Tahiti, le 22 septembre 2026 - Pendant cinq mois, entre novembre 2023 et mars 2024, une mère et sa fille ont fait tourner un système de blanchiment d'argent en se servant de comptes Revolut.
Tout est parti des réseaux sociaux. Les deux femmes ont commencé à récupérer de l'argent liquide auprès de particuliers avant de le faire transiter sur leurs comptes. Elles effectuaient ensuite des recharges sur les comptes Revolut de leurs clients.
Le mécanisme était rodé : “Les clients me donnent de l'argent liquide. Je le mets sur la carte Revolut de ma fille, et je prends 10 % du montant”, a exposé la mère de famille à la barre. Trois clics suffisaient pour effectuer l’opération, dix minutes de travail parfois, pour empocher une commission de 10 à 15 %. Au total, 13 millions de francs sont entrés sur les comptes, pour au moins 17 clients. Les deux femmes auraient sorti 11 millions, soit réalisé environ 2 millions de francs de bénéfice.
“Je ne savais pas que c'était du blanchiment d'argent”, se sont défendues mère et fille. C'est justement cette ignorance revendiquée que la procureure a mis en doute. Elle a pointé l'appât du gain et les commissions importantes demandées aux clients.
Mère de quatre enfants, âgée de 48 ans et patentée, la mère ne travaille pas actuellement. Elle a été tour à tour secrétaire, hôtesse de caisse, bûcheronne, masseuse et adepte du dropshipping. Elle veut aujourd'hui ouvrir une roulotte. Sa fille est, de son côté, âgée de 25 ans.
Devant le tribunal, deux clients, sur les 17 évoqués par la procureure, ont également dû répondre de leurs actes. Le premier avait remis environ 2 millions de francs en espèces aux deux femmes. Déjà condamné, il est actuellement incarcéré et purge une peine de cinq ans de prison ferme prononcée en mars 2026 pour blanchiment. Il assure que l'argent remis aux deux femmes provenait de combats de coqs et de jeux d'argent.
Tout est parti des réseaux sociaux. Les deux femmes ont commencé à récupérer de l'argent liquide auprès de particuliers avant de le faire transiter sur leurs comptes. Elles effectuaient ensuite des recharges sur les comptes Revolut de leurs clients.
Le mécanisme était rodé : “Les clients me donnent de l'argent liquide. Je le mets sur la carte Revolut de ma fille, et je prends 10 % du montant”, a exposé la mère de famille à la barre. Trois clics suffisaient pour effectuer l’opération, dix minutes de travail parfois, pour empocher une commission de 10 à 15 %. Au total, 13 millions de francs sont entrés sur les comptes, pour au moins 17 clients. Les deux femmes auraient sorti 11 millions, soit réalisé environ 2 millions de francs de bénéfice.
“Je ne savais pas que c'était du blanchiment d'argent”, se sont défendues mère et fille. C'est justement cette ignorance revendiquée que la procureure a mis en doute. Elle a pointé l'appât du gain et les commissions importantes demandées aux clients.
Mère de quatre enfants, âgée de 48 ans et patentée, la mère ne travaille pas actuellement. Elle a été tour à tour secrétaire, hôtesse de caisse, bûcheronne, masseuse et adepte du dropshipping. Elle veut aujourd'hui ouvrir une roulotte. Sa fille est, de son côté, âgée de 25 ans.
Devant le tribunal, deux clients, sur les 17 évoqués par la procureure, ont également dû répondre de leurs actes. Le premier avait remis environ 2 millions de francs en espèces aux deux femmes. Déjà condamné, il est actuellement incarcéré et purge une peine de cinq ans de prison ferme prononcée en mars 2026 pour blanchiment. Il assure que l'argent remis aux deux femmes provenait de combats de coqs et de jeux d'argent.
Les escroqueuses escroquées
Le second, photographe patenté de 47 ans, avait remis 4 millions de francs. Il assure qu'une partie de cet argent provenait de son activité et de sa famille. Il l'utilisait aussi pour le compte d’amis.
Comble de cette histoire, les deux femmes, qui se sont, elles-mêmes ,qualifiées de “naïves”, ont ensuite été victimes d'une arnaque. Elles ont investi 1 million de francs dans un système découvert sur les réseaux sociaux. Le placement promettait des rendements de 60 % tous les deux jours. Elles n'ont jamais récupéré leur argent.
Le président de l'audience n'a pas mâché ses mots à l'évocation de cette histoire : “Gagner 60 % d'intérêt en deux jours, c'est mieux que le Père Noël. Ça n'existe pas.” “Bah si, ça existe, on le voit sur les réseaux sociaux.”, a répondu l'une des prévenues. “Comme beaucoup d'escroqueries, oui”, a rétorqué le président qui prône la prévention sur ces arnaques des réseaux sociaux de plus en plus fréquentes.
Contre les deux hommes, la procureure avait requis deux ans de prison avec mandat de dépôt.
Le tribunal a finalement condamné le photographe à deux ans de prison, dont 18 mois ferme, avec mandat de dépôt. Il est reparti menotté.
L'homme déjà détenu écope, lui, de deux ans de prison supplémentaires.
Pour la mère et la fille, le tribunal a prononcé des peines de prison avec sursis. La mère a été condamnée à 18 mois avec sursis et 15 000 francs d'amende. Sa fille écope d'un an avec sursis et de 15 000 francs d'amende.































