décennies suivantes, plusieurs décisions fixant à plus de 2,3 milliards de dollars (2 milliards d'euros) le montant des indemnisations à verser, mais la plupart des bénéficiaires n'ont encore rien reçu.
Selon le rapport de l'ONU, la puissance explosive totale des essais équivalait à 7.232 fois celle de la bombe atomique larguée sur Hiroshima.
"Les Marshallais ne devraient pas avoir à affronter seul l'héritage du nucléaire. Nous avons besoin d'accéder à la vérité", a lancé Alice Ward, une jeune Marshallaise, à la tribune de l'ONU.
Il leur demande aussi d'"offrir des réparations complètes et effectives à tous les Marshallais pour les conséquences de l'héritage du nucléaire sur les droits de l'homme, et notamment déclassifier et rendre accessibles toutes les informations" se rapportant à ce sujet.
Après le retrait de l'armée américaine, le gouvernement des Îles Marshall a accepté en 1986 un paiement complet et final censé couvrir l'impact des essais nucléaires, à hauteur de 150 millions de dollars (133 millions d'euros).
Mais le règlement des demandes d'indemnisation "ne couvrait pas les préjudices subis par les générations futures, les dommages moraux et environnementaux, ni les autres formes de préjudice", a souligné Mme Abo.
Créé par l'archipel en 1987, un an après son indépendance, le Tribunal des réclamations relatives aux essais nucléaires a rendu, au fil des décennies suivantes, plusieurs décisions fixant à plus de 2,3 milliards de dollars (2 milliards d'euros) le montant des indemnisations à verser, mais la plupart des bénéficiaires n'ont encore rien reçu.
Selon le rapport de l'ONU, la puissance explosive totale des essais équivalait à 7.232 fois celle de la bombe atomique larguée sur Hiroshima.
"Les Marshallais ne devraient pas avoir à affronter seul l'héritage du nucléaire. Nous avons besoin d'accéder à la vérité", a lancé Alice Ward, une jeune Marshallaise, à la tribune de l'ONU.
































