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(En images) ​Le parc Vairai a célébré l'identité polynésienne ce week-end


Tahiti le 6 juin 2026 - Entre lancer de javelot, tatouage et artisanat, le parc Vairai était très animé ce week-end. 

Le bruit des javelots qui se plantent dans la noix de coco marque le début de journée au parc Vairai. Ce samedi est sportif, mais artisans, tatoueurs et visiteurs se croisent également sous le soleil du week-end. D'un côté, la dernière étape du championnat de Tahiti de Tūʻaro Māʻohi. De l'autre, la première édition du Pacific Tātau Festival. Deux événements réunis autour d'une même volonté : faire vivre la culture polynésienne.

Sur le terrain, une quarantaine d'hommes, six jeunes de moins de 18 ans et quelques femmes participent aux différentes disciplines traditionnelles. La matinée est consacrée au Patia Fa, le lancer de javelot individuel sur noix de coco.

“Tous les javelots qui piquent la noix rapportent des points selon la zone atteinte. L'objectif est de toucher la partie qui rapporte le plus de points”, explique Inatio Raveino, président de la fédération Amuitahiraa Tū'aro Mā’ohi. Chaque concurrent dispose de dix javelots à lancer en huit minutes. Si l'ambiance reste détendue lors des épreuves individuelles, il en est tout autre lors des compétitions par équipes de l’après-midi où les hommes se charrient.

Au-delà du classement, cette dernière manche du championnat sert aussi de préparation au prochain Heiva des Tūʻaro Māʻohi. Plus de 180 athlètes venus de Tahiti, des archipels et du Pacifique sont attendus. “Nous avons prévu plusieurs journées de championnat pour préparer nos athlètes de Tahiti. Pendant ce temps-là, dans les îles, ils se préparent aussi”, souligne le président de la fédération.

Premier Pacific Tātau Festival

À quelques mètres des terrains de compétition, le Pacific Tātau Festival poursuit sa première édition, inaugurée mercredi. “Les conventions sont surtout des rencontres entre tatoueurs avec des concours. Un festival, c'est davantage un partage”, explique son président, Tuatini Tamata. Même son de cloche du côté de Inatio Raveino : “Nous avons le tātau, l'artisanat à côté et le Tūʻaro ici. Cela représente notre identité.”

Si quelques prix récompenseront les meilleurs tatouages dans les catégories “black” et “moderne”, l'objectif principal est ailleurs : mettre en valeur la richesse de la culture polynésienne. Tout au long du week-end, le public peut rencontrer des tatoueurs venus de plusieurs pays comme la Nouvelle-Zélande, Taïwan et Fidji, découvrir les sports culturels polynésiens à travers des initiations, assister à des démonstrations de savoir-faire traditionnels ou encore s'initier à la vannerie et à l'artisanat. 

Déjà heureux de cette première édition, les organisateurs regardent vers l'avenir. Un partenariat avec une importante fédération polynésienne basée aux États-Unis est déjà envisagé afin de donner une dimension encore plus internationale au festival dès l'an prochain.

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Rédigé par Violaine Broquet le Lundi 8 Juin 2026 à 09:01 | Lu 301 fois